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		<title>Livre IPv6 - User contributions [en]</title>
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		<updated>2026-04-30T15:28:16Z</updated>
		<subtitle>User contributions</subtitle>
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		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=MOOC:Presentation_projet&amp;diff=4941</id>
		<title>MOOC:Presentation projet</title>
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				<updated>2011-06-21T09:57:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Bilan du v6Day=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8 juin 2011, la plupart des fournisseurs d'accès et de contenu ont activé pour la première fois IPv6 dans des conditions proches de la production. Cette expérimentation mondiale a permis de voir l'impact grandeur nature de l'introduction d'IPv6 dans les réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5 Juillet 2011 [http://www.g6.asso.fr G6] s'associe aux acteurs français [http://www.jaguar-network.com/societe.html Jaguar Network] , [http://www.neotelecoms.com/ Neo Telecoms], ainsi qu'à  [http://www.juniper.net/us/en/ Juniper Network] pour faire un premier retour d'expérience sur cette journée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En particulier, nous essayerons de répondre aux questions suivantes:&lt;br /&gt;
* Quelle conséquences de l'activation d'IPv6 sur les serveurs?&lt;br /&gt;
* Quel impact sur l'infrastructure existante ?&lt;br /&gt;
* Quels mécanismes de transition introduire ?&lt;br /&gt;
* Comment garantir le même niveau de sécurité qu'en IPv4 ?&lt;br /&gt;
* Quelle évolutions de l'architecture IPv6 peut induire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tables rondes et les démonstrations auront lieu dans les locaux de Neo Télécom.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Recherches&amp;diff=4648</id>
		<title>AdressageBis-Recherches</title>
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				<updated>2010-02-27T12:00:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Structuration des adresses et agrégation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes|AdressageBis-Historique|Historique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La recherche et IPv6=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A priori, la recherche autour d'IPv6 peut sembler dépasser car la nouvelle version du protocole IP arrive à maturité. Mais d'un autre côté, il ne faut surtout pas penser qu’IPv6 n’est qu’une recopie d’IPv4 avec des tailles d’adresses beaucoup plus grandes pour faire face à la pénurie. Certaines industries ont bien compris l’importance de cette nouvelle version du protocole IP. Ainsi les travaux sur les réseaux de capteurs se font uniquement sur cette version du protocole. Zigbee a récemment annoncé que la pile protocolaire allait l’inclure. L’industrie automobile a également fait ce choix…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation que l'on fait actuellement d’IPv6 n’est évidemment pas la panacée et son usage ne doit pas être figé. En IPv4, l’espace d’adressage étant saturé, il est impossible d’inclure d’autres modes de fonctionnement que le routage hiérarchique. En IPv6 cette limitation saute et des pistes de recherche à plus ou moins long terme peuvent intéresser l’industrie des télécommunications ou des services :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*l’adressage peut se structurer différemment. Il peut prendre en compte d’autres paradigmes de routage, comme le routage géographique. Les réseaux de capteurs, les ITS, les applications militaires, auraient besoin de cette fonction pour  non plus communiquer avec des équipements précis, mais un équipement quelconque se trouvant autour d’une position donnée;&lt;br /&gt;
*la généralisation des supports d’accès fait qu’un site ou un équipement sera connecté a plusieurs opérateurs qui offriront des services différents. Il n’existe à l’heure actuelle aucune solution satisfaisante pour gérer ce type d’architecture, même si des briques de base sont étudiées (SCTP, Shim6, etc.);&lt;br /&gt;
*la sécurité est évidemment un enjeu majeur qui est souvent mis en avant pour justifier une refonte de l’Internet. Il faut voir à quel niveau doit se faire cette refonte, est-il nécessaire de changer les protocoles de transmission de l’information (IP, TCP, UDP) ou architecturer différemment le réseau et utiliser les possibilités de l’adressage pour rendre le communications plus sûres. Les approches CGA et HBA sont des pistes intéressantes à suivre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 va servir de pivot pour l’évolution à moyen et long terme du réseau. En effet, un langage commun à tous les équipements réseaux a été le facteur clé qui a permis à l’Internet actuel de se développer. Ce chapitre a pour but de présenter des travaux de recherche autour de l'adressage. Le premier chapitre décrit l'adressage actuel, l'évolution des tables de routage dans le coeur du réseau et les méthodes pour prévoir la date où l'espace d'adresses IPv4 sera épuisé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la transition vers IPv6 a beaucoup tardé, celà est dû en grande partie au fait que l'Internet v4 continue à fonctionner correctement même si des signes tangibles montrent qu'une dégradation de la connectivité pourrait se produire. À titre d'exemple, certains travaux présentés au chapitre « Prolonger la vie d'IPv4 » s'intéressent au partage d'une adresse IPv4 entre plusieurs utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structuration des adresses et agrégation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des problèmes majeurs d'IPv4 est la croissance incontrôlée des tables de routage. Ce phénomène est dû à une mauvaise agrégation des adresses dans les tables. Il faudrait être capable de router des ensembles de réseaux identifiés par un seul descripteur. CIDR apporte une amélioration, mais celle-ci est insuffisante en pratique : les adresses IPv4 sont trop courtes pour permettre une bonne structuration, et il faut surtout assumer le coût du passé avec les adresses déjà allouées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attribuer une adresse à un équipement est un processus complexe, basé sur un compromis entre la facilité d'attribution et la facilité de gestion. Idéalement, pour minimiser la taille de la table de routage, le réseau devrait avoir une topologie en arbre, cela rendrait l'adressage hiérarchique très efficace. Dans la réalité pour des raisons économiques, techniques, géographiques ou de performances, le réseau est beaucoup plus complexe et peut être vu comme un graphe. Il faut introduire des exceptions dans les tables de routages pour refléter cette topologie. On voit que pour avoir l'adressage le plus efficace possible, il faut dans ce graphe trouver la représentation arborescente qui génère le moins d'exceptions possibles. Or s'il était possible aujourd'hui de trouver une représentation valide, elle ne le serait pas nécessairement demain. En conséquence, la définition du plan d'adressage doit être la plus souple possible pour permettre une évolution de nature imprévisible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autant plus que l'agrégation pour IPv4 ne semble plus aussi efficace. La figure suivante donne l'évolution de table de routage dans le coeur de l'Internet, c'est-à-dire dans les réseaux des opérateurs où aucune route par défaut n'est définie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:CIDR.png|thumb|frame|Evolution de la taille des tables de routage&amp;lt;br&amp;gt;Source: http://www.cidr-report.org]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2000, la progression linéaire de cette table a semblé compromise du fait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* de la baisse du coût des liaisons longues distances, permettant une multi-domiciliation (''multi-homing'') des sites pour des raisons de fiabilité (en cas de panne d'un opérateur, le trafic pourra passer par un autre), de performances (aller directement sur le réseau avec lequel le site à un trafic important);&lt;br /&gt;
* le manque d'adresses IPv4 qui force les opérateurs à allouer des préfixes de plus en plus long.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les opérateurs ont fortement aggrégé pour revenir à une progression linéaire de la table. Des études [[bibliographie#BTC02|[BTC02]]] montrent que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la multi-domiciliation, c'est-à-dire la connexion d'un site à plusieurs opérateurs pour fiabiliser l'accès, ajoute un surcoût de 20 à 30%;&lt;br /&gt;
* le partage de charge, c'est-à-dire réduire l'agregation pour annoncer un sous-ensemble de préfixe à chaque opérateur, induit un surcoût de 20 à 25%;&lt;br /&gt;
* de mauvaises règles d'agrégation induisent une surcharge de 15 à 20%;&lt;br /&gt;
* la fragmentation de l'espace d'adressage liée à la gestion des préfixes avant CIDR et à l'allocation séquentielle des blocs d'adresses contribue à plus de 75% de la taille de la table.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Actuellement, pour pouvoir assurer une bonne agrégation, les règles utilisées par CIDR pour IPv4 sont conservées. Mais la gestion des tables de routage dans le cœur du réseau s'en trouvera quand même améliorée car :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* dès le début le plan d'adressage est hiérarchique, éliminant les longs préfixes;&lt;br /&gt;
* les sites multi-domiciliés posséderont autant d'adresses que de fournisseurs, permettant ainsi de garantir une agrégation;&lt;br /&gt;
* des mécanismes de renumérotation automatique permettent aux sites de changer facilement de préfixe quand cela est nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un plan d'adressage hiérarchique semble actuellement le plus adapté, d'autres règles de numérotation pourraient être utilisées dans le futur, comme par exemple, les coordonnées géographiques de l'équipement. Ces techniques ne sont actuellement utilisées que dans quelques laboratoires de recherche pour des réseaux ad hoc, mais il reste assez de place dans l'espace d'adressage pour prendre en compte ces nouveaux types de réseaux si un jour ils se généralisent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choix d'un plan d'adressage a fait l'objet de nombreux débats à l'IETF. Il a été beaucoup plus difficile à définir que le format du paquet IPv6 présenté au chapitre suivant. Plusieurs plans ont été proposés puis abandonnés. Ces divers plans d'adressages sont commentés dans le chapitre sur l'[[La standardisation d'IPv6#plan|Historique]] de la standardisation d'IPv6. Le présent chapitre se contente de décrire les différents [[plans d'adressage]] actuellement utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution de l'adressage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction entre les notions d'annuaires, de noms, d'adresses et de routes est comprise depuis longtemps. Cependant, depuis quelques années, au sein de l'Internet, la compréhension du rôle d'une adresse réseau a évolué. Dans l'Internet, une adresse sert en fait à deux fonctions distinctes : identification et localisation;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'identification est utilisée pendant une connexion par chacun des intervenants pour reconnaître son interlocuteur. Cela permet entre autres de s'assurer de l'origine des paquets reçus. &amp;lt;br&amp;gt; Cette vérification se fait dans les pseudo-en-têtes TCP ou dans les associations de sécurité d'IPsec. La durée de vie minimale d'un identificateur est celle d'une connexion TCP;&lt;br /&gt;
* la localisation est utilisée pour trouver un intermédiaire qui saura délivrer les paquets. La durée de vie de la fonction de localisation est assez grande. En fait, elle ne varie qu'en cas de changement de prestataire IP ou de réorganisation du site. &amp;lt;br&amp;gt; En général la localisation est découpée en deux parties : localisation globale (identifiant le réseau) et locale, distinguant les machines sur un même réseau. La localisation est intrinsèquement liée aux fonctions de routage d'IP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En IPv4, on confond identification et localisation en une seule entité, l'adresse IP, globalement unique dans l'Internet. Cette construction a un prix : lors de la renumérotation d'un site, ou lorsqu'un mobile se déplace, la localisation change. Avec l'approche IPv4, l'adresse IP change, et donc l'identification… Cela implique une perte ou au mieux une renégociation des communications en cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des études initiales pour IPv6, il a été proposé de séparer ces deux fonctions pour pouvoir résoudre simplement les problèmes de renumérotation, mobilité, multi-domiciliation… Ceci est encore un sujet de recherche. Cette proposition n'a donc pas été retenue; en IPv6 comme en IPv4, l'adresse sert à la fois pour l'identification et la localisation. En effet, le plan d'adressage choisi dans un premier temps est une extension des règles d'adressage hiérarchique (CIDR) utilisées dans IPv4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre débat est de savoir si une adresse identifie une machine ou une interface. Cette distinction n'est pas très importante dans le cas d'une machine simple ne possédant qu'une seule interface; elle le devient dans le cas où elle en possède plusieurs ou est multi-domiciliée. En effet pour essayer de simplifier les tables de routage dans le cœur de réseau, si un site est connecté à plusieurs fournisseur d'accès, il possèdera autant de préfixes IPv6 que de fournisseurs. Contrairement à IPv4, où l'on associe généralement qu'une seule adresse à une interface, une interface possède plusieurs adresses IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion de la Multi-domiciliation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gestion de la multi-domociliation ('''multi-homing''') est encore un sujet de débat dans les groupes. Aucune solution n'est satisfaisante car le routage des paquets dans un domaine multi-domicilié se fait uniquement (comme dans tous l'Internet) sur l'adresse de la source. Si la machine choisit une adresse d'un fournisseur et que les paquets sont routés vers un autre, ce dernier va rejeter le paquet car l'adresse source ne correspond pas à une adresse qu'il a officiellement attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce problème se résout en IPv4 en attribuant aux sites multi-domiciliés des adresses PI ('''Provider Independent'''). Le site passe des accords avec ses fournisseurs pour qu'ils acceptent de router ces adresses. Les PI offrent aussi une très grande stabilité dans l'adressage puisque les adresses appartiennent à l'entreprise. En contre partie, les PI conduisent à une explosion des tables de routage dans le cœur du réseau et ne garantissent pas à l'entreprise un routage universel : n'étant pas agrégées dans des supernets, les annonces de PI peuvent être refusées car la taille du réseau annoncé peut être sous le seuil autorisé (typiquement /24).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 a essayé de résoudre le problème en offrant la possibilité d'affecter une adresse IPv6 par fournisseur de service. Malheureusement cette solution ne permet pas de résoudre le problème car elle bute sur le choix de l'adresse source en coordination avec le routage. Plusieurs alternatives sont en cours d'étude:&lt;br /&gt;
* utilisation des PI pour IPv6, mais avec le risque d'augmenter les tables de routage IPv6 dans le cœur du réseau. Comme, à court terme, il s'agit de la seule solution crédible, certaines autorités régionales offrent cette possibilité.&lt;br /&gt;
* le groupe [http://www.irtf.org/charter?gtype=rg&amp;amp;group=rrg RRG] (Routing Research Group) de l'IRTF, réfléchit à l'utilisation de tunnel entre les sites pour séparer les fonctions d'indentificateur et de localisateur de l'adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes|AdressageBis-Historique|Historique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Prolonger la vie d'IPv4==&lt;br /&gt;
Med: Trouver un autre titre que celui proposé par Laurent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ToC initialement proposé à Laurent:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Introduction&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.1 Contexte global&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.2 Contribution du chapitre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.3 Structure&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Partage d'@ IPv4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.1 Introduction&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.2 Problèmes liés au partage d'@&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. L'approche CGN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.1 Double NAT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.2 L'approche DS-lite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. L'approche A+P&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.1 Notion de Port Range&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.2 Utilisation de Port Range en environnement IPv6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.2.1 Aperçu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.2.2 Structure des préfixes/adresses IPv6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.3 Mode opératoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.3.1 Mode binding&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.3.2 Mode sans état&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. La pénurie dans le monde mobile&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.1 Evolution des besoins d'adresses IP &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.2 Les solutions pour répondre à ces besoins&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.2.1 Ingénierie CGN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.2.2 Ingénierie A+P &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. Conclusions et perspectives&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Références&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'adressage géographique==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Recherches&amp;diff=4647</id>
		<title>AdressageBis-Recherches</title>
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				<updated>2010-02-27T11:57:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* La recherche et IPv6 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes|AdressageBis-Historique|Historique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La recherche et IPv6=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A priori, la recherche autour d'IPv6 peut sembler dépasser car la nouvelle version du protocole IP arrive à maturité. Mais d'un autre côté, il ne faut surtout pas penser qu’IPv6 n’est qu’une recopie d’IPv4 avec des tailles d’adresses beaucoup plus grandes pour faire face à la pénurie. Certaines industries ont bien compris l’importance de cette nouvelle version du protocole IP. Ainsi les travaux sur les réseaux de capteurs se font uniquement sur cette version du protocole. Zigbee a récemment annoncé que la pile protocolaire allait l’inclure. L’industrie automobile a également fait ce choix…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisation que l'on fait actuellement d’IPv6 n’est évidemment pas la panacée et son usage ne doit pas être figé. En IPv4, l’espace d’adressage étant saturé, il est impossible d’inclure d’autres modes de fonctionnement que le routage hiérarchique. En IPv6 cette limitation saute et des pistes de recherche à plus ou moins long terme peuvent intéresser l’industrie des télécommunications ou des services :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*l’adressage peut se structurer différemment. Il peut prendre en compte d’autres paradigmes de routage, comme le routage géographique. Les réseaux de capteurs, les ITS, les applications militaires, auraient besoin de cette fonction pour  non plus communiquer avec des équipements précis, mais un équipement quelconque se trouvant autour d’une position donnée;&lt;br /&gt;
*la généralisation des supports d’accès fait qu’un site ou un équipement sera connecté a plusieurs opérateurs qui offriront des services différents. Il n’existe à l’heure actuelle aucune solution satisfaisante pour gérer ce type d’architecture, même si des briques de base sont étudiées (SCTP, Shim6, etc.);&lt;br /&gt;
*la sécurité est évidemment un enjeu majeur qui est souvent mis en avant pour justifier une refonte de l’Internet. Il faut voir à quel niveau doit se faire cette refonte, est-il nécessaire de changer les protocoles de transmission de l’information (IP, TCP, UDP) ou architecturer différemment le réseau et utiliser les possibilités de l’adressage pour rendre le communications plus sûres. Les approches CGA et HBA sont des pistes intéressantes à suivre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 va servir de pivot pour l’évolution à moyen et long terme du réseau. En effet, un langage commun à tous les équipements réseaux a été le facteur clé qui a permis à l’Internet actuel de se développer. Ce chapitre a pour but de présenter des travaux de recherche autour de l'adressage. Le premier chapitre décrit l'adressage actuel, l'évolution des tables de routage dans le coeur du réseau et les méthodes pour prévoir la date où l'espace d'adresses IPv4 sera épuisé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la transition vers IPv6 a beaucoup tardé, celà est dû en grande partie au fait que l'Internet v4 continue à fonctionner correctement même si des signes tangibles montrent qu'une dégradation de la connectivité pourrait se produire. À titre d'exemple, certains travaux présentés au chapitre « Prolonger la vie d'IPv4 » s'intéressent au partage d'une adresse IPv4 entre plusieurs utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structuration des adresses et agrégation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des problèmes majeurs d'IPv4 est la croissance incontrôlée des tables de routage. Ce phénomène est dû à une mauvaise agrégation des adresses dans les tables. Il faudrait être capable de router des ensembles de réseaux identifiés par un seul descripteur. CIDR apporte une amélioration, mais celle-ci est insuffisante en pratique : les adresses IPv4 sont trop courtes pour permettre une bonne structuration, et il faut surtout assumer le coût du passé avec les adresses déjà allouées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attribuer une adresse à un équipement est un processus complexe, basé sur un compromis entre la facilité d'attribution et la facilité de gestion. Idéalement, pour minimiser la taille de la table de routage, le réseau devrait avoir une topologie en arbre, cela rendrait l'adressage hiérarchique très efficace. Dans la réalité pour des raisons économiques, techniques, géographiques ou de performances, le réseau est beaucoup plus complexe et peut être vu comme un graphe. Il faut introduire des exceptions dans les tables de routages pour refléter cette topologie. On voit que pour avoir l'adressage le plus efficace possible, il faut dans ce graphe trouver la représentation arborescente qui génère le moins d'exceptions possibles. Or s'il était possible aujourd'hui de trouver une représentation valide, elle ne le serait pas nécessairement demain. En conséquence, la définition du plan d'adressage doit être la plus souple possible pour permettre une évolution de nature imprévisible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autant plus que l'agrégation pour IPv4 ne semble plus aussi efficace. La figure suivante donne l'évolution de table de routage dans le coeur de l'Internet, c'est-à-dire dans les réseaux des opérateurs où aucune route par défaut n'est définie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Cidr.png|thumb|frame|Evolution de la taille des tables de routage&amp;lt;br&amp;gt;Source: http://www.cidr-report.org]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2000, la progression linéaire de cette table a semblé compromise du fait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* de la baisse du coût des liaisons longues distances, permettant une multi-domiciliation (''multi-homing'') des sites pour des raisons de fiabilité (en cas de panne d'un opérateur, le trafic pourra passer par un autre), de performances (aller directement sur le réseau avec lequel le site à un trafic important);&lt;br /&gt;
* le manque d'adresses IPv4 qui force les opérateurs à allouer des préfixes de plus en plus long.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les opérateurs ont fortement aggrégé pour revenir à une progression linéaire de la table. Des études [[bibliographie#BTC02|[BTC02]]] montrent que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la multi-domiciliation, c'est-à-dire la connexion d'un site à plusieurs opérateurs pour fiabiliser l'accès, ajoute un surcoût de 20 à 30%;&lt;br /&gt;
* le partage de charge, c'est-à-dire réduire l'agregation pour annoncer un sous-ensemble de préfixe à chaque opérateur, induit un surcoût de 20 à 25%;&lt;br /&gt;
* de mauvaises règles d'agrégation induisent une surcharge de 15 à 20%;&lt;br /&gt;
* la fragmentation de l'espace d'adressage liée à la gestion des préfixes avant CIDR et à l'allocation séquentielle des blocs d'adresses contribue à plus de 75% de la taille de la table.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Actuellement, pour pouvoir assurer une bonne agrégation, les règles utilisées par CIDR pour IPv4 sont conservées. Mais la gestion des tables de routage dans le cœur du réseau s'en trouvera quand même améliorée car :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* dès le début le plan d'adressage est hiérarchique, éliminant les longs préfixes;&lt;br /&gt;
* les sites multi-domiciliés posséderont autant d'adresses que de fournisseurs, permettant ainsi de garantir une agrégation;&lt;br /&gt;
* des mécanismes de renumérotation automatique permettent aux sites de changer facilement de préfixe quand cela est nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si un plan d'adressage hiérarchique semble actuellement le plus adapté, d'autres règles de numérotation pourraient être utilisées dans le futur, comme par exemple, les coordonnées géographiques de l'équipement. Ces techniques ne sont actuellement utilisées que dans quelques laboratoires de recherche pour des réseaux ad hoc, mais il reste assez de place dans l'espace d'adressage pour prendre en compte ces nouveaux types de réseaux si un jour ils se généralisent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choix d'un plan d'adressage a fait l'objet de nombreux débats à l'IETF. Il a été beaucoup plus difficile à définir que le format du paquet IPv6 présenté au chapitre suivant. Plusieurs plans ont été proposés puis abandonnés. Ces divers plans d'adressages sont commentés dans le chapitre sur l'[[La standardisation d'IPv6#plan|Historique]] de la standardisation d'IPv6. Le présent chapitre se contente de décrire les différents [[plans d'adressage]] actuellement utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution de l'adressage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La distinction entre les notions d'annuaires, de noms, d'adresses et de routes est comprise depuis longtemps. Cependant, depuis quelques années, au sein de l'Internet, la compréhension du rôle d'une adresse réseau a évolué. Dans l'Internet, une adresse sert en fait à deux fonctions distinctes : identification et localisation;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'identification est utilisée pendant une connexion par chacun des intervenants pour reconnaître son interlocuteur. Cela permet entre autres de s'assurer de l'origine des paquets reçus. &amp;lt;br&amp;gt; Cette vérification se fait dans les pseudo-en-têtes TCP ou dans les associations de sécurité d'IPsec. La durée de vie minimale d'un identificateur est celle d'une connexion TCP;&lt;br /&gt;
* la localisation est utilisée pour trouver un intermédiaire qui saura délivrer les paquets. La durée de vie de la fonction de localisation est assez grande. En fait, elle ne varie qu'en cas de changement de prestataire IP ou de réorganisation du site. &amp;lt;br&amp;gt; En général la localisation est découpée en deux parties : localisation globale (identifiant le réseau) et locale, distinguant les machines sur un même réseau. La localisation est intrinsèquement liée aux fonctions de routage d'IP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En IPv4, on confond identification et localisation en une seule entité, l'adresse IP, globalement unique dans l'Internet. Cette construction a un prix : lors de la renumérotation d'un site, ou lorsqu'un mobile se déplace, la localisation change. Avec l'approche IPv4, l'adresse IP change, et donc l'identification… Cela implique une perte ou au mieux une renégociation des communications en cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des études initiales pour IPv6, il a été proposé de séparer ces deux fonctions pour pouvoir résoudre simplement les problèmes de renumérotation, mobilité, multi-domiciliation… Ceci est encore un sujet de recherche. Cette proposition n'a donc pas été retenue; en IPv6 comme en IPv4, l'adresse sert à la fois pour l'identification et la localisation. En effet, le plan d'adressage choisi dans un premier temps est une extension des règles d'adressage hiérarchique (CIDR) utilisées dans IPv4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre débat est de savoir si une adresse identifie une machine ou une interface. Cette distinction n'est pas très importante dans le cas d'une machine simple ne possédant qu'une seule interface; elle le devient dans le cas où elle en possède plusieurs ou est multi-domiciliée. En effet pour essayer de simplifier les tables de routage dans le cœur de réseau, si un site est connecté à plusieurs fournisseur d'accès, il possèdera autant de préfixes IPv6 que de fournisseurs. Contrairement à IPv4, où l'on associe généralement qu'une seule adresse à une interface, une interface possède plusieurs adresses IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Gestion de la Multi-domiciliation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gestion de la multi-domociliation ('''multi-homing''') est encore un sujet de débat dans les groupes. Aucune solution n'est satisfaisante car le routage des paquets dans un domaine multi-domicilié se fait uniquement (comme dans tous l'Internet) sur l'adresse de la source. Si la machine choisit une adresse d'un fournisseur et que les paquets sont routés vers un autre, ce dernier va rejeter le paquet car l'adresse source ne correspond pas à une adresse qu'il a officiellement attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce problème se résout en IPv4 en attribuant aux sites multi-domiciliés des adresses PI ('''Provider Independent'''). Le site passe des accords avec ses fournisseurs pour qu'ils acceptent de router ces adresses. Les PI offrent aussi une très grande stabilité dans l'adressage puisque les adresses appartiennent à l'entreprise. En contre partie, les PI conduisent à une explosion des tables de routage dans le cœur du réseau et ne garantissent pas à l'entreprise un routage universel : n'étant pas agrégées dans des supernets, les annonces de PI peuvent être refusées car la taille du réseau annoncé peut être sous le seuil autorisé (typiquement /24).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 a essayé de résoudre le problème en offrant la possibilité d'affecter une adresse IPv6 par fournisseur de service. Malheureusement cette solution ne permet pas de résoudre le problème car elle bute sur le choix de l'adresse source en coordination avec le routage. Plusieurs alternatives sont en cours d'étude:&lt;br /&gt;
* utilisation des PI pour IPv6, mais avec le risque d'augmenter les tables de routage IPv6 dans le cœur du réseau. Comme, à court terme, il s'agit de la seule solution crédible, certaines autorités régionales offrent cette possibilité.&lt;br /&gt;
* le groupe [http://www.irtf.org/charter?gtype=rg&amp;amp;group=rrg RRG] (Routing Research Group) de l'IRTF, réfléchit à l'utilisation de tunnel entre les sites pour séparer les fonctions d'indentificateur et de localisateur de l'adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes|AdressageBis-Historique|Historique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Prolonger la vie d'IPv4==&lt;br /&gt;
Med: Trouver un autre titre que celui proposé par Laurent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ToC initialement proposé à Laurent:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Introduction&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.1 Contexte global&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.2 Contribution du chapitre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.3 Structure&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Partage d'@ IPv4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.1 Introduction&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.2 Problèmes liés au partage d'@&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. L'approche CGN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.1 Double NAT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.2 L'approche DS-lite&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. L'approche A+P&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.1 Notion de Port Range&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.2 Utilisation de Port Range en environnement IPv6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.2.1 Aperçu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.2.2 Structure des préfixes/adresses IPv6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.3 Mode opératoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.3.1 Mode binding&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.3.2 Mode sans état&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. La pénurie dans le monde mobile&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.1 Evolution des besoins d'adresses IP &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.2 Les solutions pour répondre à ces besoins&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.2.1 Ingénierie CGN&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.2.2 Ingénierie A+P &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. Conclusions et perspectives&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Références&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'adressage géographique==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=File:CIDR.png&amp;diff=4646</id>
		<title>File:CIDR.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=File:CIDR.png&amp;diff=4646"/>
				<updated>2010-02-27T11:56:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Questions&amp;diff=4645</id>
		<title>AdressageBis-Questions</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Questions&amp;diff=4645"/>
				<updated>2010-02-27T10:43:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Adresses anycast sur un même lien */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre|AdressageBis-Recherches|Problèmes de Recherche}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Anycast=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe sous-jacent est relativement simple : au lieu d'envoyer un paquet à une interface déterminée, on envoie ce paquet à une adresse (anycast) qui représente un ensemble de machines dans un domaine bien défini. Une adresse anycast permet de désigner un service par une adresse bien connue, de cette manière, il n'est pas nécessaire d'interroger un serveur pour connaître la localisation d'un équipement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Préfixe virtuel==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux méthodes pour utiliser l'adressage anycast. La première consiste à définir un préfixe &amp;quot;virtuel&amp;quot; qui sera diffusé à plusieurs endroit dans l'Internet. Cette méthode est déjà très utilisée en IPv4 pour accéder à certains serveurs. Ainsi plusieurs serveurs de la racine du DNS (voir http://www.root-servers.org) partagent la même adresse et donc le même préfixe. Ce préfixe est annoncé par plusieurs réseaux. Pour le DNS, cela présente plusieurs avantages :&lt;br /&gt;
* la résolution se fait au plus près (au sens métrique du protocole de routage utilisé) de l'utilisateur, ce qui réduit les temps de réponse;&lt;br /&gt;
* les attaques par déni de service sont plus difficiles, car il faut que toutes les attaques viennent d'une même zone, sinon elles sont réparties sur plusieurs serveurs;&lt;br /&gt;
* le nombre d'adresses à connaître par les résolveurs est limité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mécanisme de transition [[6to4]] utilise également cette technique. Le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;192.88.99.0/24&amp;lt;/tt&amp;gt; correspondant à des extremités de tunnels (&amp;lt;tt&amp;gt;192.88.99.1&amp;lt;/tt&amp;gt;) et donnant accès à l'Internet v6 est annoncé a plusieurs endroits dans le réseau. Cela permet de préconfigurer les équipements avec cette adresse et d'offrir à l'utilisateur l'extrémité de tunnel la plus proche. En cas de disparition de celle-ci, le routage de l'Internet aiguillera automatiquement vers un autre équipement tunnelier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mécanisme fonctionne de la même manière avec les adresses IPv6. L'exemple suivant l'illustre avec les adresses IPv6 d'un serveur DNS. Vu depuis la France et le réseau de Renater, la route pour atteindre cette machine est la suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 %'''traceroute6 2001:500:2f::f'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to 2001:500:2f::f (2001:500:2f::f) from 2001:660:7301:3103:223:6cff:fe97:679c, 30 hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
  1  2001:660:7301:3103::1  4.774 ms  1.198 ms  2.764 ms&lt;br /&gt;
  2  2001:660:7301:3036::1  3.364 ms  2.215 ms  1.417 ms&lt;br /&gt;
  3  vl856-gi9-9-rennes-rtr-021.noc.renater.fr  2.892 ms  6.794 ms  2.195 ms&lt;br /&gt;
  4  te4-1-caen-rtr-021.noc.renater.fr  7.706 ms  5.1 ms  4.193 ms&lt;br /&gt;
  5  te4-1-rouen-rtr-021.noc.renater.fr  6.527 ms  6.296 ms  6.661 ms&lt;br /&gt;
  6  te0-0-0-1-paris1-rtr-001.noc.renater.fr  8.702 ms  10.26 ms  8.696 ms&lt;br /&gt;
  7  F-root-server.sfinx.tm.fr  8.495 ms  8.607 ms  8.664 ms&lt;br /&gt;
  8  f.root-servers.net  8.738 ms  9.171 ms  8.702 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l'indique ce traceroute, la machine est localisée au sfinx (nœud d'échange de trafic Internet situé en France).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un traceroute vers la même destination depuis une machine localisée aux États-Unis (Hawaï) donne le résultat suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 traceroute6 to 2001:500:2f::f (2001:500:2f::f) from 2001:1888:0:1:2d0:b7ff:fe7d:bed6, 64 hops max,  12 byte packets&lt;br /&gt;
  1  apapane-fe0-0-1  1.169 ms  0.970 ms  0.947 ms&lt;br /&gt;
  2  r1.mdtnj.ipv6.att.net  121.159 ms  121.737 ms  121.378 ms&lt;br /&gt;
  3  bbr01-p1-0.nwrk01.occaid.net  130.468 ms  129.640 ms  130.845 ms&lt;br /&gt;
  4  bbr01-g1-0.asbn01.occaid.net  131.372 ms  131.596 ms  131.421 ms&lt;br /&gt;
  5  bbr01-g1-0.atln01.occaid.net  144.937 ms  144.550 ms  144.834 ms&lt;br /&gt;
  6  bbr01-p1-0.dlls01.occaid.net  166.709 ms  196.177 ms  165.983 ms&lt;br /&gt;
  7  dcr01-p1-5.lsan01.occaid.net  138.437 ms  138.690 ms  138.544 ms&lt;br /&gt;
  8  bbr01-g0-2.irvn01.occaid.net  138.552 ms  137.956 ms  137.649 ms&lt;br /&gt;
  9  dcr01-g1-2.psdn01.occaid.net  137.629 ms  138.030 ms  141.332 ms &lt;br /&gt;
 10  bbr01-f1-5.snfc02.occaid.net  138.501 ms  138.511 ms  137.483 ms&lt;br /&gt;
 11  exit.sf-guest.sfo2.isc.org  147.941 ms  144.929 ms  145.956 ms&lt;br /&gt;
 12  f.root-servers.net  139.063 ms  139.715 ms  142.571 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le serveur se trouve dans les locaux de l'ISC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Adresses anycast sur un même lien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième type d'adresses anycast correspond à l'allocation de plusieurs adresses identiques sur le même lien. Cette méthode est plus complexe à gérer, car normalement, IPv6 va tester qu'une adresse n'est pas déjà présente grâce au mécanisme de détection d'adresses dupliquées (DAD). Comme rien ne distingue une adresse anycast d'une adresse unicast, il faut désactiver la détection d'adresses dupliquées en précisant anycast lors de l'affectation de l'adresse à l'interface. Comme le montre l'exemple suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig en3'''&lt;br /&gt;
 en3: flags=8863&amp;lt;UP,BROADCAST,SMART,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
 	inet6 fe80::223:6cff:fe97:679c%en3 prefixlen 64 scopeid 0x5 &lt;br /&gt;
 	inet 192.168.103.177 netmask 0xffffff00 broadcast 192.168.103.255&lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:223:65ff:fe97:679c prefixlen 64 autoconf &lt;br /&gt;
 	ether 00:23:6c:97:67:9c &lt;br /&gt;
 	media: autoselect status: active&lt;br /&gt;
 	supported media: autoselect&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig en3 inet6 2001:660:7301:3103:FF::FF anycast'''&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig'''&lt;br /&gt;
 en3: flags=8863&amp;lt;UP,BROADCAST,SMART,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
 	inet6 fe80::223:6cff:fe97:679c%en3 prefixlen 64 scopeid 0x5 &lt;br /&gt;
 	inet 192.168.103.177 netmask 0xffffff00 broadcast 192.168.103.255&lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:223:65ff:fe97:679c prefixlen 64 autoconf &lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:ff::ff prefixlen 64 anycast &lt;br /&gt;
 	ether 00:23:6c:97:67:9c &lt;br /&gt;
 	media: autoselect status: active&lt;br /&gt;
 	supported media: autoselect&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le concept anycast est simple dans son principe, son implémentation est autrement délicate. En outre, ce concept n'est encore qu'un sujet de recherche. Enfin un autre argument, de taille, explique cette prudence : il n'y a eu aucune expérience grandeur nature analogue au projet Mbone pour le multicast. Peut-être que les réseaux de capteurs pourraient permettre une utilisation à plus grande échelle de l'anycast. Ainsi, à une question comme « quelle est la température de la pièce ? » le premier capteur pouvant répondre à la question enverra la réponse tandis que les autres capteurs pourraient demeurer silencieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure « Adresses Anycast » donne la structure de l'adresse anycast. On y retrouve une partie préfixe et une partie identifiant anycast. La partie préfixe est la même que celle utilisée pour les adresses unicast. Contrairement aux structures d'adresses vues précédemment, la longueur de ce préfixe n'est pas spécifiée, car une adresse anycast doit s'adapter aussi bien aux plans d'adressage actuels (où la longueur est généralement de 64 bits) qu'aux futurs plans qui pourraient avoir des tailles différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Anycast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = gray!50, minimum width=5.5cm, minimum height=1cm] {Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les adresses de type anycast sont allouées dans le même espace d'adressage que l'unicast, elles sont créées en attribuant une même adresse unicast à des nœuds distincts, chacun des noeuds devant être configuré pour que l'adresse ainsi attribuée soit de type anycast (sinon on aurait une adresse unicast dupliquée). La seule manière de différencier une adresse anycast d'une adresse unicast est de regarder la partie identifiant anycast qui diffère d'un identifiant d'interface. Ainsi la séquence binaire composée uniquement de 0 a été la première valeur retenue. Elle permet d'identifier un des routeurs du lien. Le RFC 2526 définit des règles de construction d'autres identifiants anycast sur un lien en réservant les 128 identifiants d'interface locaux les plus élevés. Cela permet d'éviter les conflits avec une numérotation manuelle qui partent des identifiants les plus petits vers les plus élevés. Le tableau Allocation des identifiants Anycast donne l'allocation des identifiants utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|+'''''Allocation des identifiants Anycast'''''&lt;br /&gt;
!Description !! Valeur(hexadécimal) &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
||Réservé    || 0x7F&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
||Adresse Anycast de l'agent mère (cf.[[Mobilité dans IPv6]])|| 0x7E&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Réservé    || 0x00 à 0x7D&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que l'usage des l'anycast n'est pas généralisé puisqu'une seule valeur a été définie et correspond à l'agent mère pour IPv6 mobile. Cela pourrait changer avec l'introduction d'IPv6 dans les réseaux de capteurs. En effet, un des intérêts de l'adressage anycast est de désigner une fonction plus qu'une machine particulière. Avec les réseaux de capteur, on s'interesse plus à une information qu'à l'équipement qui a permis de l'obtenir, par exemple si des capteurs sont interrogés sur la température d'une pièce, le premier à donner l'information peut être suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les adresses anycast, plusieurs équipements sur un lien physique possèdent une même adresse IPv6. Or il ne s'agit pas d'envoyer la même information à tous ces équipements comme en multicast, mais d'en choisir un seul. Une possibilité consiste à utiliser le mécanisme de découverte de voisins (cf. [[Découverte de voisins]]) pour trouver l'association entre l'adresse IPv6 et l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure « Anycast sur le lien » illustre ce fonctionnement. La station A envoie un message de sollicitation de voisin pour déterminer l'adresse MAC de l'équipement. Trois serveurs reçoivent cette requête et répondent. La station A prendra une de ces réponses et dialoguera en point-à-point avec l'équipement choisi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Anycast sur le lien&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw[line width=0.3cm,color=red!30,cap=round,join=round] (1,1)--(9,1); &lt;br /&gt;
	\foreach \i/\j in {1/1, 3/2, 5/3 } {&lt;br /&gt;
		\pgfputat{\pgfxy(\i,3)}{\pgfbox[left,base]{\pgfuseimage{compleftred}}}&lt;br /&gt;
          	\draw[line width=0.15cm,color=red!30,cap=round,join=round] ([xshift=0.4cm]\i,1)--([xshift=0.4cm]\i,3); &lt;br /&gt;
		\draw ([xshift=0.5cm]\i,2.5) node {$\alpha$::\j};&lt;br /&gt;
		\draw ([xshift=0.5cm]\i,2.1) node {$\alpha$::FFF1};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
          &lt;br /&gt;
	\draw (8, 2) node [right, color=blue]{\tiny{$\alpha$::FFF1 $\rightarrow$ MAC2}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;, thick] (8.3, 3) -- (8.3, 0.8) --  ([xshift=0.9cm]3, 0.8) -- ([xshift=0.9cm]3, 3);&lt;br /&gt;
	  &lt;br /&gt;
       \pgfputat{\pgfxy(7.5,3)}{\pgfbox[left,base]{\pgfuseimage{compleft}}}&lt;br /&gt;
	\draw[line width=0.15cm,color=red!30,cap=round,join=round] (8,1)--(8,3); &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contraintes de l'Anycast==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le correspondant peut varier soit en cas de modification du routage ou de la table de résolution d'adresse, il ne peut pas y avoir d'états. L'Anycast doit être limité à des requêtes simples de type question/réponse ou la gestion de tunnels (bien que cela puisse entraîner un déséquencement). De même les protocoles de niveau 4 orientés connexion comme TCP ne peuvent pas être utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre|AdressageBis-Recherches|Problèmes de Recherche}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Questions&amp;diff=4644</id>
		<title>AdressageBis-Questions</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Questions&amp;diff=4644"/>
				<updated>2010-02-27T10:33:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Préfixe virtuel */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre|AdressageBis-Recherches|Problèmes de Recherche}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Anycast=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe sous-jacent est relativement simple : au lieu d'envoyer un paquet à une interface déterminée, on envoie ce paquet à une adresse (anycast) qui représente un ensemble de machines dans un domaine bien défini. Une adresse anycast permet de désigner un service par une adresse bien connue, de cette manière, il n'est pas nécessaire d'interroger un serveur pour connaître la localisation d'un équipement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Préfixe virtuel==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux méthodes pour utiliser l'adressage anycast. La première consiste à définir un préfixe &amp;quot;virtuel&amp;quot; qui sera diffusé à plusieurs endroit dans l'Internet. Cette méthode est déjà très utilisée en IPv4 pour accéder à certains serveurs. Ainsi plusieurs serveurs de la racine du DNS (voir http://www.root-servers.org) partagent la même adresse et donc le même préfixe. Ce préfixe est annoncé par plusieurs réseaux. Pour le DNS, cela présente plusieurs avantages :&lt;br /&gt;
* la résolution se fait au plus près (au sens métrique du protocole de routage utilisé) de l'utilisateur, ce qui réduit les temps de réponse;&lt;br /&gt;
* les attaques par déni de service sont plus difficiles, car il faut que toutes les attaques viennent d'une même zone, sinon elles sont réparties sur plusieurs serveurs;&lt;br /&gt;
* le nombre d'adresses à connaître par les résolveurs est limité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mécanisme de transition [[6to4]] utilise également cette technique. Le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;192.88.99.0/24&amp;lt;/tt&amp;gt; correspondant à des extremités de tunnels (&amp;lt;tt&amp;gt;192.88.99.1&amp;lt;/tt&amp;gt;) et donnant accès à l'Internet v6 est annoncé a plusieurs endroits dans le réseau. Cela permet de préconfigurer les équipements avec cette adresse et d'offrir à l'utilisateur l'extrémité de tunnel la plus proche. En cas de disparition de celle-ci, le routage de l'Internet aiguillera automatiquement vers un autre équipement tunnelier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mécanisme fonctionne de la même manière avec les adresses IPv6. L'exemple suivant l'illustre avec les adresses IPv6 d'un serveur DNS. Vu depuis la France et le réseau de Renater, la route pour atteindre cette machine est la suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 %'''traceroute6 2001:500:2f::f'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to 2001:500:2f::f (2001:500:2f::f) from 2001:660:7301:3103:223:6cff:fe97:679c, 30 hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
  1  2001:660:7301:3103::1  4.774 ms  1.198 ms  2.764 ms&lt;br /&gt;
  2  2001:660:7301:3036::1  3.364 ms  2.215 ms  1.417 ms&lt;br /&gt;
  3  vl856-gi9-9-rennes-rtr-021.noc.renater.fr  2.892 ms  6.794 ms  2.195 ms&lt;br /&gt;
  4  te4-1-caen-rtr-021.noc.renater.fr  7.706 ms  5.1 ms  4.193 ms&lt;br /&gt;
  5  te4-1-rouen-rtr-021.noc.renater.fr  6.527 ms  6.296 ms  6.661 ms&lt;br /&gt;
  6  te0-0-0-1-paris1-rtr-001.noc.renater.fr  8.702 ms  10.26 ms  8.696 ms&lt;br /&gt;
  7  F-root-server.sfinx.tm.fr  8.495 ms  8.607 ms  8.664 ms&lt;br /&gt;
  8  f.root-servers.net  8.738 ms  9.171 ms  8.702 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l'indique ce traceroute, la machine est localisée au sfinx (nœud d'échange de trafic Internet situé en France).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un traceroute vers la même destination depuis une machine localisée aux États-Unis (Hawaï) donne le résultat suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 traceroute6 to 2001:500:2f::f (2001:500:2f::f) from 2001:1888:0:1:2d0:b7ff:fe7d:bed6, 64 hops max,  12 byte packets&lt;br /&gt;
  1  apapane-fe0-0-1  1.169 ms  0.970 ms  0.947 ms&lt;br /&gt;
  2  r1.mdtnj.ipv6.att.net  121.159 ms  121.737 ms  121.378 ms&lt;br /&gt;
  3  bbr01-p1-0.nwrk01.occaid.net  130.468 ms  129.640 ms  130.845 ms&lt;br /&gt;
  4  bbr01-g1-0.asbn01.occaid.net  131.372 ms  131.596 ms  131.421 ms&lt;br /&gt;
  5  bbr01-g1-0.atln01.occaid.net  144.937 ms  144.550 ms  144.834 ms&lt;br /&gt;
  6  bbr01-p1-0.dlls01.occaid.net  166.709 ms  196.177 ms  165.983 ms&lt;br /&gt;
  7  dcr01-p1-5.lsan01.occaid.net  138.437 ms  138.690 ms  138.544 ms&lt;br /&gt;
  8  bbr01-g0-2.irvn01.occaid.net  138.552 ms  137.956 ms  137.649 ms&lt;br /&gt;
  9  dcr01-g1-2.psdn01.occaid.net  137.629 ms  138.030 ms  141.332 ms &lt;br /&gt;
 10  bbr01-f1-5.snfc02.occaid.net  138.501 ms  138.511 ms  137.483 ms&lt;br /&gt;
 11  exit.sf-guest.sfo2.isc.org  147.941 ms  144.929 ms  145.956 ms&lt;br /&gt;
 12  f.root-servers.net  139.063 ms  139.715 ms  142.571 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le serveur se trouve dans les locaux de l'ISC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Adresses anycast sur un même lien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième type d'adresses anycast correspond à l'allocation de plusieurs adresses identiques sur le même lien. Cette méthode est plus complexe à gérer, car normalement, IPv6 va tester qu'une adresse n'est pas déjà présente grâce au mécanisme de détection d'adresses dupliquées (DAD). Comme rien ne distingue une adresse anycast d'une adresse unicast, il faut désactiver la détection d'adresses dupliquées en précisant anycast lors de l'affectation de l'adresse à l'interface. Comme le montre l'exemple suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig en3'''&lt;br /&gt;
 en3: flags=8863&amp;lt;UP,BROADCAST,SMART,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
 	inet6 fe80::223:6cff:fe97:679c%en3 prefixlen 64 scopeid 0x5 &lt;br /&gt;
 	inet 192.168.103.177 netmask 0xffffff00 broadcast 192.168.103.255&lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:223:65ff:fe97:679c prefixlen 64 autoconf &lt;br /&gt;
 	ether 00:23:6c:97:67:9c &lt;br /&gt;
 	media: autoselect status: active&lt;br /&gt;
 	supported media: autoselect&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig en3 inet6 2001:660:7301:3103:FF::FF anycast'''&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig'''&lt;br /&gt;
 en3: flags=8863&amp;lt;UP,BROADCAST,SMART,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
 	inet6 fe80::223:6cff:fe97:679c%en3 prefixlen 64 scopeid 0x5 &lt;br /&gt;
 	inet 192.168.103.177 netmask 0xffffff00 broadcast 192.168.103.255&lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:223:65ff:fe97:679c prefixlen 64 autoconf &lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:ff::ff prefixlen 64 anycast &lt;br /&gt;
 	ether 00:23:6c:97:67:9c &lt;br /&gt;
 	media: autoselect status: active&lt;br /&gt;
 	supported media: autoselect&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le concept anycast est simple dans son principe, son implémentation est autrement délicate. En outre, ce concept n'est encore qu'un sujet de recherche. Enfin un autre argument, de taille, explique cette prudence : il n'y a eu aucune expérience grandeur nature analogue au projet Mbone pour le multicast.  Peut être que les réseaux de capteurs pourraient permettre une utilisation a plus grande échelle de l'anycast. Ainsi, à une question du genre &amp;quot;Quelle est la température de la pièce?&amp;quot; le premier capteur pouvant répondre à la question enverra la réponse. Les autres capteurs pouvant demeurer silencieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;quot;Adresse anycast&amp;quot; «sous-réseau» donne la structure de l'adresse anycast. On y retrouve une partie préfixe et une partie identifiant anycast. La partie préfixe est la même que celle utilisée pour les adresses unicast. Contrairement aux structures d'adresses vue précédemment, la longueur de ce préfixe n'est pas spécifiée, car une adresse anycast doit s'adapter aussi bien aux plans d'adressage actuels (où la longueur est généralement de 64 bits) qu'aux futurs plans qui pourraient avoir des tailles différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Anycast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = gray!50, minimum width=5.5cm, minimum height=1cm] {Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les adresses de type sont allouées dans le même espace d'adressage, elles sont créées en attribuant une même adresse unicast à des noeuds distincts, chacun des noeuds devant être configuré pour que l'adresse ainsi attribuée soit de type anycast (sinon on aurait une adresse unicast dupliquée). La seule manière de différencier une adresse anycast d'une adresse multicast est de regarder la partie identifiant anycast qui diffère d'un identifiant d'interface. Ainsi la séquence binaire composée uniquement de 0 a été la première valeur retenue. Elle permet d'identifier un des routeurs du lien. Le RFC 2526 définit des règles de construction d'autres identifiants anycast sur un lien en réservant les 128 identifiants d'interface locaux les plus élevés. Cela permet d'éviter les conflits avec une numérotation manuelle qui partent des identifiants les plus petits vers les plus élevés. Le tableau Allocation des identifiants Anycast donne l'allocation des identifiants utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|+'''''Allocation des identifiants Anycast'''''&lt;br /&gt;
!Description !! Valeur(hexadécimal) &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
||Réservé    || 0x7F&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
||Adresse Anycast de l'agent mère (cf.[[Mobilité dans IPv6]])|| 0x7E&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Réservé    || 0x00 à 0x7D&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que l'usage des l'anycast n'est pas généralisé puisqu'une seule valeur a été définie et correspond à l'agent mère pour IPv6 mobile. Cela pourrait changer avec l'introduction d'IPv6 dans les réseaux de capteurs. En effet, un des intérêt de l'adressage anycast est de désigner une fonction plus qu'une machine particulière. Avec les réseaux de capteur, on s'interesse plus à une information qu'à l'équipement qui a permis de l'obtenir, par exemple si des capteurs sont interrogés sur la température d'une pièce, le premier à donner l'information peut être suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les adresses anycast, plusieurs équipements sur un lien physique possèdent une même adresse IPv6. Or il ne s'agit pas d'envoyer la même information à tous ces équipements comme en multicast, mais d'en choisir un seul. Une possibilité consiste à utiliser le mécanisme de découverte de voisins (cf. [[Découverte de voisins]]) pour trouver l'association entre l'adresse IPv6 et l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure Exemple d'utilisation de l'Anycast sur un lien illustre ce fonctionnement. La station A envoie un message de sollicitation de voisin pour déterminer l'adresse MAC de l'équipement. Trois serveurs reçoivent cette requête et répondent. La station A prendra une de ces réponses et dialoguera en point-à-point avec l'équipement choisi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Anycast sur le lien&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw[line width=0.3cm,color=red!30,cap=round,join=round] (1,1)--(9,1); &lt;br /&gt;
	\foreach \i/\j in {1/1, 3/2, 5/3 } {&lt;br /&gt;
		\pgfputat{\pgfxy(\i,3)}{\pgfbox[left,base]{\pgfuseimage{compleftred}}}&lt;br /&gt;
          	\draw[line width=0.15cm,color=red!30,cap=round,join=round] ([xshift=0.4cm]\i,1)--([xshift=0.4cm]\i,3); &lt;br /&gt;
		\draw ([xshift=0.5cm]\i,2.5) node {$\alpha$::\j};&lt;br /&gt;
		\draw ([xshift=0.5cm]\i,2.1) node {$\alpha$::FFF1};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
          &lt;br /&gt;
	\draw (8, 2) node [right, color=blue]{\tiny{$\alpha$::FFF1 $\rightarrow$ MAC2}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;, thick] (8.3, 3) -- (8.3, 0.8) --  ([xshift=0.9cm]3, 0.8) -- ([xshift=0.9cm]3, 3);&lt;br /&gt;
	  &lt;br /&gt;
       \pgfputat{\pgfxy(7.5,3)}{\pgfbox[left,base]{\pgfuseimage{compleft}}}&lt;br /&gt;
	\draw[line width=0.15cm,color=red!30,cap=round,join=round] (8,1)--(8,3); &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contraintes de l'Anycast==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le correspondant peut varier soit en cas de modification du routage ou de la table de résolution d'adresse, il ne peut pas y avoir d'états. L'Anycast doit être limité à des requêtes simples de type question/réponse ou la gestion de tunnels (bien que cela puisse entraîner un déséquencement). De même les protocoles de niveau 4 orientés connexion comme TCP ne peuvent pas être utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre|AdressageBis-Recherches|Problèmes de Recherche}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Questions&amp;diff=4643</id>
		<title>AdressageBis-Questions</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Questions&amp;diff=4643"/>
				<updated>2010-02-27T10:30:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Prefixe virtuel */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre|AdressageBis-Recherches|Problèmes de Recherche}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Anycast=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe sous-jacent est relativement simple : au lieu d'envoyer un paquet à une interface déterminée, on envoie ce paquet à une adresse (anycast) qui représente un ensemble de machines dans un domaine bien défini. Une adresse anycast permet de désigner un service par une adresse bien connue, de cette manière, il n'est pas nécessaire d'interroger un serveur pour connaître la localisation d'un équipement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Préfixe virtuel==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux méthodes pour utiliser l'adressage anycast. La première consiste à définir un préfixe &amp;quot;virtuel&amp;quot; qui sera diffusé à plusieurs endroit dans l'Internet. Cette méthode est déjà très utilisée en IPv4 pour accéder à certains serveurs. Ainsi plusieurs serveurs de la racine du DNS (voir http://www.root-servers.org) partagent la même adresse et donc le même préfixe. Ce préfixe est annoncé par plusieurs réseaux. Pour le DNS, cela présente plusieurs avantages :&lt;br /&gt;
* La résolution se fait au plus près (au sens métrique du protocole de routage utilisé) de l'utilisateur, ce qui réduit les temps de réponse;&lt;br /&gt;
* les attaques par déni de service sont plus difficiles, car il faut que toutes les attaques viennent d'une même zone, sinon elles sont réparties sur plusieurs serveurs;&lt;br /&gt;
* le nombre d'adresses à connaître par les résolveurs est limité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mécanisme de transition [[6to4]] utilise également cette technique. Le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;192.88.99.0/24&amp;lt;/tt&amp;gt; correspondant à des extremités de tunnels (&amp;lt;tt&amp;gt;192.88.99.1&amp;lt;/tt&amp;gt;) et donnant accès à l'Internet v6 est annoncé a plusieurs endroits dans le réseau. Cela permet de préconfigurer les équipements avec cette adresse et d'offrir à l'utilisateur l'extrémité de tunnel la plus proche. En cas de disparition de celle-ci, le routage de l'Internet aiguillera automatiquement vers un autre équipement tunnelier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mécanisme fonctionne de la même manière avec les adresses IPv6. L'exemple suivant l'illustre avec les adresses IPv6 d'un serveur DNS. Vu depuis la France et le réseau de Renater, la route pour atteindre cette machine est la suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 %'''traceroute6 2001:500:2f::f'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to 2001:500:2f::f (2001:500:2f::f) from 2001:660:7301:3103:223:6cff:fe97:679c, 30 hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
  1  2001:660:7301:3103::1  4.774 ms  1.198 ms  2.764 ms&lt;br /&gt;
  2  2001:660:7301:3036::1  3.364 ms  2.215 ms  1.417 ms&lt;br /&gt;
  3  vl856-gi9-9-rennes-rtr-021.noc.renater.fr  2.892 ms  6.794 ms  2.195 ms&lt;br /&gt;
  4  te4-1-caen-rtr-021.noc.renater.fr  7.706 ms  5.1 ms  4.193 ms&lt;br /&gt;
  5  te4-1-rouen-rtr-021.noc.renater.fr  6.527 ms  6.296 ms  6.661 ms&lt;br /&gt;
  6  te0-0-0-1-paris1-rtr-001.noc.renater.fr  8.702 ms  10.26 ms  8.696 ms&lt;br /&gt;
  7  F-root-server.sfinx.tm.fr  8.495 ms  8.607 ms  8.664 ms&lt;br /&gt;
  8  f.root-servers.net  8.738 ms  9.171 ms  8.702 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l'indique ce traceroute, la machine est localisée au sfinx (nœud d'échange de trafic Internet situé en France).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un traceroute vers la même destination depuis une machine localisée aux États-Unis (Hawaï) donne le résultat suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 traceroute6 to 2001:500:2f::f (2001:500:2f::f) from 2001:1888:0:1:2d0:b7ff:fe7d:bed6, 64 hops max,  12 byte packets&lt;br /&gt;
  1  apapane-fe0-0-1  1.169 ms  0.970 ms  0.947 ms&lt;br /&gt;
  2  r1.mdtnj.ipv6.att.net  121.159 ms  121.737 ms  121.378 ms&lt;br /&gt;
  3  bbr01-p1-0.nwrk01.occaid.net  130.468 ms  129.640 ms  130.845 ms&lt;br /&gt;
  4  bbr01-g1-0.asbn01.occaid.net  131.372 ms  131.596 ms  131.421 ms&lt;br /&gt;
  5  bbr01-g1-0.atln01.occaid.net  144.937 ms  144.550 ms  144.834 ms&lt;br /&gt;
  6  bbr01-p1-0.dlls01.occaid.net  166.709 ms  196.177 ms  165.983 ms&lt;br /&gt;
  7  dcr01-p1-5.lsan01.occaid.net  138.437 ms  138.690 ms  138.544 ms&lt;br /&gt;
  8  bbr01-g0-2.irvn01.occaid.net  138.552 ms  137.956 ms  137.649 ms&lt;br /&gt;
  9  dcr01-g1-2.psdn01.occaid.net  137.629 ms  138.030 ms  141.332 ms &lt;br /&gt;
 10  bbr01-f1-5.snfc02.occaid.net  138.501 ms  138.511 ms  137.483 ms&lt;br /&gt;
 11  exit.sf-guest.sfo2.isc.org  147.941 ms  144.929 ms  145.956 ms&lt;br /&gt;
 12  f.root-servers.net  139.063 ms  139.715 ms  142.571 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le serveur se trouve dans les locaux de l'ISC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Adresses anycast sur un même lien ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième type d'adresses anycast correspond à l'allocation de plusieurs adresses identiques sur le même lien. Cette méthode est plus complexe à gérer, car normalement, IPv6 va tester qu'une adresse n'est pas déjà présente grâce au mécanisme de détection d'adresses dupliquées (DAD). Comme rien ne distingue une adresse anycast d'une adresse unicast, il faut désactiver la détection d'adresses dupliquées en précisant anycast lors de l'affectation de l'adresse à l'interface. Comme le montre l'exemple suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig en3'''&lt;br /&gt;
 en3: flags=8863&amp;lt;UP,BROADCAST,SMART,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
 	inet6 fe80::223:6cff:fe97:679c%en3 prefixlen 64 scopeid 0x5 &lt;br /&gt;
 	inet 192.168.103.177 netmask 0xffffff00 broadcast 192.168.103.255&lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:223:65ff:fe97:679c prefixlen 64 autoconf &lt;br /&gt;
 	ether 00:23:6c:97:67:9c &lt;br /&gt;
 	media: autoselect status: active&lt;br /&gt;
 	supported media: autoselect&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig en3 inet6 2001:660:7301:3103:FF::FF anycast'''&lt;br /&gt;
 # '''ifconfig'''&lt;br /&gt;
 en3: flags=8863&amp;lt;UP,BROADCAST,SMART,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
 	inet6 fe80::223:6cff:fe97:679c%en3 prefixlen 64 scopeid 0x5 &lt;br /&gt;
 	inet 192.168.103.177 netmask 0xffffff00 broadcast 192.168.103.255&lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:223:65ff:fe97:679c prefixlen 64 autoconf &lt;br /&gt;
 	inet6 2001:660:7301:3103:ff::ff prefixlen 64 anycast &lt;br /&gt;
 	ether 00:23:6c:97:67:9c &lt;br /&gt;
 	media: autoselect status: active&lt;br /&gt;
 	supported media: autoselect&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le concept anycast est simple dans son principe, son implémentation est autrement délicate. En outre, ce concept n'est encore qu'un sujet de recherche. Enfin un autre argument, de taille, explique cette prudence : il n'y a eu aucune expérience grandeur nature analogue au projet Mbone pour le multicast.  Peut être que les réseaux de capteurs pourraient permettre une utilisation a plus grande échelle de l'anycast. Ainsi, à une question du genre &amp;quot;Quelle est la température de la pièce?&amp;quot; le premier capteur pouvant répondre à la question enverra la réponse. Les autres capteurs pouvant demeurer silencieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;quot;Adresse anycast&amp;quot; «sous-réseau» donne la structure de l'adresse anycast. On y retrouve une partie préfixe et une partie identifiant anycast. La partie préfixe est la même que celle utilisée pour les adresses unicast. Contrairement aux structures d'adresses vue précédemment, la longueur de ce préfixe n'est pas spécifiée, car une adresse anycast doit s'adapter aussi bien aux plans d'adressage actuels (où la longueur est généralement de 64 bits) qu'aux futurs plans qui pourraient avoir des tailles différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Anycast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = gray!50, minimum width=5.5cm, minimum height=1cm] {Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les adresses de type sont allouées dans le même espace d'adressage, elles sont créées en attribuant une même adresse unicast à des noeuds distincts, chacun des noeuds devant être configuré pour que l'adresse ainsi attribuée soit de type anycast (sinon on aurait une adresse unicast dupliquée). La seule manière de différencier une adresse anycast d'une adresse multicast est de regarder la partie identifiant anycast qui diffère d'un identifiant d'interface. Ainsi la séquence binaire composée uniquement de 0 a été la première valeur retenue. Elle permet d'identifier un des routeurs du lien. Le RFC 2526 définit des règles de construction d'autres identifiants anycast sur un lien en réservant les 128 identifiants d'interface locaux les plus élevés. Cela permet d'éviter les conflits avec une numérotation manuelle qui partent des identifiants les plus petits vers les plus élevés. Le tableau Allocation des identifiants Anycast donne l'allocation des identifiants utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|+'''''Allocation des identifiants Anycast'''''&lt;br /&gt;
!Description !! Valeur(hexadécimal) &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
||Réservé    || 0x7F&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
||Adresse Anycast de l'agent mère (cf.[[Mobilité dans IPv6]])|| 0x7E&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Réservé    || 0x00 à 0x7D&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut remarquer que l'usage des l'anycast n'est pas généralisé puisqu'une seule valeur a été définie et correspond à l'agent mère pour IPv6 mobile. Cela pourrait changer avec l'introduction d'IPv6 dans les réseaux de capteurs. En effet, un des intérêt de l'adressage anycast est de désigner une fonction plus qu'une machine particulière. Avec les réseaux de capteur, on s'interesse plus à une information qu'à l'équipement qui a permis de l'obtenir, par exemple si des capteurs sont interrogés sur la température d'une pièce, le premier à donner l'information peut être suffisant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec les adresses anycast, plusieurs équipements sur un lien physique possèdent une même adresse IPv6. Or il ne s'agit pas d'envoyer la même information à tous ces équipements comme en multicast, mais d'en choisir un seul. Une possibilité consiste à utiliser le mécanisme de découverte de voisins (cf. [[Découverte de voisins]]) pour trouver l'association entre l'adresse IPv6 et l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure Exemple d'utilisation de l'Anycast sur un lien illustre ce fonctionnement. La station A envoie un message de sollicitation de voisin pour déterminer l'adresse MAC de l'équipement. Trois serveurs reçoivent cette requête et répondent. La station A prendra une de ces réponses et dialoguera en point-à-point avec l'équipement choisi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Anycast sur le lien&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw[line width=0.3cm,color=red!30,cap=round,join=round] (1,1)--(9,1); &lt;br /&gt;
	\foreach \i/\j in {1/1, 3/2, 5/3 } {&lt;br /&gt;
		\pgfputat{\pgfxy(\i,3)}{\pgfbox[left,base]{\pgfuseimage{compleftred}}}&lt;br /&gt;
          	\draw[line width=0.15cm,color=red!30,cap=round,join=round] ([xshift=0.4cm]\i,1)--([xshift=0.4cm]\i,3); &lt;br /&gt;
		\draw ([xshift=0.5cm]\i,2.5) node {$\alpha$::\j};&lt;br /&gt;
		\draw ([xshift=0.5cm]\i,2.1) node {$\alpha$::FFF1};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
          &lt;br /&gt;
	\draw (8, 2) node [right, color=blue]{\tiny{$\alpha$::FFF1 $\rightarrow$ MAC2}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;, thick] (8.3, 3) -- (8.3, 0.8) --  ([xshift=0.9cm]3, 0.8) -- ([xshift=0.9cm]3, 3);&lt;br /&gt;
	  &lt;br /&gt;
       \pgfputat{\pgfxy(7.5,3)}{\pgfbox[left,base]{\pgfuseimage{compleft}}}&lt;br /&gt;
	\draw[line width=0.15cm,color=red!30,cap=round,join=round] (8,1)--(8,3); &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contraintes de l'Anycast==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le correspondant peut varier soit en cas de modification du routage ou de la table de résolution d'adresse, il ne peut pas y avoir d'états. L'Anycast doit être limité à des requêtes simples de type question/réponse ou la gestion de tunnels (bien que cela puisse entraîner un déséquencement). De même les protocoles de niveau 4 orientés connexion comme TCP ne peuvent pas être utilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre|AdressageBis-Recherches|Problèmes de Recherche}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4642</id>
		<title>AdressageBis-MeO</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4642"/>
				<updated>2010-02-27T10:26:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Mises en œuvre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Windows XP/Vista/Seven==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, la commande ipconfig permet de connaître les paramètres des interfaces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:windows_cmd1.png|thumb|right|400px|''Commande ipconfig'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi sur cette exemple, l'interface vers le réseau local possède plusieurs adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
* une adresse lien-local : &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::3977:3fff:6900:27c9%12&amp;lt;/tt&amp;gt;. Cette adresse contient la portée qui indique que l'interface sur ce système possède le numéro 12.&lt;br /&gt;
* une adresse globale permanente :&amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:3977:3fff:6900:27c9&amp;lt;/tt&amp;gt; qui sera utilisée par les applications serveur tournant sur cette machine. Sous Vista et Seven, la partie identifiant d'interface est aléatoire comme dans cet exemple, tandis que sous XP, l'identifiant d'interface dérive de l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
* une adresse globale temporaire: &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:383e:7601:455f:1e3f&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les deux adresses globales partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;netsh&amp;lt;/tt&amp;gt; pour accéder aux configuration des interfaces et modifier les configurations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour enlever la configuration automatique des adresses à partir des annonces de routeur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt; '''set interface LAN routerdiscovery=disabled'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(merci à Denis Fondras pour cette information)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Mettre plus de commande netsh}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Linux==&lt;br /&gt;
Le listing suivant donne la configuration des interfaces d'une machine sous Unix.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ifconfig -au'''&lt;br /&gt;
 vr0: flags=8843&amp;lt;UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
    inet 192.108.119.159 netmask 0xffffff80 broadcast 192.108.119.255&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::250:baff:febe:712%vr0 prefixlen 64 scopeid 0x1&lt;br /&gt;
    inet6 2001:660:7301:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    inet6 2001:688:1f99:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    ether 00:50:ba:be:07:12&lt;br /&gt;
    media: Ethernet autoselect (10baseT/UTP)&lt;br /&gt;
    status: active&lt;br /&gt;
 lo0: flags=8049&amp;lt;UP,LOOPBACK,RUNNING,MULTICAST&amp;gt; mtu 16384&lt;br /&gt;
    inet 127.0.0.1 netmask 0xff000000&lt;br /&gt;
    inet6 ::1 prefixlen 128&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::1%lo0 prefixlen 64 scopeid 0x3&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface Ethernet &amp;lt;tt&amp;gt;vr0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède une adresse IPv4 et trois adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La première adresse correspond à l'[[Lien-local|adresse lien-local]]. On retrouve l'identifiant d'interface qui suit le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;. À noter que l'on retrouve les octets de l'adresse MAC, sauf pour le premier octet qui est à &amp;lt;tt&amp;gt;02&amp;lt;/tt&amp;gt; au lieu de &amp;lt;tt&amp;gt;00&amp;lt;/tt&amp;gt; suite à l'inversion du bit «universel/local». &amp;lt;br&amp;gt;A noter que la portée de l'adresse est indiquée par la chaîne de caractère &amp;lt;tt&amp;gt;%vr0&amp;lt;/tt&amp;gt;. La valeur scopeid indiquée à la fin de la ligne donne le numéro cette interface.&lt;br /&gt;
* Les deux autres adresses correspondent à des adresses globales dont les préfixes ont éte attribués par deux opérateurs différents (la machine est sur un réseau multi-domicilié) :&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;2001&amp;lt;/tt&amp;gt; : une adresse unicast globale attribuée par les autorités régionales (cf. [[Unicast Global|Familles d'adressage]]),&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;660&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le préfixe attibué par RIPE-NCC au réseau Renater et &amp;lt;tt&amp;gt;688&amp;lt;/tt&amp;gt; à France Télécom&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;7301&amp;lt;/tt&amp;gt; est attribué par Renater à Télécom Bretagne et &amp;lt;tt&amp;gt;1f99&amp;lt;/tt&amp;gt; par France Télécom,&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le numéro du réseau, pour ces deux préfixes, à l'intérieur de Télécom Bretagne. Il n'est pas nécessaire d'attribuer le même identifiant de sous-réseaux pour les deux préfixes, mais cela est préférable pour des raisons de commodité d'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface de &amp;lt;tt&amp;gt;lo0&amp;lt;/tt&amp;gt; porte les adresses de bouclage (loopback) pour IPv4 et IPv6 (&amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Distributions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses distributions de Linux existent. Debian, RedHat, Mandrake, Suse en sont quelques unes parmi les plus connues. Une distribution Linux est constituée du noyau Linux proprement dit, et d'un ensemble de programmes (essentiellement d'origine GNU ou BSD) utilisant des librairies. D'une manière générale, pour qu'une distribution Linux fonctionne en IPv6, il faut qu'elle intègre un noyau, des librairies, des scripts de configuration et des applications supportant IPv6. Bien que dérivant de noyaux et d'outils de même origine, chaque distribution a ses particularités. Le programme d'installation est différent, et chaque société ou organisme maintenant cette distribution fait le choix d'intégrer -ou non- des programmes différents en fonction du public visé. Il est donc impossible, dans ce chapitre, de particulariser pour chaque distribution. On donne ici des remarques générales, et on développera l'exemple de RedHat/FedoraCore. Pour les autres distributions, la documentation (ou une recherche sur le Web) permet de trouver les adaptations nécessaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La souche IPv6 est intégrée officiellement au noyau depuis les versions 2.2, mais ces noyaux étaient incomplets et non conformes aux RFC. Les noyaux 2.4 sont plus corrects, mais eux aussi présentent quelques lacunes. Les noyaux 2.6 sont donc préférables ; ils intègrent un partie des développements du projet japonais USAGI, en particulier la sécurité (IPsec). Il faut aussi un noyau compilé avec l'option IPv6 (dans le noyau ou en module). Ce type de noyau est en général disponible dans tous les distributions (au moins comme paquetage optionnel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les applications, quand à elles, doivent utiliser une librairie C supportant IPv6. La GNU Libc 2 intègre correctement le support IPv6 à partir de la version 2.2 de la Glibc. Aussi, il est important d'utiliser une distribution Linux qui réponde à ces critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le cas des distributions récentes, par exemple Debian (version Woody ou supérieure), RedHat ≥ = 7.1, Mandrake ≥ = 8.0. Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Linux RedHat et FedoraCore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux RedHat et FedoraCore proposent IPv6 en standard depuis la version RedHat 7.1. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (sauf RPC et NFS). Pour le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), il suffit de valider à l'installation. On peut modifier l'activation de IPv6 en définissant à ''yes'' ou à ''no'' la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network&amp;lt;/tt&amp;gt;. Notons que dans les dernières versions de FedoraCore, la génération d'adresses autoconfigurées est active par défaut ; toutefois les scripts de configuration IPv6 ne seront pas appelés si la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; n'est pas validée, et la configuration risque donc d'être incomplète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et &amp;lt;tt&amp;gt;netstat&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre les informations nécessaires dans le fichier de configuration de l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les variables à définir sont &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6INIT&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6_AUTOCONF&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6ADDR&amp;lt;/tt&amp;gt;. Toutes les variables utiles sont documentées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/init.ipv6&amp;lt;/tt&amp;gt;. Par exemple voici comment définir une adresse statique sur une interface :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 IPV6INIT=YES&lt;br /&gt;
 IPV6_AUTOCONF=no&lt;br /&gt;
 IPV6ADDR=2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi possible d'ajouter une adresse IPv6 explicitement grace à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ifconfig eth0 inet6 add 2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout de la route par défaut correspondante se fait comme en IPv4 à l'aide de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 route -A inet6 add default gw 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre soluton consiste à utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; du package iproute2. iproute2 est une collection d'utilitaires permettant de contrôler divers aspects réseau sous Linux. iproute2 et sa commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; visent à remplacer les commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt; jugées obsolètes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout d'une adresse IP en utilisant la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; se fait de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 addr add 2001:6ff:10:1::1000/64 dev eth0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette commande est strictement équivalente à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; utilisée précédemment. Tout comme pour ifconfig, il est aussi possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour remplacer la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 route add default via 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration Automatique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment lancer NDP et visualiser les adresses et les tables de routage}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==BSD==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe de nombreux systèmes dérivés de BSD : BSD/OS, FreeBSD, NetBSD, OpenBSD, MAC OS X,... IPv6 est disponible sur ces systèmes depuis très longtemps, plusieurs implémentations ont existé. Aujourd'hui la plupart de ces systèmes proposent IPv6 en standard, en utilisant un code dérivé d'une même souche (KAME). On se concentrera ici sur FreeBSD et NetBSD, mais les mises en œuvre sur les autres systèmes sont proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===FreeBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FreeBSD propose IPv6 en standard depuis la version 4.0. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (RPC et NFS seulement à partir de FreeBSD 5). Dans le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), les menus d'installation système proposent de configurer IPv6, il suffit de répondre à la question de configuration d'une interface en IPv6. Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut rappeler le programme de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/usr/sbin/sysinstall&amp;lt;/tt&amp;gt; pour reconfigurer les interfaces. On peut aussi configurer « à la main » en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; sert à définir la plupart des variables de configuration d'une machine FreeBSD. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier de référence &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_enable=&amp;quot;YES&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et netstat pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple pour tester la connectivité IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''/usr/sbin/traceroute6 www6.ipv6.imag.fr'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to www6.ipv6.imag.fr (2001:660:181:1::50) from &lt;br /&gt;
 2001:660:282:5:2b0:d0ff:fe3b:e565, 30   hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
 1 2001:660:282:5:200:c0ff:fee4:caa0 22.234 ms 0.993 ms 0.919 ms&lt;br /&gt;
 2 pallas.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 3.81 ms * 3.684 ms&lt;br /&gt;
 3 horace.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 7.93 ms * 15.773 ms&lt;br /&gt;
 4 2001:660:80:4002::1 14.876 ms * 14.941 ms&lt;br /&gt;
 5 2001:660:80:4004::2 22.877 ms * 22.835 ms&lt;br /&gt;
 6 luna-v6.ipv6.imag.fr 50.509 ms 46.267 ms 46.148 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande suivante montre les interfaces activées en IPv6. Il existe un tunnel IPv4 dans IPv6 &amp;lt;tt&amp;gt;gif0&amp;lt;/tt&amp;gt;, et l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;xl0&amp;lt;/tt&amp;gt; a deux adresses IPv6 globales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -inf inet6'''&lt;br /&gt;
 Name Mtu Network Address Ipkts Ierrs Opkts Oerrs Coll&lt;br /&gt;
 xl0 1500 &amp;lt;Link#1&amp;gt; 00:b0:d0:3b:e5:65 82186 0 74502 0 0&lt;br /&gt;
 xl0 1500 193.52.74 193.52.74.217 58006 - 72342 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 fe80:1::2b0 fe80:1::2b0:d0ff: 70 - 2131 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 2001:660:28 2001:660:282:5:2b 1388 - 0 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 3ffe:305:10 3ffe:305:1002:5:2 467 - 0 - -&lt;br /&gt;
 lp0* 1500 &amp;lt;Link#2&amp;gt; 0 0 0 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 &amp;lt;Link#3&amp;gt; 279 0 388 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 fe80:3::2b0 fe80:3::2b0:d0ff: 0 - 0 - -&lt;br /&gt;
 gif0 1280 192.108.119.1 192.108.119.195 279 - 386 - -&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour finir, nous pouvons afficher la tabled e routage IPv6, grâce à la même commande en remplaçant le -i par un -r&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -rnf inet6'''&lt;br /&gt;
 Routing tables&lt;br /&gt;
 Internet6:&lt;br /&gt;
 Destination Gateway Flags Netif Expire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires. Les variables à définir ont pour nom &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; (une seule adresse) ou &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX_aliasY&amp;lt;/tt&amp;gt; (&amp;lt;tt&amp;gt;Y&amp;lt;/tt&amp;gt; entier de 0 à N-1 si &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; a N adresses IPv6). La syntaxe est celle des arguments de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Ainsi les lignes suivantes ajoutées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; configurent deux adresses IPv6 sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;fxp0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias0=&amp;quot;3ffe:3ff:92:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias1=&amp;quot;2001:6ff:43:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans l'exemple suivant, issue d'une machine BSD :&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::1%lo0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 0 packets received, 100% packet loss&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La station est incapable de déterminer l'interface de sortie, par contre si l'on utilise la même adresse de destination en précisant l'interface de sortie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::2b0:d0ff:fe3b:e565%xl0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=0 hlim=255 time=1 ms&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=1 hlim=255 time=1.067 ms&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 2 packets received, 0% packet loss&lt;br /&gt;
 round-trip min/avg/max = 1/1.033/1.067 ms&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on obtient le résultat attendu. La portée sera également utilisée avec les adresses multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===NetBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NetBSD propose IPv6 en standard depuis la version 1.5. La plupart des applications sont portées pour IPv6, y compris RPC et NFS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut le configurer « à la main » en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; définit la plupart des variables de configuration. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 sur une machine NetBSD dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip6mode=autohost&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom IFX, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/ifconfig.IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires, selon la syntaxe des arguments de la commande ifconfig. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Par exemple les deux dernières lignes du fichier suivant définissent 2 adresses sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;epic0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''cat /etc/ifconfig.epic0'''&lt;br /&gt;
 up media autoselect&lt;br /&gt;
 132.227.10.10 netmask 0xffffffe0&lt;br /&gt;
 inet6 2001:660:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64&lt;br /&gt;
 inet6 3ffe:304:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64 alias&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par défaut une machine NetBSD ne remplit pas la fonction de routeur. La valeur de la variable ip6mode dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de choisir le mode de fonctionnement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* routeur relayant les paquets (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=router&amp;lt;/tt&amp;gt;),&lt;br /&gt;
* hôte s'autoconfigurant (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=autohost&amp;lt;/tt&amp;gt;)&lt;br /&gt;
* hôte avec adresses IPv6 statiques (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=host&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mac OS==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A revoir complètement}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le support d'IPv6 dans MacOS est standard en MacOS X (10.3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;sysctl -a&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de vérifier le support IPv6 (Net.inet6). La définition des paramètres noyau liés à inet6 se fera alors comme un système BSD classique (cf. &amp;lt;tt&amp;gt;man sysctl&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de profiter du support IPv6, une collection d'outils de base peut être récupérée à l'adresse ftp://morth.nu/darwin/.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une version modifiée du paquetage KAME (version stable 20000425) pourra également être téléchargée afin de recompiler ses propres outils (tcpdump,...). De plus, un certain nombre d'utilitaires ont été portés pour IPv6 au sein du projet GNU-Darwin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cisco==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux exemples qui suivent montrent une configuration avec et sans VLAN 802.1Q. La première ligne (ipv6 unicast-routing) est une commande globale nécessaire pour activer le routage IPv6. Il est aussi recommandé d'activer le CEF (Cisco Express Forwarding) grâce à la commande ipv6 cef.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6 unicast-routing&lt;br /&gt;
 ipv6 cef&lt;br /&gt;
 interface FastEthernet1.3&lt;br /&gt;
     encapsulation dot1Q 3&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.2.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F9A:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
 interface GigabitEthernet2/0&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.24.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F80:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;show ipv6 interface&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de voir la configuration d'une Interface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 #sh ipv6 interface  &lt;br /&gt;
 GigabitEthernet0/0 is up, line protocol is up&lt;br /&gt;
   IPv6 is enabled, link-local address is FE80::219:56FF:FE49:8E98 &lt;br /&gt;
   Description: &lt;br /&gt;
   Global unicast address(es):&lt;br /&gt;
     2001:8db:3300:1009:38:0:6:5173, subnet is 2001:660:7300:1009::/64 &lt;br /&gt;
     2001:8db:3301:3855::2, subnet is 2001:660:7301:3855::/64 &lt;br /&gt;
   Joined group address(es):&lt;br /&gt;
     FF02::1&lt;br /&gt;
     FF02::2&lt;br /&gt;
     FF02::9&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF00:2&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF06:5173&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF49:8E98&lt;br /&gt;
   MTU is 1500 bytes&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut voir que le routeur a une adresse Lien-Local configurée a partir de l'adresse MAC de l'interface et deux adresses globales dont l'identifiant d'interface est défini manuellement. En conséquence, il s'est enregistré à trois groupes de multicast sollicité et appartient à trois groupes de multicast (FF02::1 correspond aux équipements sur le lien, FF02::2 aux routeurs sur le lien et FF02::9 aux routeurs RIP).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4641</id>
		<title>AdressageBis-MeO</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4641"/>
				<updated>2010-02-27T10:17:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* BSD */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Mises en œuvre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Windows XP/Vista/Seven==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, la commande ipconfig permet de connaître les paramètres des interfaces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:windows_cmd1.png|thumb|right|400px|''Commande ipconfig'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi sur cette exemple, l'interface vers le réseau local possède plusieurs adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
* une adresse lien-local : &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::3977:3fff:6900:27c9%12&amp;lt;/tt&amp;gt;. Cette adresse contient la portée qui indique que l'interface sur ce système possède le numéro 12.&lt;br /&gt;
* une adresse globale permanente :&amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:3977:3fff:6900:27c9&amp;lt;/tt&amp;gt; qui sera utilisée par les applications serveur tournant sur cette machine. Sous Vista et Seven, la partie identifiant d'interface est aléatoire comme dans cet exemple, tandis que sous XP, l'identifiant d'interface dérive de l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
* une adresse globale temporaire: &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:383e:7601:455f:1e3f&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les deux adresses globales partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;netsh&amp;lt;/tt&amp;gt; pour accéder aux configuration des interfaces et modifier les configurations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour enlever la configuration automatique des adresses à partir des annonces de routeur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt; '''set interface LAN routerdiscovery=disabled'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(merci à Denis Fondras pour cette information)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Mettre plus de commande netsh}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Linux==&lt;br /&gt;
Le listing suivant donne la configuration des interfaces d'une machine sous Unix.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ifconfig -au'''&lt;br /&gt;
 vr0: flags=8843&amp;lt;UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
    inet 192.108.119.159 netmask 0xffffff80 broadcast 192.108.119.255&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::250:baff:febe:712%vr0 prefixlen 64 scopeid 0x1&lt;br /&gt;
    inet6 2001:660:7301:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    inet6 2001:688:1f99:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    ether 00:50:ba:be:07:12&lt;br /&gt;
    media: Ethernet autoselect (10baseT/UTP)&lt;br /&gt;
    status: active&lt;br /&gt;
 lo0: flags=8049&amp;lt;UP,LOOPBACK,RUNNING,MULTICAST&amp;gt; mtu 16384&lt;br /&gt;
    inet 127.0.0.1 netmask 0xff000000&lt;br /&gt;
    inet6 ::1 prefixlen 128&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::1%lo0 prefixlen 64 scopeid 0x3&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface Ethernet &amp;lt;tt&amp;gt;vr0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède une adresse IPv4 et trois adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La première adresse correspond à l'[[Lien-local|adresse lien-local]]. On retrouve l'identifiant d'interface qui suit le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;. À noter que l'on retrouve les octets de l'adresse MAC, sauf pour le premier octet qui est à &amp;lt;tt&amp;gt;02&amp;lt;/tt&amp;gt; au lieu de &amp;lt;tt&amp;gt;00&amp;lt;/tt&amp;gt; suite à l'inversion du bit «universel/local». &amp;lt;br&amp;gt;A noter que la portée de l'adresse est indiquée par la chaîne de caractère &amp;lt;tt&amp;gt;%vr0&amp;lt;/tt&amp;gt;. La valeur scopeid indiquée à la fin de la ligne donne le numéro cette interface.&lt;br /&gt;
* Les deux autres adresses correspondent à des adresses globales dont les préfixes ont éte attribués par deux opérateurs différents (la machine est sur un réseau multi-domicilié) :&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;2001&amp;lt;/tt&amp;gt; : une adresse unicast globale attribuée par les autorités régionales (cf. [[Unicast Global|Familles d'adressage]]),&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;660&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le préfixe attibué par RIPE-NCC au réseau Renater et &amp;lt;tt&amp;gt;688&amp;lt;/tt&amp;gt; à France Télécom&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;7301&amp;lt;/tt&amp;gt; est attribué par Renater à Télécom Bretagne et &amp;lt;tt&amp;gt;1f99&amp;lt;/tt&amp;gt; par France Télécom,&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le numéro du réseau, pour ces deux préfixes, à l'intérieur de Télécom Bretagne. Il n'est pas nécessaire d'attribuer le même identifiant de sous-réseaux pour les deux préfixes, mais cela est préférable pour des raisons de commodité d'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface de &amp;lt;tt&amp;gt;lo0&amp;lt;/tt&amp;gt; porte les adresses de bouclage (loopback) pour IPv4 et IPv6 (&amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Distributions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses distributions de Linux existent. Debian, RedHat, Mandrake, Suse en sont quelques unes parmi les plus connues. Une distribution Linux est constituée du noyau Linux proprement dit, et d'un ensemble de programmes (essentiellement d'origine GNU ou BSD) utilisant des librairies. D'une manière générale, pour qu'une distribution Linux fonctionne en IPv6, il faut qu'elle intègre un noyau, des librairies, des scripts de configuration et des applications supportant IPv6. Bien que dérivant de noyaux et d'outils de même origine, chaque distribution a ses particularités. Le programme d'installation est différent, et chaque société ou organisme maintenant cette distribution fait le choix d'intégrer -ou non- des programmes différents en fonction du public visé. Il est donc impossible, dans ce chapitre, de particulariser pour chaque distribution. On donne ici des remarques générales, et on développera l'exemple de RedHat/FedoraCore. Pour les autres distributions, la documentation (ou une recherche sur le Web) permet de trouver les adaptations nécessaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La souche IPv6 est intégrée officiellement au noyau depuis les versions 2.2, mais ces noyaux étaient incomplets et non conformes aux RFC. Les noyaux 2.4 sont plus corrects, mais eux aussi présentent quelques lacunes. Les noyaux 2.6 sont donc préférables ; ils intègrent un partie des développements du projet japonais USAGI, en particulier la sécurité (IPsec). Il faut aussi un noyau compilé avec l'option IPv6 (dans le noyau ou en module). Ce type de noyau est en général disponible dans tous les distributions (au moins comme paquetage optionnel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les applications, quand à elles, doivent utiliser une librairie C supportant IPv6. La GNU Libc 2 intègre correctement le support IPv6 à partir de la version 2.2 de la Glibc. Aussi, il est important d'utiliser une distribution Linux qui réponde à ces critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le cas des distributions récentes, par exemple Debian (version Woody ou supérieure), RedHat ≥ = 7.1, Mandrake ≥ = 8.0. Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Linux RedHat et FedoraCore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux RedHat et FedoraCore proposent IPv6 en standard depuis la version RedHat 7.1. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (sauf RPC et NFS). Pour le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), il suffit de valider à l'installation. On peut modifier l'activation de IPv6 en définissant à ''yes'' ou à ''no'' la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network&amp;lt;/tt&amp;gt;. Notons que dans les dernières versions de FedoraCore, la génération d'adresses autoconfigurées est active par défaut ; toutefois les scripts de configuration IPv6 ne seront pas appelés si la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; n'est pas validée, et la configuration risque donc d'être incomplète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et &amp;lt;tt&amp;gt;netstat&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre les informations nécessaires dans le fichier de configuration de l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les variables à définir sont &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6INIT&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6_AUTOCONF&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6ADDR&amp;lt;/tt&amp;gt;. Toutes les variables utiles sont documentées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/init.ipv6&amp;lt;/tt&amp;gt;. Par exemple voici comment définir une adresse statique sur une interface :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 IPV6INIT=YES&lt;br /&gt;
 IPV6_AUTOCONF=no&lt;br /&gt;
 IPV6ADDR=2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi possible d'ajouter une adresse IPv6 explicitement grace à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ifconfig eth0 inet6 add 2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout de la route par défaut correspondante se fait comme en IPv4 à l'aide de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 route -A inet6 add default gw 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre soluton consiste à utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; du package iproute2. iproute2 est une collection d'utilitaires permettant de contrôler divers aspects réseau sous Linux. iproute2 et sa commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; visent à remplacer les commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt; jugées obsolètes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout d'une adresse IP en utilisant la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; se fait de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 addr add 2001:6ff:10:1::1000/64 dev eth0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette commande est strictement équivalente à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; utilisée précédemment. Tout comme pour ifconfig, il est aussi possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour remplacer la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 route add default via 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration Automatique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment lancer NDP et visualiser les adresses et les tables de routage}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==BSD==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe de nombreux systèmes dérivés de BSD : BSD/OS, FreeBSD, NetBSD, OpenBSD, MAC OS X,... IPv6 est disponible sur ces systèmes depuis très longtemps, plusieurs implémentations ont existé. Aujourd'hui la plupart de ces systèmes proposent IPv6 en standard, en utilisant un code dérivé d'une même souche (KAME). On se concentrera ici sur FreeBSD et NetBSD, mais les mises en œuvre sur les autres systèmes sont proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===FreeBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FreeBSD propose IPv6 en standard depuis la version 4.0. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (RPC et NFS seulement à partir de FreeBSD 5). Dans le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), les menus d'installation système proposent de configurer IPv6, il suffit de répondre à la question de configuration d'une interface en IPv6. Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut rappeler le programme de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/usr/sbin/sysinstall&amp;lt;/tt&amp;gt; pour reconfigurer les interfaces. On peut aussi configurer « à la main » en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; sert à définir la plupart des variables de configuration d'une machine FreeBSD. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier de référence &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_enable=&amp;quot;YES&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et netstat pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple pour tester la connectivité IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''/usr/sbin/traceroute6 www6.ipv6.imag.fr'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to www6.ipv6.imag.fr (2001:660:181:1::50) from &lt;br /&gt;
 2001:660:282:5:2b0:d0ff:fe3b:e565, 30   hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
 1 2001:660:282:5:200:c0ff:fee4:caa0 22.234 ms 0.993 ms 0.919 ms&lt;br /&gt;
 2 pallas.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 3.81 ms * 3.684 ms&lt;br /&gt;
 3 horace.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 7.93 ms * 15.773 ms&lt;br /&gt;
 4 2001:660:80:4002::1 14.876 ms * 14.941 ms&lt;br /&gt;
 5 2001:660:80:4004::2 22.877 ms * 22.835 ms&lt;br /&gt;
 6 luna-v6.ipv6.imag.fr 50.509 ms 46.267 ms 46.148 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande suivante montre les interfaces activées en IPv6. Il existe un tunnel IPv4 dans IPv6 &amp;lt;tt&amp;gt;gif0&amp;lt;/tt&amp;gt;, et l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;xl0&amp;lt;/tt&amp;gt; a deux adresses IPv6 globales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -inf inet6'''&lt;br /&gt;
 Name Mtu Network Address Ipkts Ierrs Opkts Oerrs Coll&lt;br /&gt;
 xl0 1500 &amp;lt;Link#1&amp;gt; 00:b0:d0:3b:e5:65 82186 0 74502 0 0&lt;br /&gt;
 xl0 1500 193.52.74 193.52.74.217 58006 - 72342 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 fe80:1::2b0 fe80:1::2b0:d0ff: 70 - 2131 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 2001:660:28 2001:660:282:5:2b 1388 - 0 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 3ffe:305:10 3ffe:305:1002:5:2 467 - 0 - -&lt;br /&gt;
 lp0* 1500 &amp;lt;Link#2&amp;gt; 0 0 0 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 &amp;lt;Link#3&amp;gt; 279 0 388 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 fe80:3::2b0 fe80:3::2b0:d0ff: 0 - 0 - -&lt;br /&gt;
 gif0 1280 192.108.119.1 192.108.119.195 279 - 386 - -&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour finir, nous pouvons afficher la tabled e routage IPv6, grâce à la même commande en remplaçant le -i par un -r&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -rnf inet6'''&lt;br /&gt;
 Routing tables&lt;br /&gt;
 Internet6:&lt;br /&gt;
 Destination Gateway Flags Netif Expire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires. Les variables à définir ont pour nom &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; (une seule adresse) ou &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX_aliasY&amp;lt;/tt&amp;gt; (&amp;lt;tt&amp;gt;Y&amp;lt;/tt&amp;gt; entier de 0 à N-1 si &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; a N adresses IPv6). La syntaxe est celle des arguments de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Ainsi les lignes suivantes ajoutées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; configurent deux adresses IPv6 sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;fxp0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias0=&amp;quot;3ffe:3ff:92:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias1=&amp;quot;2001:6ff:43:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans l'exemple suivant, issue d'une machine BSD :&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::1%lo0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 0 packets received, 100% packet loss&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La station est incapable de déterminer l'interface de sortie, par contre si l'on utilise la même adresse de destination en précisant l'interface de sortie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::2b0:d0ff:fe3b:e565%xl0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=0 hlim=255 time=1 ms&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=1 hlim=255 time=1.067 ms&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 2 packets received, 0% packet loss&lt;br /&gt;
 round-trip min/avg/max = 1/1.033/1.067 ms&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on obtient le résultat attendu. La portée sera également utilisée avec les adresses multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===NetBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NetBSD propose IPv6 en standard depuis la version 1.5. La plupart des applications sont portées pour IPv6, y compris RPC et NFS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut le configurer « à la main » en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; définit la plupart des variables de configuration. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 sur une machine NetBSD dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip6mode=autohost&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom IFX, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/ifconfig.IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires, selon la syntaxe des arguments de la commande ifconfig. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Par exemple les deux dernières lignes du fichier suivant définissent 2 adresses sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;epic0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''cat /etc/ifconfig.epic0'''&lt;br /&gt;
 up media autoselect&lt;br /&gt;
 132.227.10.10 netmask 0xffffffe0&lt;br /&gt;
 inet6 2001:660:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64&lt;br /&gt;
 inet6 3ffe:304:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64 alias&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par défaut une machine NetBSD ne remplit pas la fonction de routeur. La valeur de la variable ip6mode dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de choisir le mode de fonctionnement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* routeur relayant les paquets (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=router&amp;lt;/tt&amp;gt;),&lt;br /&gt;
* hôte s'autoconfigurant (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=autohost&amp;lt;/tt&amp;gt;)&lt;br /&gt;
* hôte avec adresses IPv6 statiques (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=host&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mac OS==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A revoir complètement}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le support d'IPv6 dans MacOS est standard en MacOS X (10.3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;sysctl -a&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de vérifier le support IPv6 (Net.inet6). La définition des paramètres noyau liés à inet6 se fera alors comme un système BSD classique (cf. &amp;lt;tt&amp;gt;man sysctl&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de profiter du support IPv6, une collection d'outils de base peut être récupérée à l'adresse ftp://morth.nu/darwin/.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une version modifiée du paquetage KAME (version stable 20000425) pourra également être téléchargée afin de recompiler ses propres outils (tcpdump,...). De plus, un certain nombre d'utilitaires ont été portés pour IPv6 au sein du projet GNU-Darwin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cisco==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux exemples qui suivent montrent une configuration avec et sans VLAN 802.1Q. La première ligne (ipv6 unicast routing) est une commande globale nécessaire pour activer le routage IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6 unicast routing&lt;br /&gt;
 interface FastEthernet1.1&lt;br /&gt;
     encapsulation dot1Q 3&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.2.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F9A:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
 interface GigabitEthernet2/0&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.24.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F80:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;show IPv6 interface&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de voir la configuration d'une Interface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 #sh ipv6 interface  &lt;br /&gt;
 GigabitEthernet0/0 is up, line protocol is up&lt;br /&gt;
   IPv6 is enabled, link-local address is FE80::219:56FF:FE49:8E98 &lt;br /&gt;
   Description: &lt;br /&gt;
   Global unicast address(es):&lt;br /&gt;
     2001:8db:3300:1009:38:0:6:5173, subnet is 2001:660:7300:1009::/64 &lt;br /&gt;
     2001:8db:3301:3855::2, subnet is 2001:660:7301:3855::/64 &lt;br /&gt;
   Joined group address(es):&lt;br /&gt;
     FF02::1&lt;br /&gt;
     FF02::2&lt;br /&gt;
     FF02::9&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF00:2&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF06:5173&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF49:8E98&lt;br /&gt;
   MTU is 1500 bytes&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut voir que le routeur a une adresse Lien-Local configurée a partir de l'adresse MAC de l'interface et deux adresses globales dont l'identifiant d'interface est défini manuellement. En conséquence, il s'est enregistré a trois groupes de multicast sollicité et appartient a 3 groupes de multicast (1: équipements sur le lien, 2: routeurs sur le lien, 9: RIP).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4640</id>
		<title>AdressageBis-MeO</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4640"/>
				<updated>2010-02-27T09:52:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Configuration manuelle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Mises en œuvre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Windows XP/Vista/Seven==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, la commande ipconfig permet de connaître les paramètres des interfaces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:windows_cmd1.png|thumb|right|400px|''Commande ipconfig'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi sur cette exemple, l'interface vers le réseau local possède plusieurs adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
* une adresse lien-local : &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::3977:3fff:6900:27c9%12&amp;lt;/tt&amp;gt;. Cette adresse contient la portée qui indique que l'interface sur ce système possède le numéro 12.&lt;br /&gt;
* une adresse globale permanente :&amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:3977:3fff:6900:27c9&amp;lt;/tt&amp;gt; qui sera utilisée par les applications serveur tournant sur cette machine. Sous Vista et Seven, la partie identifiant d'interface est aléatoire comme dans cet exemple, tandis que sous XP, l'identifiant d'interface dérive de l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
* une adresse globale temporaire: &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:383e:7601:455f:1e3f&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les deux adresses globales partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;netsh&amp;lt;/tt&amp;gt; pour accéder aux configuration des interfaces et modifier les configurations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour enlever la configuration automatique des adresses à partir des annonces de routeur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt; '''set interface LAN routerdiscovery=disabled'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(merci à Denis Fondras pour cette information)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Mettre plus de commande netsh}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Linux==&lt;br /&gt;
Le listing suivant donne la configuration des interfaces d'une machine sous Unix.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ifconfig -au'''&lt;br /&gt;
 vr0: flags=8843&amp;lt;UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
    inet 192.108.119.159 netmask 0xffffff80 broadcast 192.108.119.255&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::250:baff:febe:712%vr0 prefixlen 64 scopeid 0x1&lt;br /&gt;
    inet6 2001:660:7301:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    inet6 2001:688:1f99:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    ether 00:50:ba:be:07:12&lt;br /&gt;
    media: Ethernet autoselect (10baseT/UTP)&lt;br /&gt;
    status: active&lt;br /&gt;
 lo0: flags=8049&amp;lt;UP,LOOPBACK,RUNNING,MULTICAST&amp;gt; mtu 16384&lt;br /&gt;
    inet 127.0.0.1 netmask 0xff000000&lt;br /&gt;
    inet6 ::1 prefixlen 128&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::1%lo0 prefixlen 64 scopeid 0x3&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface Ethernet &amp;lt;tt&amp;gt;vr0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède une adresse IPv4 et trois adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La première adresse correspond à l'[[Lien-local|adresse lien-local]]. On retrouve l'identifiant d'interface qui suit le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;. À noter que l'on retrouve les octets de l'adresse MAC, sauf pour le premier octet qui est à &amp;lt;tt&amp;gt;02&amp;lt;/tt&amp;gt; au lieu de &amp;lt;tt&amp;gt;00&amp;lt;/tt&amp;gt; suite à l'inversion du bit «universel/local». &amp;lt;br&amp;gt;A noter que la portée de l'adresse est indiquée par la chaîne de caractère &amp;lt;tt&amp;gt;%vr0&amp;lt;/tt&amp;gt;. La valeur scopeid indiquée à la fin de la ligne donne le numéro cette interface.&lt;br /&gt;
* Les deux autres adresses correspondent à des adresses globales dont les préfixes ont éte attribués par deux opérateurs différents (la machine est sur un réseau multi-domicilié) :&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;2001&amp;lt;/tt&amp;gt; : une adresse unicast globale attribuée par les autorités régionales (cf. [[Unicast Global|Familles d'adressage]]),&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;660&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le préfixe attibué par RIPE-NCC au réseau Renater et &amp;lt;tt&amp;gt;688&amp;lt;/tt&amp;gt; à France Télécom&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;7301&amp;lt;/tt&amp;gt; est attribué par Renater à Télécom Bretagne et &amp;lt;tt&amp;gt;1f99&amp;lt;/tt&amp;gt; par France Télécom,&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le numéro du réseau, pour ces deux préfixes, à l'intérieur de Télécom Bretagne. Il n'est pas nécessaire d'attribuer le même identifiant de sous-réseaux pour les deux préfixes, mais cela est préférable pour des raisons de commodité d'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface de &amp;lt;tt&amp;gt;lo0&amp;lt;/tt&amp;gt; porte les adresses de bouclage (loopback) pour IPv4 et IPv6 (&amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Distributions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses distributions de Linux existent. Debian, RedHat, Mandrake, Suse en sont quelques unes parmi les plus connues. Une distribution Linux est constituée du noyau Linux proprement dit, et d'un ensemble de programmes (essentiellement d'origine GNU ou BSD) utilisant des librairies. D'une manière générale, pour qu'une distribution Linux fonctionne en IPv6, il faut qu'elle intègre un noyau, des librairies, des scripts de configuration et des applications supportant IPv6. Bien que dérivant de noyaux et d'outils de même origine, chaque distribution a ses particularités. Le programme d'installation est différent, et chaque société ou organisme maintenant cette distribution fait le choix d'intégrer -ou non- des programmes différents en fonction du public visé. Il est donc impossible, dans ce chapitre, de particulariser pour chaque distribution. On donne ici des remarques générales, et on développera l'exemple de RedHat/FedoraCore. Pour les autres distributions, la documentation (ou une recherche sur le Web) permet de trouver les adaptations nécessaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La souche IPv6 est intégrée officiellement au noyau depuis les versions 2.2, mais ces noyaux étaient incomplets et non conformes aux RFC. Les noyaux 2.4 sont plus corrects, mais eux aussi présentent quelques lacunes. Les noyaux 2.6 sont donc préférables ; ils intègrent un partie des développements du projet japonais USAGI, en particulier la sécurité (IPsec). Il faut aussi un noyau compilé avec l'option IPv6 (dans le noyau ou en module). Ce type de noyau est en général disponible dans tous les distributions (au moins comme paquetage optionnel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les applications, quand à elles, doivent utiliser une librairie C supportant IPv6. La GNU Libc 2 intègre correctement le support IPv6 à partir de la version 2.2 de la Glibc. Aussi, il est important d'utiliser une distribution Linux qui réponde à ces critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le cas des distributions récentes, par exemple Debian (version Woody ou supérieure), RedHat ≥ = 7.1, Mandrake ≥ = 8.0. Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Linux RedHat et FedoraCore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux RedHat et FedoraCore proposent IPv6 en standard depuis la version RedHat 7.1. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (sauf RPC et NFS). Pour le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), il suffit de valider à l'installation. On peut modifier l'activation de IPv6 en définissant à ''yes'' ou à ''no'' la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network&amp;lt;/tt&amp;gt;. Notons que dans les dernières versions de FedoraCore, la génération d'adresses autoconfigurées est active par défaut ; toutefois les scripts de configuration IPv6 ne seront pas appelés si la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; n'est pas validée, et la configuration risque donc d'être incomplète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et &amp;lt;tt&amp;gt;netstat&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre les informations nécessaires dans le fichier de configuration de l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les variables à définir sont &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6INIT&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6_AUTOCONF&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6ADDR&amp;lt;/tt&amp;gt;. Toutes les variables utiles sont documentées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/init.ipv6&amp;lt;/tt&amp;gt;. Par exemple voici comment définir une adresse statique sur une interface :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 IPV6INIT=YES&lt;br /&gt;
 IPV6_AUTOCONF=no&lt;br /&gt;
 IPV6ADDR=2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi possible d'ajouter une adresse IPv6 explicitement grace à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ifconfig eth0 inet6 add 2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout de la route par défaut correspondante se fait comme en IPv4 à l'aide de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 route -A inet6 add default gw 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre soluton consiste à utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; du package iproute2. iproute2 est une collection d'utilitaires permettant de contrôler divers aspects réseau sous Linux. iproute2 et sa commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; visent à remplacer les commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt; jugées obsolètes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout d'une adresse IP en utilisant la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; se fait de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 addr add 2001:6ff:10:1::1000/64 dev eth0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette commande est strictement équivalente à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; utilisée précédemment. Tout comme pour ifconfig, il est aussi possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour remplacer la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 route add default via 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration Automatique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment lancer NDP et visualiser les adresses et les tables de routage}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==BSD==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe de nombreux systèmes dérivés de BSD : BSD/OS, FreeBSD, NetBSD, OpenBSD, MAC OS X,... IPv6 est disponible sur ces systèmes depuis très longtemps, plusieurs implémentations ont existé. Aujourd'hui la plupart de ces systèmes proposent IPv6 en standard, en utilisant un code dérivé d'une même souche (KAME). On se concentrera ici sur FreeBSD et NetBSD, mais les mises en ?uvre sur les autres systèmes sont proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===FreeBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FreeBSD propose IPv6 en standard depuis la version 4.0. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (RPC et NFS seulement à partir de FreeBSD 5). Dans le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), les menus d'installation système proposent de configurer IPv6, il suffit de répondre à la question de configuration d'une interface en IPv6. Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut rappeler le programme de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/stand/sysinstall&amp;lt;/tt&amp;gt; pour reconfigurer les interfaces. On peut aussi configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; sert à définir la plupart des variables de configuration d'une machine FreeBSD. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier de référence &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_enable=YES&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et netstat pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple pour tester la connectivité IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''/usr/sbin/traceroute6 www6.ipv6.imag.fr'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to www6.ipv6.imag.fr (2001:660:181:1::50) from &lt;br /&gt;
 2001:660:282:5:2b0:d0ff:fe3b:e565, 30   hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
 1 2001:660:282:5:200:c0ff:fee4:caa0 22.234 ms 0.993 ms 0.919 ms&lt;br /&gt;
 2 pallas.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 3.81 ms * 3.684 ms&lt;br /&gt;
 3 horace.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 7.93 ms * 15.773 ms&lt;br /&gt;
 4 2001:660:80:4002::1 14.876 ms * 14.941 ms&lt;br /&gt;
 5 2001:660:80:4004::2 22.877 ms * 22.835 ms&lt;br /&gt;
 6 luna-v6.ipv6.imag.fr 50.509 ms 46.267 ms 46.148 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande suivante montre les interfaces activées en IPv6. Il existe un tunnel IPv4 dans IPv6 &amp;lt;tt&amp;gt;gif0&amp;lt;/tt&amp;gt;, et l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;xl0&amp;lt;/tt&amp;gt; a deux adresses IPv6 globales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -inf inet6'''&lt;br /&gt;
 Name Mtu Network Address Ipkts Ierrs Opkts Oerrs Coll&lt;br /&gt;
 xl0 1500 &amp;lt;Link#1&amp;gt; 00:b0:d0:3b:e5:65 82186 0 74502 0 0&lt;br /&gt;
 xl0 1500 193.52.74 193.52.74.217 58006 - 72342 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 fe80:1::2b0 fe80:1::2b0:d0ff: 70 - 2131 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 2001:660:28 2001:660:282:5:2b 1388 - 0 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 3ffe:305:10 3ffe:305:1002:5:2 467 - 0 - -&lt;br /&gt;
 lp0* 1500 &amp;lt;Link#2&amp;gt; 0 0 0 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 &amp;lt;Link#3&amp;gt; 279 0 388 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 fe80:3::2b0 fe80:3::2b0:d0ff: 0 - 0 - -&lt;br /&gt;
 gif0 1280 192.108.119.1 192.108.119.195 279 - 386 - -&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires. Les variables à définir ont pour nom &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; (une seule adresse) ou &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX_aliasY&amp;lt;/tt&amp;gt; (&amp;lt;tt&amp;gt;Y&amp;lt;/tt&amp;gt; entier de 0 à N-1 si &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; a N adresses IPv6). La syntaxe est celle des arguments de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Ainsi les lignes suivantes ajoutées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; configurent deux adresses IPv6 sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;fxp0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias0=&amp;quot;3ffe:3ff:92:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias1=&amp;quot;2001:6ff:43:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans l'exemple suivant, issue d'une machine BSD :&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::1%lo0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 0 packets received, 100% packet loss&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La station est incapable de déterminer l'interface de sortie, par contre si l'on utilise la même adresse de destination en précisant l'interface de sortie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::2b0:d0ff:fe3b:e565%xl0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=0 hlim=255 time=1 ms&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=1 hlim=255 time=1.067 ms&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 2 packets received, 0% packet loss&lt;br /&gt;
 round-trip min/avg/max = 1/1.033/1.067 ms&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on obtient le résultat attendu. La portée sera également utilisée avec les adresses multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===NetBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NetBSD propose IPv6 en standard depuis la version 1.5. La plupart des applications sont portées pour IPv6, y compris RPC et NFS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut le configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; définit la plupart des variables de configuration. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 sur une machine NetBSD dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip6mode=autohost&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom IFX, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/ifconfig.IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires, selon la syntaxe des arguments de la commande ifconfig. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Par exemple les deux dernières lignes du fichier suivant définissent 2 adresses sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;epic0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''cat /etc/ifconfig.epic0'''&lt;br /&gt;
 up media autoselect&lt;br /&gt;
 132.227.10.10 netmask 0xffffffe0&lt;br /&gt;
 inet6 2001:660:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64&lt;br /&gt;
 inet6 3ffe:304:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64 alias&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par défaut une machine NetBSD ne remplit pas la fonction de routeur. La valeur de la variable ip6mode dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de choisir le mode de fonctionnement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* routeur relayant les paquets (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=router&amp;lt;/tt&amp;gt;),&lt;br /&gt;
* hôte s'autoconfigurant (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=autohost&amp;lt;/tt&amp;gt;)&lt;br /&gt;
* hôte avec adresses IPv6 statiques (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=host&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mac OS==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A revoir complètement}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le support d'IPv6 dans MacOS est standard en MacOS X (10.3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;sysctl -a&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de vérifier le support IPv6 (Net.inet6). La définition des paramètres noyau liés à inet6 se fera alors comme un système BSD classique (cf. &amp;lt;tt&amp;gt;man sysctl&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de profiter du support IPv6, une collection d'outils de base peut être récupérée à l'adresse ftp://morth.nu/darwin/.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une version modifiée du paquetage KAME (version stable 20000425) pourra également être téléchargée afin de recompiler ses propres outils (tcpdump,...). De plus, un certain nombre d'utilitaires ont été portés pour IPv6 au sein du projet GNU-Darwin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cisco==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux exemples qui suivent montrent une configuration avec et sans VLAN 802.1Q. La première ligne (ipv6 unicast routing) est une commande globale nécessaire pour activer le routage IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6 unicast routing&lt;br /&gt;
 interface FastEthernet1.1&lt;br /&gt;
     encapsulation dot1Q 3&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.2.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F9A:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
 interface GigabitEthernet2/0&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.24.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F80:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;show IPv6 interface&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de voir la configuration d'une Interface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 #sh ipv6 interface  &lt;br /&gt;
 GigabitEthernet0/0 is up, line protocol is up&lt;br /&gt;
   IPv6 is enabled, link-local address is FE80::219:56FF:FE49:8E98 &lt;br /&gt;
   Description: &lt;br /&gt;
   Global unicast address(es):&lt;br /&gt;
     2001:8db:3300:1009:38:0:6:5173, subnet is 2001:660:7300:1009::/64 &lt;br /&gt;
     2001:8db:3301:3855::2, subnet is 2001:660:7301:3855::/64 &lt;br /&gt;
   Joined group address(es):&lt;br /&gt;
     FF02::1&lt;br /&gt;
     FF02::2&lt;br /&gt;
     FF02::9&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF00:2&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF06:5173&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF49:8E98&lt;br /&gt;
   MTU is 1500 bytes&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut voir que le routeur a une adresse Lien-Local configurée a partir de l'adresse MAC de l'interface et deux adresses globales dont l'identifiant d'interface est défini manuellement. En conséquence, il s'est enregistré a trois groupes de multicast sollicité et appartient a 3 groupes de multicast (1: équipements sur le lien, 2: routeurs sur le lien, 9: RIP).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4639</id>
		<title>AdressageBis-MeO</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4639"/>
				<updated>2010-02-27T09:42:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Linux */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Mises en œuvre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Windows XP/Vista/Seven==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, la commande ipconfig permet de connaître les paramètres des interfaces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:windows_cmd1.png|thumb|right|400px|''Commande ipconfig'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi sur cette exemple, l'interface vers le réseau local possède plusieurs adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
* une adresse lien-local : &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::3977:3fff:6900:27c9%12&amp;lt;/tt&amp;gt;. Cette adresse contient la portée qui indique que l'interface sur ce système possède le numéro 12.&lt;br /&gt;
* une adresse globale permanente :&amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:3977:3fff:6900:27c9&amp;lt;/tt&amp;gt; qui sera utilisée par les applications serveur tournant sur cette machine. Sous Vista et Seven, la partie identifiant d'interface est aléatoire comme dans cet exemple, tandis que sous XP, l'identifiant d'interface dérive de l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
* une adresse globale temporaire: &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:383e:7601:455f:1e3f&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les deux adresses globales partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;netsh&amp;lt;/tt&amp;gt; pour accéder aux configuration des interfaces et modifier les configurations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour enlever la configuration automatique des adresses à partir des annonces de routeur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt; '''set interface LAN routerdiscovery=disabled'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(merci à Denis Fondras pour cette information)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Mettre plus de commande netsh}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Linux==&lt;br /&gt;
Le listing suivant donne la configuration des interfaces d'une machine sous Unix.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ifconfig -au'''&lt;br /&gt;
 vr0: flags=8843&amp;lt;UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
    inet 192.108.119.159 netmask 0xffffff80 broadcast 192.108.119.255&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::250:baff:febe:712%vr0 prefixlen 64 scopeid 0x1&lt;br /&gt;
    inet6 2001:660:7301:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    inet6 2001:688:1f99:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    ether 00:50:ba:be:07:12&lt;br /&gt;
    media: Ethernet autoselect (10baseT/UTP)&lt;br /&gt;
    status: active&lt;br /&gt;
 lo0: flags=8049&amp;lt;UP,LOOPBACK,RUNNING,MULTICAST&amp;gt; mtu 16384&lt;br /&gt;
    inet 127.0.0.1 netmask 0xff000000&lt;br /&gt;
    inet6 ::1 prefixlen 128&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::1%lo0 prefixlen 64 scopeid 0x3&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface Ethernet &amp;lt;tt&amp;gt;vr0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède une adresse IPv4 et trois adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La première adresse correspond à l'[[Lien-local|adresse lien-local]]. On retrouve l'identifiant d'interface qui suit le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;. À noter que l'on retrouve les octets de l'adresse MAC, sauf pour le premier octet qui est à &amp;lt;tt&amp;gt;02&amp;lt;/tt&amp;gt; au lieu de &amp;lt;tt&amp;gt;00&amp;lt;/tt&amp;gt; suite à l'inversion du bit «universel/local». &amp;lt;br&amp;gt;A noter que la portée de l'adresse est indiquée par la chaîne de caractère &amp;lt;tt&amp;gt;%vr0&amp;lt;/tt&amp;gt;. La valeur scopeid indiquée à la fin de la ligne donne le numéro cette interface.&lt;br /&gt;
* Les deux autres adresses correspondent à des adresses globales dont les préfixes ont éte attribués par deux opérateurs différents (la machine est sur un réseau multi-domicilié) :&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;2001&amp;lt;/tt&amp;gt; : une adresse unicast globale attribuée par les autorités régionales (cf. [[Unicast Global|Familles d'adressage]]),&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;660&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le préfixe attibué par RIPE-NCC au réseau Renater et &amp;lt;tt&amp;gt;688&amp;lt;/tt&amp;gt; à France Télécom&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;7301&amp;lt;/tt&amp;gt; est attribué par Renater à Télécom Bretagne et &amp;lt;tt&amp;gt;1f99&amp;lt;/tt&amp;gt; par France Télécom,&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le numéro du réseau, pour ces deux préfixes, à l'intérieur de Télécom Bretagne. Il n'est pas nécessaire d'attribuer le même identifiant de sous-réseaux pour les deux préfixes, mais cela est préférable pour des raisons de commodité d'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface de &amp;lt;tt&amp;gt;lo0&amp;lt;/tt&amp;gt; porte les adresses de bouclage (loopback) pour IPv4 et IPv6 (&amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Distributions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses distributions de Linux existent. Debian, RedHat, Mandrake, Suse en sont quelques unes parmi les plus connues. Une distribution Linux est constituée du noyau Linux proprement dit, et d'un ensemble de programmes (essentiellement d'origine GNU ou BSD) utilisant des librairies. D'une manière générale, pour qu'une distribution Linux fonctionne en IPv6, il faut qu'elle intègre un noyau, des librairies, des scripts de configuration et des applications supportant IPv6. Bien que dérivant de noyaux et d'outils de même origine, chaque distribution a ses particularités. Le programme d'installation est différent, et chaque société ou organisme maintenant cette distribution fait le choix d'intégrer -ou non- des programmes différents en fonction du public visé. Il est donc impossible, dans ce chapitre, de particulariser pour chaque distribution. On donne ici des remarques générales, et on développera l'exemple de RedHat/FedoraCore. Pour les autres distributions, la documentation (ou une recherche sur le Web) permet de trouver les adaptations nécessaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La souche IPv6 est intégrée officiellement au noyau depuis les versions 2.2, mais ces noyaux étaient incomplets et non conformes aux RFC. Les noyaux 2.4 sont plus corrects, mais eux aussi présentent quelques lacunes. Les noyaux 2.6 sont donc préférables ; ils intègrent un partie des développements du projet japonais USAGI, en particulier la sécurité (IPsec). Il faut aussi un noyau compilé avec l'option IPv6 (dans le noyau ou en module). Ce type de noyau est en général disponible dans tous les distributions (au moins comme paquetage optionnel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les applications, quand à elles, doivent utiliser une librairie C supportant IPv6. La GNU Libc 2 intègre correctement le support IPv6 à partir de la version 2.2 de la Glibc. Aussi, il est important d'utiliser une distribution Linux qui réponde à ces critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le cas des distributions récentes, par exemple Debian (version Woody ou supérieure), RedHat ≥ = 7.1, Mandrake ≥ = 8.0. Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Linux RedHat et FedoraCore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux RedHat et FedoraCore proposent IPv6 en standard depuis la version RedHat 7.1. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (sauf RPC et NFS). Pour le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), il suffit de valider à l'installation. On peut modifier l'activation de IPv6 en définissant à ''yes'' ou à ''no'' la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network&amp;lt;/tt&amp;gt;. Notons que dans les dernières versions de FedoraCore, la génération d'adresses autoconfigurées est active par défaut ; toutefois les scripts de configuration IPv6 ne seront pas appelés si la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; n'est pas validée, et la configuration risque donc d'être incomplète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et &amp;lt;tt&amp;gt;netstat&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre les informations nécessaires dans le fichier de configuration de l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les variables à définir sont &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6INIT&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6_AUTOCONF&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6ADDR&amp;lt;/tt&amp;gt;. Toutes les variables utiles sont documentées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/init.ipv6&amp;lt;/tt&amp;gt;. Par exemple voici comment définir une adresse statique sur une interface :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 IPV6INIT=YES&lt;br /&gt;
 IPV6_AUTOCONF=no&lt;br /&gt;
 IPV6ADDR=2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi possible d'ajouter une adresse IPv6 explicitement grace à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ifconfig eth0 inet6 add 2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout de la route par défaut correspondante se fait comment en IPv4 à l'aide de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 route -A inet6 add default gw 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre soluton consiste à utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; du pakcage iproute2. Iproute2 est une collection d'utilitaires permettant de contrôler divers aspects réseau sous Linux. Iproute2 et sa commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; visent à remplacer les commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt; jugées obsolètes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout d'une adresse IP en utilisant la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; se fait de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 addr add 2001:6ff:10:1::1000/64 dev eth0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette commande est strictement équivalente à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; utilisée précédemment. Tout comme pour ifconfig, il est aussi possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour remplacer la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 route add default via 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration Automatique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment lancer NDP et visualiser les adresses et les tables de routage}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==BSD==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe de nombreux systèmes dérivés de BSD : BSD/OS, FreeBSD, NetBSD, OpenBSD, MAC OS X,... IPv6 est disponible sur ces systèmes depuis très longtemps, plusieurs implémentations ont existé. Aujourd'hui la plupart de ces systèmes proposent IPv6 en standard, en utilisant un code dérivé d'une même souche (KAME). On se concentrera ici sur FreeBSD et NetBSD, mais les mises en ?uvre sur les autres systèmes sont proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===FreeBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FreeBSD propose IPv6 en standard depuis la version 4.0. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (RPC et NFS seulement à partir de FreeBSD 5). Dans le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), les menus d'installation système proposent de configurer IPv6, il suffit de répondre à la question de configuration d'une interface en IPv6. Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut rappeler le programme de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/stand/sysinstall&amp;lt;/tt&amp;gt; pour reconfigurer les interfaces. On peut aussi configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; sert à définir la plupart des variables de configuration d'une machine FreeBSD. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier de référence &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_enable=YES&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et netstat pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple pour tester la connectivité IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''/usr/sbin/traceroute6 www6.ipv6.imag.fr'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to www6.ipv6.imag.fr (2001:660:181:1::50) from &lt;br /&gt;
 2001:660:282:5:2b0:d0ff:fe3b:e565, 30   hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
 1 2001:660:282:5:200:c0ff:fee4:caa0 22.234 ms 0.993 ms 0.919 ms&lt;br /&gt;
 2 pallas.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 3.81 ms * 3.684 ms&lt;br /&gt;
 3 horace.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 7.93 ms * 15.773 ms&lt;br /&gt;
 4 2001:660:80:4002::1 14.876 ms * 14.941 ms&lt;br /&gt;
 5 2001:660:80:4004::2 22.877 ms * 22.835 ms&lt;br /&gt;
 6 luna-v6.ipv6.imag.fr 50.509 ms 46.267 ms 46.148 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande suivante montre les interfaces activées en IPv6. Il existe un tunnel IPv4 dans IPv6 &amp;lt;tt&amp;gt;gif0&amp;lt;/tt&amp;gt;, et l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;xl0&amp;lt;/tt&amp;gt; a deux adresses IPv6 globales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -inf inet6'''&lt;br /&gt;
 Name Mtu Network Address Ipkts Ierrs Opkts Oerrs Coll&lt;br /&gt;
 xl0 1500 &amp;lt;Link#1&amp;gt; 00:b0:d0:3b:e5:65 82186 0 74502 0 0&lt;br /&gt;
 xl0 1500 193.52.74 193.52.74.217 58006 - 72342 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 fe80:1::2b0 fe80:1::2b0:d0ff: 70 - 2131 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 2001:660:28 2001:660:282:5:2b 1388 - 0 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 3ffe:305:10 3ffe:305:1002:5:2 467 - 0 - -&lt;br /&gt;
 lp0* 1500 &amp;lt;Link#2&amp;gt; 0 0 0 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 &amp;lt;Link#3&amp;gt; 279 0 388 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 fe80:3::2b0 fe80:3::2b0:d0ff: 0 - 0 - -&lt;br /&gt;
 gif0 1280 192.108.119.1 192.108.119.195 279 - 386 - -&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires. Les variables à définir ont pour nom &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; (une seule adresse) ou &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX_aliasY&amp;lt;/tt&amp;gt; (&amp;lt;tt&amp;gt;Y&amp;lt;/tt&amp;gt; entier de 0 à N-1 si &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; a N adresses IPv6). La syntaxe est celle des arguments de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Ainsi les lignes suivantes ajoutées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; configurent deux adresses IPv6 sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;fxp0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias0=&amp;quot;3ffe:3ff:92:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias1=&amp;quot;2001:6ff:43:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans l'exemple suivant, issue d'une machine BSD :&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::1%lo0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 0 packets received, 100% packet loss&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La station est incapable de déterminer l'interface de sortie, par contre si l'on utilise la même adresse de destination en précisant l'interface de sortie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::2b0:d0ff:fe3b:e565%xl0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=0 hlim=255 time=1 ms&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=1 hlim=255 time=1.067 ms&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 2 packets received, 0% packet loss&lt;br /&gt;
 round-trip min/avg/max = 1/1.033/1.067 ms&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on obtient le résultat attendu. La portée sera également utilisée avec les adresses multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===NetBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NetBSD propose IPv6 en standard depuis la version 1.5. La plupart des applications sont portées pour IPv6, y compris RPC et NFS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut le configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; définit la plupart des variables de configuration. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 sur une machine NetBSD dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip6mode=autohost&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom IFX, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/ifconfig.IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires, selon la syntaxe des arguments de la commande ifconfig. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Par exemple les deux dernières lignes du fichier suivant définissent 2 adresses sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;epic0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''cat /etc/ifconfig.epic0'''&lt;br /&gt;
 up media autoselect&lt;br /&gt;
 132.227.10.10 netmask 0xffffffe0&lt;br /&gt;
 inet6 2001:660:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64&lt;br /&gt;
 inet6 3ffe:304:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64 alias&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par défaut une machine NetBSD ne remplit pas la fonction de routeur. La valeur de la variable ip6mode dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de choisir le mode de fonctionnement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* routeur relayant les paquets (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=router&amp;lt;/tt&amp;gt;),&lt;br /&gt;
* hôte s'autoconfigurant (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=autohost&amp;lt;/tt&amp;gt;)&lt;br /&gt;
* hôte avec adresses IPv6 statiques (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=host&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mac OS==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A revoir complètement}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le support d'IPv6 dans MacOS est standard en MacOS X (10.3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;sysctl -a&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de vérifier le support IPv6 (Net.inet6). La définition des paramètres noyau liés à inet6 se fera alors comme un système BSD classique (cf. &amp;lt;tt&amp;gt;man sysctl&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de profiter du support IPv6, une collection d'outils de base peut être récupérée à l'adresse ftp://morth.nu/darwin/.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une version modifiée du paquetage KAME (version stable 20000425) pourra également être téléchargée afin de recompiler ses propres outils (tcpdump,...). De plus, un certain nombre d'utilitaires ont été portés pour IPv6 au sein du projet GNU-Darwin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cisco==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux exemples qui suivent montrent une configuration avec et sans VLAN 802.1Q. La première ligne (ipv6 unicast routing) est une commande globale nécessaire pour activer le routage IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6 unicast routing&lt;br /&gt;
 interface FastEthernet1.1&lt;br /&gt;
     encapsulation dot1Q 3&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.2.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F9A:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
 interface GigabitEthernet2/0&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.24.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F80:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;show IPv6 interface&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de voir la configuration d'une Interface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 #sh ipv6 interface  &lt;br /&gt;
 GigabitEthernet0/0 is up, line protocol is up&lt;br /&gt;
   IPv6 is enabled, link-local address is FE80::219:56FF:FE49:8E98 &lt;br /&gt;
   Description: &lt;br /&gt;
   Global unicast address(es):&lt;br /&gt;
     2001:8db:3300:1009:38:0:6:5173, subnet is 2001:660:7300:1009::/64 &lt;br /&gt;
     2001:8db:3301:3855::2, subnet is 2001:660:7301:3855::/64 &lt;br /&gt;
   Joined group address(es):&lt;br /&gt;
     FF02::1&lt;br /&gt;
     FF02::2&lt;br /&gt;
     FF02::9&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF00:2&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF06:5173&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF49:8E98&lt;br /&gt;
   MTU is 1500 bytes&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut voir que le routeur a une adresse Lien-Local configurée a partir de l'adresse MAC de l'interface et deux adresses globales dont l'identifiant d'interface est défini manuellement. En conséquence, il s'est enregistré a trois groupes de multicast sollicité et appartient a 3 groupes de multicast (1: équipements sur le lien, 2: routeurs sur le lien, 9: RIP).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4638</id>
		<title>AdressageBis-MeO</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4638"/>
				<updated>2010-02-27T09:40:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Mises en oeuvre */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Mises en œuvre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Windows XP/Vista/Seven==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, la commande ipconfig permet de connaître les paramètres des interfaces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:windows_cmd1.png|thumb|right|400px|''Commande ipconfig'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi sur cette exemple, l'interface vers le réseau local possède plusieurs adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
* une adresse lien-local : &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::3977:3fff:6900:27c9%12&amp;lt;/tt&amp;gt;. Cette adresse contient la portée qui indique que l'interface sur ce système possède le numéro 12.&lt;br /&gt;
* une adresse globale permanente :&amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:3977:3fff:6900:27c9&amp;lt;/tt&amp;gt; qui sera utilisée par les applications serveur tournant sur cette machine. Sous Vista et Seven, la partie identifiant d'interface est aléatoire comme dans cet exemple, tandis que sous XP, l'identifiant d'interface dérive de l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
* une adresse globale temporaire: &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:383e:7601:455f:1e3f&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les deux adresses globales partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;netsh&amp;lt;/tt&amp;gt; pour accéder aux configuration des interfaces et modifier les configurations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour enlever la configuration automatique des adresses à partir des annonces de routeur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt; '''set interface LAN routerdiscovery=disabled'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(merci à Denis Fondras pour cette information)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Mettre plus de commande netsh}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Linux==&lt;br /&gt;
Le listing suivant donne la configuration des interfaces d'une machine sous Unix.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ifconfig -au'''&lt;br /&gt;
 vr0: flags=8843&amp;lt;UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
    inet 192.108.119.159 netmask 0xffffff80 broadcast 192.108.119.255&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::250:baff:febe:712%vr0 prefixlen 64 scopeid 0x1&lt;br /&gt;
    inet6 2001:660:7301:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    inet6 2001:688:1f99:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    ether 00:50:ba:be:07:12&lt;br /&gt;
    media: Ethernet autoselect (10baseT/UTP)&lt;br /&gt;
    status: active&lt;br /&gt;
 lo0: flags=8049&amp;lt;UP,LOOPBACK,RUNNING,MULTICAST&amp;gt; mtu 16384&lt;br /&gt;
    inet 127.0.0.1 netmask 0xff000000&lt;br /&gt;
    inet6 ::1 prefixlen 128&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::1%lo0 prefixlen 64 scopeid 0x3&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface Ethernet &amp;lt;tt&amp;gt;vr0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède une adresse IPv4 et trois adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La première adresse correspond à l'[[Lien-local|adresse lien-local]]. On retrouve l'identifiant d'interface qui suit le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;. A noter que l'on retrouve les octets de l'adresse MAC, sauf pour le premier octet qui est à &amp;lt;tt&amp;gt;02&amp;lt;/tt&amp;gt; au lieu de &amp;lt;tt&amp;gt;00&amp;lt;/tt&amp;gt; suite à l'inversion du bit «universel/local». &amp;lt;br&amp;gt;A noter que la portée de l'adresse est indiquée par la chaîne de caractère &amp;lt;tt&amp;gt;%vr0&amp;lt;/tt&amp;gt;. La valeur scopeid indiquée à la fin de la ligne donne le numéro cette interface.&lt;br /&gt;
* Les deux autres adresses correspondent à des adresses globales dont les préfixes ont éte attribués par deux opérateurs différents (la machine est sur un réseau multi-domicilié) :&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;2001&amp;lt;/tt&amp;gt; : une adresse unicast globale attribuée par les autorités régionales (cf. [[Unicast Global|Familles d'adressage]]),&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;660&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le préfixe attibué par RIPE-NCC au réseau Renater et &amp;lt;tt&amp;gt;688&amp;lt;/tt&amp;gt; à France Télécom&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;7301&amp;lt;/tt&amp;gt; est attribué par Renater à Télécom-Bretagne et &amp;lt;tt&amp;gt;1f99&amp;lt;/tt&amp;gt; par France Télécom,&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le numéro du réseau, pour ces deux préfixes, à l'intérieur de l'ENST Bretagne. Il n'est pas nécessaire d'attribuer le même identifiant de sous-réseaux pour les deux préfixes, mais cela est préférable pour des raisons de commodité d'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface de &amp;lt;tt&amp;gt;lo0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède les adresses de loopback pour IPv4 et IPv6 (&amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Distributions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses distributions de Linux existent. Debian, RedHat, Mandrake, Suse en sont quelques unes parmi les plus connues. Une distribution Linux est constituée du noyau Linux proprement dit, et d'un ensemble de programmes (essentiellement d'origine GNU ou BSD) utilisant des librairies. D'une manière générale, pour qu'une distribution Linux fonctionne en IPv6, il faut qu'elle intègre un noyau, des librairies, des scripts de configuration et des applications supportant IPv6. Bien que dérivant de noyaux et d'outils de même origine, chaque distribution a ses particularités. Le programme d'installation est différent, et chaque société ou organisme maintenant cette distribution fait le choix d'intégrer -ou non- des programmes différents en fonction du public visé. Il est donc impossible, dans ce chapitre, de particulariser pour chaque distribution. On donne ici des remarques générales, et on développera l'exemple de RedHat/FedoraCore. Pour les autres distributions, la documentation (ou une recherche sur le Web) permet de trouver les adaptations nécessaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La souche IPv6 est intégrée officiellement au noyau depuis les versions 2.2, mais ces noyaux étaient incomplets et non conformes aux RFC. Les noyaux 2.4 sont plus corrects, mais eux aussi présentent quelques lacunes. Les noyaux 2.6 sont donc préférables ; ils intègrent un partie des développements du projet japonais USAGI, en particulier la sécurité (IPsec). Il faut aussi un noyau compilé avec l'option IPv6 (dans le noyau ou en module). Ce type de noyau est en général disponible dans tous les distributions (au moins comme paquetage optionnel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les applications, quand à elles, doivent utiliser une librairie C supportant IPv6. La GNU Libc 2 intègre correctement le support IPv6 à partir de la version 2.2 de la Glibc. Aussi, il est important d'utiliser une distribution Linux qui réponde à ces critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le cas des distributions récentes, par exemple Debian (version Woody ou supérieure), RedHat ≥ = 7.1, Mandrake ≥ = 8.0. Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Linux RedHat et FedoraCore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux RedHat et FedoraCore proposent IPv6 en standard depuis la version RedHat 7.1. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (sauf RPC et NFS). Pour le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), il suffit de valider à l'installation. On peut modifier l'activation de IPv6 en définissant à ''yes'' ou à ''no'' la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network&amp;lt;/tt&amp;gt;. Notons que dans les dernières versions de FedoraCore, la génération d'adresses autoconfigurées est active par défaut ; toutefois les scripts de configuration IPv6 ne seront pas appelés si la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; n'est pas validée, et la configuration risque donc d'être incomplète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et &amp;lt;tt&amp;gt;netstat&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre les informations nécessaires dans le fichier de configuration de l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les variables à définir sont &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6INIT&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6_AUTOCONF&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6ADDR&amp;lt;/tt&amp;gt;. Toutes les variables utiles sont documentées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/init.ipv6&amp;lt;/tt&amp;gt;. Par exemple voici comment définir une adresse statique sur une interface :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 IPV6INIT=YES&lt;br /&gt;
 IPV6_AUTOCONF=no&lt;br /&gt;
 IPV6ADDR=2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi possible d'ajouter une adresse IPv6 explicitement grace à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ifconfig eth0 inet6 add 2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout de la route par défaut correspondante se fait comment en IPv4 à l'aide de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 route -A inet6 add default gw 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre soluton consiste à utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; du pakcage iproute2. Iproute2 est une collection d'utilitaires permettant de contrôler divers aspects réseau sous Linux. Iproute2 et sa commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; visent à remplacer les commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt; jugées obsolètes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout d'une adresse IP en utilisant la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; se fait de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 addr add 2001:6ff:10:1::1000/64 dev eth0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette commande est strictement équivalente à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; utilisée précédemment. Tout comme pour ifconfig, il est aussi possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour remplacer la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 route add default via 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration Automatique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment lancer NDP et visualiser les adresses et les tables de routage}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==BSD==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe de nombreux systèmes dérivés de BSD : BSD/OS, FreeBSD, NetBSD, OpenBSD, MAC OS X,... IPv6 est disponible sur ces systèmes depuis très longtemps, plusieurs implémentations ont existé. Aujourd'hui la plupart de ces systèmes proposent IPv6 en standard, en utilisant un code dérivé d'une même souche (KAME). On se concentrera ici sur FreeBSD et NetBSD, mais les mises en ?uvre sur les autres systèmes sont proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===FreeBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FreeBSD propose IPv6 en standard depuis la version 4.0. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (RPC et NFS seulement à partir de FreeBSD 5). Dans le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), les menus d'installation système proposent de configurer IPv6, il suffit de répondre à la question de configuration d'une interface en IPv6. Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut rappeler le programme de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/stand/sysinstall&amp;lt;/tt&amp;gt; pour reconfigurer les interfaces. On peut aussi configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; sert à définir la plupart des variables de configuration d'une machine FreeBSD. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier de référence &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_enable=YES&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et netstat pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple pour tester la connectivité IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''/usr/sbin/traceroute6 www6.ipv6.imag.fr'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to www6.ipv6.imag.fr (2001:660:181:1::50) from &lt;br /&gt;
 2001:660:282:5:2b0:d0ff:fe3b:e565, 30   hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
 1 2001:660:282:5:200:c0ff:fee4:caa0 22.234 ms 0.993 ms 0.919 ms&lt;br /&gt;
 2 pallas.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 3.81 ms * 3.684 ms&lt;br /&gt;
 3 horace.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 7.93 ms * 15.773 ms&lt;br /&gt;
 4 2001:660:80:4002::1 14.876 ms * 14.941 ms&lt;br /&gt;
 5 2001:660:80:4004::2 22.877 ms * 22.835 ms&lt;br /&gt;
 6 luna-v6.ipv6.imag.fr 50.509 ms 46.267 ms 46.148 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande suivante montre les interfaces activées en IPv6. Il existe un tunnel IPv4 dans IPv6 &amp;lt;tt&amp;gt;gif0&amp;lt;/tt&amp;gt;, et l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;xl0&amp;lt;/tt&amp;gt; a deux adresses IPv6 globales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -inf inet6'''&lt;br /&gt;
 Name Mtu Network Address Ipkts Ierrs Opkts Oerrs Coll&lt;br /&gt;
 xl0 1500 &amp;lt;Link#1&amp;gt; 00:b0:d0:3b:e5:65 82186 0 74502 0 0&lt;br /&gt;
 xl0 1500 193.52.74 193.52.74.217 58006 - 72342 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 fe80:1::2b0 fe80:1::2b0:d0ff: 70 - 2131 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 2001:660:28 2001:660:282:5:2b 1388 - 0 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 3ffe:305:10 3ffe:305:1002:5:2 467 - 0 - -&lt;br /&gt;
 lp0* 1500 &amp;lt;Link#2&amp;gt; 0 0 0 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 &amp;lt;Link#3&amp;gt; 279 0 388 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 fe80:3::2b0 fe80:3::2b0:d0ff: 0 - 0 - -&lt;br /&gt;
 gif0 1280 192.108.119.1 192.108.119.195 279 - 386 - -&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires. Les variables à définir ont pour nom &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; (une seule adresse) ou &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX_aliasY&amp;lt;/tt&amp;gt; (&amp;lt;tt&amp;gt;Y&amp;lt;/tt&amp;gt; entier de 0 à N-1 si &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; a N adresses IPv6). La syntaxe est celle des arguments de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Ainsi les lignes suivantes ajoutées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; configurent deux adresses IPv6 sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;fxp0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias0=&amp;quot;3ffe:3ff:92:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias1=&amp;quot;2001:6ff:43:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans l'exemple suivant, issue d'une machine BSD :&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::1%lo0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 0 packets received, 100% packet loss&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La station est incapable de déterminer l'interface de sortie, par contre si l'on utilise la même adresse de destination en précisant l'interface de sortie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::2b0:d0ff:fe3b:e565%xl0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=0 hlim=255 time=1 ms&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=1 hlim=255 time=1.067 ms&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 2 packets received, 0% packet loss&lt;br /&gt;
 round-trip min/avg/max = 1/1.033/1.067 ms&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on obtient le résultat attendu. La portée sera également utilisée avec les adresses multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===NetBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NetBSD propose IPv6 en standard depuis la version 1.5. La plupart des applications sont portées pour IPv6, y compris RPC et NFS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut le configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; définit la plupart des variables de configuration. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 sur une machine NetBSD dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip6mode=autohost&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom IFX, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/ifconfig.IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires, selon la syntaxe des arguments de la commande ifconfig. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Par exemple les deux dernières lignes du fichier suivant définissent 2 adresses sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;epic0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''cat /etc/ifconfig.epic0'''&lt;br /&gt;
 up media autoselect&lt;br /&gt;
 132.227.10.10 netmask 0xffffffe0&lt;br /&gt;
 inet6 2001:660:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64&lt;br /&gt;
 inet6 3ffe:304:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64 alias&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par défaut une machine NetBSD ne remplit pas la fonction de routeur. La valeur de la variable ip6mode dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de choisir le mode de fonctionnement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* routeur relayant les paquets (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=router&amp;lt;/tt&amp;gt;),&lt;br /&gt;
* hôte s'autoconfigurant (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=autohost&amp;lt;/tt&amp;gt;)&lt;br /&gt;
* hôte avec adresses IPv6 statiques (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=host&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mac OS==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A revoir complètement}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le support d'IPv6 dans MacOS est standard en MacOS X (10.3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;sysctl -a&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de vérifier le support IPv6 (Net.inet6). La définition des paramètres noyau liés à inet6 se fera alors comme un système BSD classique (cf. &amp;lt;tt&amp;gt;man sysctl&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de profiter du support IPv6, une collection d'outils de base peut être récupérée à l'adresse ftp://morth.nu/darwin/.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une version modifiée du paquetage KAME (version stable 20000425) pourra également être téléchargée afin de recompiler ses propres outils (tcpdump,...). De plus, un certain nombre d'utilitaires ont été portés pour IPv6 au sein du projet GNU-Darwin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cisco==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux exemples qui suivent montrent une configuration avec et sans VLAN 802.1Q. La première ligne (ipv6 unicast routing) est une commande globale nécessaire pour activer le routage IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6 unicast routing&lt;br /&gt;
 interface FastEthernet1.1&lt;br /&gt;
     encapsulation dot1Q 3&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.2.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F9A:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
 interface GigabitEthernet2/0&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.24.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F80:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;show IPv6 interface&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de voir la configuration d'une Interface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 #sh ipv6 interface  &lt;br /&gt;
 GigabitEthernet0/0 is up, line protocol is up&lt;br /&gt;
   IPv6 is enabled, link-local address is FE80::219:56FF:FE49:8E98 &lt;br /&gt;
   Description: &lt;br /&gt;
   Global unicast address(es):&lt;br /&gt;
     2001:8db:3300:1009:38:0:6:5173, subnet is 2001:660:7300:1009::/64 &lt;br /&gt;
     2001:8db:3301:3855::2, subnet is 2001:660:7301:3855::/64 &lt;br /&gt;
   Joined group address(es):&lt;br /&gt;
     FF02::1&lt;br /&gt;
     FF02::2&lt;br /&gt;
     FF02::9&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF00:2&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF06:5173&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF49:8E98&lt;br /&gt;
   MTU is 1500 bytes&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut voir que le routeur a une adresse Lien-Local configurée a partir de l'adresse MAC de l'interface et deux adresses globales dont l'identifiant d'interface est défini manuellement. En conséquence, il s'est enregistré a trois groupes de multicast sollicité et appartient a 3 groupes de multicast (1: équipements sur le lien, 2: routeurs sur le lien, 9: RIP).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4637</id>
		<title>AdressageBis-MeO</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-MeO&amp;diff=4637"/>
				<updated>2010-02-27T09:40:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Windows XP/Vista/Seven */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Mises en oeuvre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Windows XP/Vista/Seven==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, la commande ipconfig permet de connaître les paramètres des interfaces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:windows_cmd1.png|thumb|right|400px|''Commande ipconfig'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi sur cette exemple, l'interface vers le réseau local possède plusieurs adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
* une adresse lien-local : &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::3977:3fff:6900:27c9%12&amp;lt;/tt&amp;gt;. Cette adresse contient la portée qui indique que l'interface sur ce système possède le numéro 12.&lt;br /&gt;
* une adresse globale permanente :&amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:3977:3fff:6900:27c9&amp;lt;/tt&amp;gt; qui sera utilisée par les applications serveur tournant sur cette machine. Sous Vista et Seven, la partie identifiant d'interface est aléatoire comme dans cet exemple, tandis que sous XP, l'identifiant d'interface dérive de l'adresse MAC.&lt;br /&gt;
* une adresse globale temporaire: &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210:383e:7601:455f:1e3f&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les deux adresses globales partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2001:8db:7307:6210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;netsh&amp;lt;/tt&amp;gt; pour accéder aux configuration des interfaces et modifier les configurations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour enlever la configuration automatique des adresses à partir des annonces de routeur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 C:&amp;gt;'''netsh'''&lt;br /&gt;
 netsh&amp;gt;'''interface ipv6'''&lt;br /&gt;
 netsh interface ipv6&amp;gt; '''set interface LAN routerdiscovery=disabled'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(merci à Denis Fondras pour cette information)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Mettre plus de commande netsh}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Linux==&lt;br /&gt;
Le listing suivant donne la configuration des interfaces d'une machine sous Unix.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ifconfig -au'''&lt;br /&gt;
 vr0: flags=8843&amp;lt;UP,BROADCAST,RUNNING,SIMPLEX,MULTICAST&amp;gt; mtu 1500&lt;br /&gt;
    inet 192.108.119.159 netmask 0xffffff80 broadcast 192.108.119.255&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::250:baff:febe:712%vr0 prefixlen 64 scopeid 0x1&lt;br /&gt;
    inet6 2001:660:7301:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    inet6 2001:688:1f99:1:250:baff:febe:712 prefixlen 64 autoconf&lt;br /&gt;
    ether 00:50:ba:be:07:12&lt;br /&gt;
    media: Ethernet autoselect (10baseT/UTP)&lt;br /&gt;
    status: active&lt;br /&gt;
 lo0: flags=8049&amp;lt;UP,LOOPBACK,RUNNING,MULTICAST&amp;gt; mtu 16384&lt;br /&gt;
    inet 127.0.0.1 netmask 0xff000000&lt;br /&gt;
    inet6 ::1 prefixlen 128&lt;br /&gt;
    inet6 fe80::1%lo0 prefixlen 64 scopeid 0x3&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface Ethernet &amp;lt;tt&amp;gt;vr0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède une adresse IPv4 et trois adresses IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La première adresse correspond à l'[[Lien-local|adresse lien-local]]. On retrouve l'identifiant d'interface qui suit le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;. A noter que l'on retrouve les octets de l'adresse MAC, sauf pour le premier octet qui est à &amp;lt;tt&amp;gt;02&amp;lt;/tt&amp;gt; au lieu de &amp;lt;tt&amp;gt;00&amp;lt;/tt&amp;gt; suite à l'inversion du bit «universel/local». &amp;lt;br&amp;gt;A noter que la portée de l'adresse est indiquée par la chaîne de caractère &amp;lt;tt&amp;gt;%vr0&amp;lt;/tt&amp;gt;. La valeur scopeid indiquée à la fin de la ligne donne le numéro cette interface.&lt;br /&gt;
* Les deux autres adresses correspondent à des adresses globales dont les préfixes ont éte attribués par deux opérateurs différents (la machine est sur un réseau multi-domicilié) :&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;2001&amp;lt;/tt&amp;gt; : une adresse unicast globale attribuée par les autorités régionales (cf. [[Unicast Global|Familles d'adressage]]),&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;660&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le préfixe attibué par RIPE-NCC au réseau Renater et &amp;lt;tt&amp;gt;688&amp;lt;/tt&amp;gt; à France Télécom&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;7301&amp;lt;/tt&amp;gt; est attribué par Renater à Télécom-Bretagne et &amp;lt;tt&amp;gt;1f99&amp;lt;/tt&amp;gt; par France Télécom,&lt;br /&gt;
** &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; : est le numéro du réseau, pour ces deux préfixes, à l'intérieur de l'ENST Bretagne. Il n'est pas nécessaire d'attribuer le même identifiant de sous-réseaux pour les deux préfixes, mais cela est préférable pour des raisons de commodité d'administration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface de &amp;lt;tt&amp;gt;lo0&amp;lt;/tt&amp;gt; possède les adresses de loopback pour IPv4 et IPv6 (&amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Distributions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses distributions de Linux existent. Debian, RedHat, Mandrake, Suse en sont quelques unes parmi les plus connues. Une distribution Linux est constituée du noyau Linux proprement dit, et d'un ensemble de programmes (essentiellement d'origine GNU ou BSD) utilisant des librairies. D'une manière générale, pour qu'une distribution Linux fonctionne en IPv6, il faut qu'elle intègre un noyau, des librairies, des scripts de configuration et des applications supportant IPv6. Bien que dérivant de noyaux et d'outils de même origine, chaque distribution a ses particularités. Le programme d'installation est différent, et chaque société ou organisme maintenant cette distribution fait le choix d'intégrer -ou non- des programmes différents en fonction du public visé. Il est donc impossible, dans ce chapitre, de particulariser pour chaque distribution. On donne ici des remarques générales, et on développera l'exemple de RedHat/FedoraCore. Pour les autres distributions, la documentation (ou une recherche sur le Web) permet de trouver les adaptations nécessaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La souche IPv6 est intégrée officiellement au noyau depuis les versions 2.2, mais ces noyaux étaient incomplets et non conformes aux RFC. Les noyaux 2.4 sont plus corrects, mais eux aussi présentent quelques lacunes. Les noyaux 2.6 sont donc préférables ; ils intègrent un partie des développements du projet japonais USAGI, en particulier la sécurité (IPsec). Il faut aussi un noyau compilé avec l'option IPv6 (dans le noyau ou en module). Ce type de noyau est en général disponible dans tous les distributions (au moins comme paquetage optionnel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les applications, quand à elles, doivent utiliser une librairie C supportant IPv6. La GNU Libc 2 intègre correctement le support IPv6 à partir de la version 2.2 de la Glibc. Aussi, il est important d'utiliser une distribution Linux qui réponde à ces critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le cas des distributions récentes, par exemple Debian (version Woody ou supérieure), RedHat ≥ = 7.1, Mandrake ≥ = 8.0. Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Linux RedHat et FedoraCore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux RedHat et FedoraCore proposent IPv6 en standard depuis la version RedHat 7.1. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (sauf RPC et NFS). Pour le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), il suffit de valider à l'installation. On peut modifier l'activation de IPv6 en définissant à ''yes'' ou à ''no'' la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network&amp;lt;/tt&amp;gt;. Notons que dans les dernières versions de FedoraCore, la génération d'adresses autoconfigurées est active par défaut ; toutefois les scripts de configuration IPv6 ne seront pas appelés si la variable &amp;lt;tt&amp;gt;NETWORKING_IPV6&amp;lt;/tt&amp;gt; n'est pas validée, et la configuration risque donc d'être incomplète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et &amp;lt;tt&amp;gt;netstat&amp;lt;/tt&amp;gt; ou &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre les informations nécessaires dans le fichier de configuration de l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-ethX&amp;lt;/tt&amp;gt;. Les variables à définir sont &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6INIT&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6_AUTOCONF&amp;lt;/tt&amp;gt;, &amp;lt;tt&amp;gt;IPV6ADDR&amp;lt;/tt&amp;gt;. Toutes les variables utiles sont documentées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/sysconfig/network-scripts/init.ipv6&amp;lt;/tt&amp;gt;. Par exemple voici comment définir une adresse statique sur une interface :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 IPV6INIT=YES&lt;br /&gt;
 IPV6_AUTOCONF=no&lt;br /&gt;
 IPV6ADDR=2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est aussi possible d'ajouter une adresse IPv6 explicitement grace à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ifconfig eth0 inet6 add 2001:6ff:10:1::1000/64&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout de la route par défaut correspondante se fait comment en IPv4 à l'aide de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 route -A inet6 add default gw 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre soluton consiste à utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; du pakcage iproute2. Iproute2 est une collection d'utilitaires permettant de contrôler divers aspects réseau sous Linux. Iproute2 et sa commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; visent à remplacer les commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt; jugées obsolètes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ajout d'une adresse IP en utilisant la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; se fait de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 addr add 2001:6ff:10:1::1000/64 dev eth0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette commande est strictement équivalente à la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt; utilisée précédemment. Tout comme pour ifconfig, il est aussi possible d'utiliser la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ip&amp;lt;/tt&amp;gt; pour remplacer la commande &amp;lt;tt&amp;gt;route&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip -6 route add default via 2001:6ff:10:1::ffff&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration Automatique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment lancer NDP et visualiser les adresses et les tables de routage}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==BSD==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe de nombreux systèmes dérivés de BSD : BSD/OS, FreeBSD, NetBSD, OpenBSD, MAC OS X,... IPv6 est disponible sur ces systèmes depuis très longtemps, plusieurs implémentations ont existé. Aujourd'hui la plupart de ces systèmes proposent IPv6 en standard, en utilisant un code dérivé d'une même souche (KAME). On se concentrera ici sur FreeBSD et NetBSD, mais les mises en ?uvre sur les autres systèmes sont proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===FreeBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FreeBSD propose IPv6 en standard depuis la version 4.0. La bibliothèque &amp;lt;tt&amp;gt;libc&amp;lt;/tt&amp;gt; et la plupart des applications supportent IPv6 (RPC et NFS seulement à partir de FreeBSD 5). Dans le cas le plus simple (machine utilisant l'autoconfiguration sans état), les menus d'installation système proposent de configurer IPv6, il suffit de répondre à la question de configuration d'une interface en IPv6. Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut rappeler le programme de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/stand/sysinstall&amp;lt;/tt&amp;gt; pour reconfigurer les interfaces. On peut aussi configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; sert à définir la plupart des variables de configuration d'une machine FreeBSD. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier de référence &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_enable=YES&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour vérifier que IPv6 fonctionne correctement, on dispose des commandes &amp;lt;tt&amp;gt;ping6&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;traceroute6&amp;lt;/tt&amp;gt; pour tester l'accessibilité d'une machine, et netstat pour visualiser les tables de routage, et de connexions actives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple pour tester la connectivité IPv6 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''/usr/sbin/traceroute6 www6.ipv6.imag.fr'''&lt;br /&gt;
 traceroute6 to www6.ipv6.imag.fr (2001:660:181:1::50) from &lt;br /&gt;
 2001:660:282:5:2b0:d0ff:fe3b:e565, 30   hops max, 12 byte packets&lt;br /&gt;
 1 2001:660:282:5:200:c0ff:fee4:caa0 22.234 ms 0.993 ms 0.919 ms&lt;br /&gt;
 2 pallas.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 3.81 ms * 3.684 ms&lt;br /&gt;
 3 horace.ipv6.rennes.enst-bretagne.fr 7.93 ms * 15.773 ms&lt;br /&gt;
 4 2001:660:80:4002::1 14.876 ms * 14.941 ms&lt;br /&gt;
 5 2001:660:80:4004::2 22.877 ms * 22.835 ms&lt;br /&gt;
 6 luna-v6.ipv6.imag.fr 50.509 ms 46.267 ms 46.148 ms&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande suivante montre les interfaces activées en IPv6. Il existe un tunnel IPv4 dans IPv6 &amp;lt;tt&amp;gt;gif0&amp;lt;/tt&amp;gt;, et l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;xl0&amp;lt;/tt&amp;gt; a deux adresses IPv6 globales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''netstat -inf inet6'''&lt;br /&gt;
 Name Mtu Network Address Ipkts Ierrs Opkts Oerrs Coll&lt;br /&gt;
 xl0 1500 &amp;lt;Link#1&amp;gt; 00:b0:d0:3b:e5:65 82186 0 74502 0 0&lt;br /&gt;
 xl0 1500 193.52.74 193.52.74.217 58006 - 72342 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 fe80:1::2b0 fe80:1::2b0:d0ff: 70 - 2131 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 2001:660:28 2001:660:282:5:2b 1388 - 0 - -&lt;br /&gt;
 xl0 1500 3ffe:305:10 3ffe:305:1002:5:2 467 - 0 - -&lt;br /&gt;
 lp0* 1500 &amp;lt;Link#2&amp;gt; 0 0 0 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 &amp;lt;Link#3&amp;gt; 279 0 388 0 0&lt;br /&gt;
 gif0 1280 fe80:3::2b0 fe80:3::2b0:d0ff: 0 - 0 - -&lt;br /&gt;
 gif0 1280 192.108.119.1 192.108.119.195 279 - 386 - -&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt;, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires. Les variables à définir ont pour nom &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; (une seule adresse) ou &amp;lt;tt&amp;gt;ipv6_ifconfig_IFX_aliasY&amp;lt;/tt&amp;gt; (&amp;lt;tt&amp;gt;Y&amp;lt;/tt&amp;gt; entier de 0 à N-1 si &amp;lt;tt&amp;gt;IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; a N adresses IPv6). La syntaxe est celle des arguments de la commande &amp;lt;tt&amp;gt;ifconfig&amp;lt;/tt&amp;gt;. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Ainsi les lignes suivantes ajoutées dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; configurent deux adresses IPv6 sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;fxp0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias0=&amp;quot;3ffe:3ff:92:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
 ipv6_ifconfig_fxp0_alias1=&amp;quot;2001:6ff:43:55:a00:20ff:fe8e:f324 prefixlen 64&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans l'exemple suivant, issue d'une machine BSD :&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::1%lo0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ping6: sendmsg: No route to host&lt;br /&gt;
 ping6: wrote fe80::200:c0ff:fee4:caa0 16 chars, ret=-1&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 0 packets received, 100% packet loss&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La station est incapable de déterminer l'interface de sortie, par contre si l'on utilise la même adresse de destination en précisant l'interface de sortie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;gt;'''ping6 fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0'''&lt;br /&gt;
 PING6 fe80::2b0:d0ff:fe3b:e565%xl0 --&amp;gt; fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=0 hlim=255 time=1 ms&lt;br /&gt;
 16 bytes from fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0, icmp_seq=1 hlim=255 time=1.067 ms&lt;br /&gt;
 ^C&lt;br /&gt;
 --- fe80::200:c0ff:fee4:caa0%xl0 ping6 statistics ---&lt;br /&gt;
 2 packets transmitted, 2 packets received, 0% packet loss&lt;br /&gt;
 round-trip min/avg/max = 1/1.033/1.067 ms&lt;br /&gt;
 &amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
on obtient le résultat attendu. La portée sera également utilisée avec les adresses multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===NetBSD===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NetBSD propose IPv6 en standard depuis la version 1.5. La plupart des applications sont portées pour IPv6, y compris RPC et NFS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a pas activé IPv6 à l'installation, on peut le configurer «à la main» en éditant le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; définit la plupart des variables de configuration. Les valeurs par défaut (et les commentaires) sont dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/default/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; (à ne pas modifier).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour activer manuellement IPv6 sur une machine NetBSD dans le cas le plus simple (autoconfiguration sans état), il suffit d'ajouter dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; la ligne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ip6mode=autohost&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 sera disponible au prochain reboot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Configuration manuelle====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour configurer des adresses IPv6 de manière statique sur une interface de nom IFX, il suffit de mettre dans le fichier de configuration &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/ifconfig.IFX&amp;lt;/tt&amp;gt; les informations nécessaires, selon la syntaxe des arguments de la commande ifconfig. L'adresse lien-local est toujours générée automatiquement et ne doit pas être positionnée de cette manière. Par exemple les deux dernières lignes du fichier suivant définissent 2 adresses sur l'interface &amp;lt;tt&amp;gt;epic0&amp;lt;/tt&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;gt; '''cat /etc/ifconfig.epic0'''&lt;br /&gt;
 up media autoselect&lt;br /&gt;
 132.227.10.10 netmask 0xffffffe0&lt;br /&gt;
 inet6 2001:660:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64&lt;br /&gt;
 inet6 3ffe:304:282:1:260:97ff:fe41:6143 prefixlen 64 alias&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par défaut une machine NetBSD ne remplit pas la fonction de routeur. La valeur de la variable ip6mode dans le fichier &amp;lt;tt&amp;gt;/etc/rc.conf&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de choisir le mode de fonctionnement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* routeur relayant les paquets (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=router&amp;lt;/tt&amp;gt;),&lt;br /&gt;
* hôte s'autoconfigurant (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=autohost&amp;lt;/tt&amp;gt;)&lt;br /&gt;
* hôte avec adresses IPv6 statiques (&amp;lt;tt&amp;gt;ip6mode=host&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mac OS==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A revoir complètement}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le support d'IPv6 dans MacOS est standard en MacOS X (10.3).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;sysctl -a&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de vérifier le support IPv6 (Net.inet6). La définition des paramètres noyau liés à inet6 se fera alors comme un système BSD classique (cf. &amp;lt;tt&amp;gt;man sysctl&amp;lt;/tt&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de profiter du support IPv6, une collection d'outils de base peut être récupérée à l'adresse ftp://morth.nu/darwin/.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une version modifiée du paquetage KAME (version stable 20000425) pourra également être téléchargée afin de recompiler ses propres outils (tcpdump,...). De plus, un certain nombre d'utilitaires ont été portés pour IPv6 au sein du projet GNU-Darwin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cisco==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux exemples qui suivent montrent une configuration avec et sans VLAN 802.1Q. La première ligne (ipv6 unicast routing) est une commande globale nécessaire pour activer le routage IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 ipv6 unicast routing&lt;br /&gt;
 interface FastEthernet1.1&lt;br /&gt;
     encapsulation dot1Q 3&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.2.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F9A:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
 interface GigabitEthernet2/0&lt;br /&gt;
     ip address 192.168.24.1 255.255.255.0&lt;br /&gt;
     ipv6 address 2001:8db:1F80:24::1/64&lt;br /&gt;
 !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commande &amp;lt;tt&amp;gt;show IPv6 interface&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de voir la configuration d'une Interface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 #sh ipv6 interface  &lt;br /&gt;
 GigabitEthernet0/0 is up, line protocol is up&lt;br /&gt;
   IPv6 is enabled, link-local address is FE80::219:56FF:FE49:8E98 &lt;br /&gt;
   Description: &lt;br /&gt;
   Global unicast address(es):&lt;br /&gt;
     2001:8db:3300:1009:38:0:6:5173, subnet is 2001:660:7300:1009::/64 &lt;br /&gt;
     2001:8db:3301:3855::2, subnet is 2001:660:7301:3855::/64 &lt;br /&gt;
   Joined group address(es):&lt;br /&gt;
     FF02::1&lt;br /&gt;
     FF02::2&lt;br /&gt;
     FF02::9&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF00:2&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF06:5173&lt;br /&gt;
     FF02::1:FF49:8E98&lt;br /&gt;
   MTU is 1500 bytes&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut voir que le routeur a une adresse Lien-Local configurée a partir de l'adresse MAC de l'interface et deux adresses globales dont l'identifiant d'interface est défini manuellement. En conséquence, il s'est enregistré a trois groupes de multicast sollicité et appartient a 3 groupes de multicast (1: équipements sur le lien, 2: routeurs sur le lien, 9: RIP).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Suivi|AdressageBis-Fondamentaux|Aspects Fondamentaux de l'Adressage|AdressageBis-Questions|Questions Ouvertes}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4636</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4636"/>
				<updated>2010-02-27T09:37:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Adressage Multicast Sollicité */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire l'Internet IPv6. Il décrit également la manière de constituer une adresse IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes réseau IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner le préfixe réseau avec l'identifiant de l'interface en une seule notation. Ainsi cette adresse IPV6  &lt;br /&gt;
&amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
indique que le préfixe réseau est constitué par les 64 premiers bits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais en vérité des adresses logiques ou concises peuvent être constituées au moyen de règles strictes. Ces règles favorisent grandement la manipulation et la mémorisation des adresses comme nous verrons par la suite (cf Adressage global)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le type d'adresse définit la cardinalité de la communication: à combien de destinataire doit être remis le paquet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier de ces types désigne de manière unique une interface. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une destination sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet c'est à dire qu'un paquet comportant une adresse de destination avec une portée locale sera ignoré et éliminé par un routeur de l'Internet. La portée d'une adresse indique en faite la limite de la propriété d'unicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast. En effet, l'adresse de broadcast peut être émulée avec une adresse multicast en constituant un groupe qui comporte tous les noeuds. De plus, l'absence de broadcast évite les problèmes de saturation des réseaux locaux commutés. Ainsi un réseau IPV6 passe mieux en terme de facteur d'échelle sur ce type de réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement.  Le contrôle de la durée de chaque état d'une adresse valide est effectué en ajoutant une durée de vie à l'état préféré.&lt;br /&gt;
La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisés, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiants d'interface manuels pour les serveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stables dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. Ce dernier pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés importants par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|À noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui « menacerait la vie privée », il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état « déprécié » et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y ont recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Portée et portée|Il ne faut pas confondre la portée d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la portée d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directement liés à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies dans la RFC 2373 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF02::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF03::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| FF04::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|  FF05::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargé de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicité&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicité&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0/104&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celles dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4635</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4635"/>
				<updated>2010-02-27T09:31:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Adresses Multicast */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire l'Internet IPv6. Il décrit également la manière de constituer une adresse IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes réseau IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner le préfixe réseau avec l'identifiant de l'interface en une seule notation. Ainsi cette adresse IPV6  &lt;br /&gt;
&amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
indique que le préfixe réseau est constitué par les 64 premiers bits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais en vérité des adresses logiques ou concises peuvent être constituées au moyen de règles strictes. Ces règles favorisent grandement la manipulation et la mémorisation des adresses comme nous verrons par la suite (cf Adressage global)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le type d'adresse définit la cardinalité de la communication: à combien de destinataire doit être remis le paquet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier de ces types désigne de manière unique une interface. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une destination sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet c'est à dire qu'un paquet comportant une adresse de destination avec une portée locale sera ignoré et éliminé par un routeur de l'Internet. La portée d'une adresse indique en faite la limite de la propriété d'unicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast. En effet, l'adresse de broadcast peut être émulée avec une adresse multicast en constituant un groupe qui comporte tous les noeuds. De plus, l'absence de broadcast évite les problèmes de saturation des réseaux locaux commutés. Ainsi un réseau IPV6 passe mieux en terme de facteur d'échelle sur ce type de réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement.  Le contrôle de la durée de chaque état d'une adresse valide est effectué en ajoutant une durée de vie à l'état préféré.&lt;br /&gt;
La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisés, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiants d'interface manuels pour les serveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stables dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. Ce dernier pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés importants par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|À noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui « menacerait la vie privée », il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état « déprécié » et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y ont recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Portée et portée|Il ne faut pas confondre la portée d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la portée d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directement liés à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies dans la RFC 2373 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF02::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF03::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| FF04::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|  FF05::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargé de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicité&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicité&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celles dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4634</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4634"/>
				<updated>2010-02-27T09:19:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Cryptographique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire l'Internet IPv6. Il décrit également la manière de constituer une adresse IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes réseau IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner le préfixe réseau avec l'identifiant de l'interface en une seule notation. Ainsi cette adresse IPV6  &lt;br /&gt;
&amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
indique que le préfixe réseau est constitué par les 64 premiers bits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais en vérité des adresses logiques ou concises peuvent être constituées au moyen de règles strictes. Ces règles favorisent grandement la manipulation et la mémorisation des adresses comme nous verrons par la suite (cf Adressage global)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le type d'adresse définit la cardinalité de la communication: à combien de destinataire doit être remis le paquet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier de ces types désigne de manière unique une interface. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une destination sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet c'est à dire qu'un paquet comportant une adresse de destination avec une portée locale sera ignoré et éliminé par un routeur de l'Internet. La portée d'une adresse indique en faite la limite de la propriété d'unicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast. En effet, l'adresse de broadcast peut être émulée avec une adresse multicast en constituant un groupe qui comporte tous les noeuds. De plus, l'absence de broadcast évite les problèmes de saturation des réseaux locaux commutés. Ainsi un réseau IPV6 passe mieux en terme de facteur d'échelle sur ce type de réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement.  Le contrôle de la durée de chaque état d'une adresse valide est effectué en ajoutant une durée de vie à l'état préféré.&lt;br /&gt;
La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisés, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiants d'interface manuels pour les serveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stables dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. Ce dernier pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés importants par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|À noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui « menacerait la vie privée », il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état « déprécié » et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y ont recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF02::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF03::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| FF04::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|  FF05::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4633</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4633"/>
				<updated>2010-02-27T09:18:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Valeur aléatoire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire l'Internet IPv6. Il décrit également la manière de constituer une adresse IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes réseau IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner le préfixe réseau avec l'identifiant de l'interface en une seule notation. Ainsi cette adresse IPV6  &lt;br /&gt;
&amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
indique que le préfixe réseau est constitué par les 64 premiers bits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais en vérité des adresses logiques ou concises peuvent être constituées au moyen de règles strictes. Ces règles favorisent grandement la manipulation et la mémorisation des adresses comme nous verrons par la suite (cf Adressage global)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le type d'adresse définit la cardinalité de la communication: à combien de destinataire doit être remis le paquet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier de ces types désigne de manière unique une interface. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une destination sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet c'est à dire qu'un paquet comportant une adresse de destination avec une portée locale sera ignoré et éliminé par un routeur de l'Internet. La portée d'une adresse indique en faite la limite de la propriété d'unicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast. En effet, l'adresse de broadcast peut être émulée avec une adresse multicast en constituant un groupe qui comporte tous les noeuds. De plus, l'absence de broadcast évite les problèmes de saturation des réseaux locaux commutés. Ainsi un réseau IPV6 passe mieux en terme de facteur d'échelle sur ce type de réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement.  Le contrôle de la durée de chaque état d'une adresse valide est effectué en ajoutant une durée de vie à l'état préféré.&lt;br /&gt;
La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisés, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiants d'interface manuels pour les serveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stables dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. Ce dernier pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés importants par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|À noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui « menacerait la vie privée », il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état « déprécié » et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF02::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF03::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| FF04::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|  FF05::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4632</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4632"/>
				<updated>2010-02-27T09:12:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Cas Particuliers */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire l'Internet IPv6. Il décrit également la manière de constituer une adresse IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes réseau IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner le préfixe réseau avec l'identifiant de l'interface en une seule notation. Ainsi cette adresse IPV6  &lt;br /&gt;
&amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
indique que le préfixe réseau est constitué par les 64 premiers bits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais en vérité des adresses logiques ou concises peuvent être constituées au moyen de règles strictes. Ces règles favorisent grandement la manipulation et la mémorisation des adresses comme nous verrons par la suite (cf Adressage global)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le type d'adresse définit la cardinalité de la communication: à combien de destinataire doit être remis le paquet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier de ces types désigne de manière unique une interface. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une destination sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet c'est à dire qu'un paquet comportant une adresse de destination avec une portée locale sera ignoré et éliminé par un routeur de l'Internet. La portée d'une adresse indique en faite la limite de la propriété d'unicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast. En effet, l'adresse de broadcast peut être émulée avec une adresse multicast en constituant un groupe qui comporte tous les noeuds. De plus, l'absence de broadcast évite les problèmes de saturation des réseaux locaux commutés. Ainsi un réseau IPV6 passe mieux en terme de facteur d'échelle sur ce type de réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement.  Le contrôle de la durée de chaque état d'une adresse valide est effectué en ajoutant une durée de vie à l'état préféré.&lt;br /&gt;
La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisés, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiants d'interface manuels pour les serveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stables dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. Ce dernier pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés importants par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|À noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui «menacerait la vie privée», il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état «déprécié» et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF02::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF03::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| FF04::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|  FF05::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4631</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4631"/>
				<updated>2010-02-27T09:09:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Dérivé de l'adresse de l'interface */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire l'Internet IPv6. Il décrit également la manière de constituer une adresse IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes réseau IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner le préfixe réseau avec l'identifiant de l'interface en une seule notation. Ainsi cette adresse IPV6  &lt;br /&gt;
&amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
indique que le préfixe réseau est constitué par les 64 premiers bits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais en vérité des adresses logiques ou concises peuvent être constituées au moyen de règles strictes. Ces règles favorisent grandement la manipulation et la mémorisation des adresses comme nous verrons par la suite (cf Adressage global)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le type d'adresse définit la cardinalité de la communication: à combien de destinataire doit être remis le paquet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier de ces types désigne de manière unique une interface. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une destination sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet c'est à dire qu'un paquet comportant une adresse de destination avec une portée locale sera ignoré et éliminé par un routeur de l'Internet. La portée d'une adresse indique en faite la limite de la propriété d'unicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast. En effet, l'adresse de broadcast peut être émulée avec une adresse multicast en constituant un groupe qui comporte tous les noeuds. De plus, l'absence de broadcast évite les problèmes de saturation des réseaux locaux commutés. Ainsi un réseau IPV6 passe mieux en terme de facteur d'échelle sur ce type de réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement.  Le contrôle de la durée de chaque état d'une adresse valide est effectué en ajoutant une durée de vie à l'état préféré.&lt;br /&gt;
La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisés, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiants d'interface manuels pour les serveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stables dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. Ce dernier pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés importants par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|A noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui «menacerait la vie privée», il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état «déprécié» et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF02::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF03::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| FF04::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|  FF05::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4630</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4630"/>
				<updated>2010-02-27T09:06:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Manuel */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre présente les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire l'Internet IPv6. Il décrit également la manière de constituer une adresse IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes réseau IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner le préfixe réseau avec l'identifiant de l'interface en une seule notation. Ainsi cette adresse IPV6  &lt;br /&gt;
&amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
indique que le préfixe réseau est constitué par les 64 premiers bits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais en vérité des adresses logiques ou concises peuvent être constituées au moyen de règles strictes. Ces règles favorisent grandement la manipulation et la mémorisation des adresses comme nous verrons par la suite (cf Adressage global)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le type d'adresse définit la cardinalité de la communication: à combien de destinataire doit être remis le paquet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier de ces types désigne de manière unique une interface. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une destination sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet c'est à dire qu'un paquet comportant une adresse de destination avec une portée locale sera ignoré et éliminé par un routeur de l'Internet. La portée d'une adresse indique en faite la limite de la propriété d'unicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast. En effet, l'adresse de broadcast peut être émulée avec une adresse multicast en constituant un groupe qui comporte tous les noeuds. De plus, l'absence de broadcast évite les problèmes de saturation des réseaux locaux commutés. Ainsi un réseau IPV6 passe mieux en terme de facteur d'échelle sur ce type de réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement.  Le contrôle de la durée de chaque état d'une adresse valide est effectué en ajoutant une durée de vie à l'état préféré.&lt;br /&gt;
La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisés, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiant d'interface manuel pour les serveur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stable dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. il pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés important par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|A noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui «menacerait la vie privée», il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état «déprécié» et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF02::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| FF03::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| FF04::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|  FF05::C || UPnP [http://http://www.upnp.org/download/Annex%20A%20-%20IPv6.doc]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4603</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4603"/>
				<updated>2010-02-21T22:31:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Adressage global : plan d'adressage agrégé */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre passe en revue les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire les réseaux de tests et opérationnels. Il décrit également la manière de calculer les identifiants d'interface utilisé par plusieurs types d'adresses (voir également [[Supports de transmission]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner l'adresse d'une interface et la longueur du préfixe réseau associé en une seule notation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais leur attribution répond à des règles strictes, ce qui favorise leur mémorisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le premier de ces types désigne une interface unique. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une machine sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast qui saturent moins un réseau local constitué de commutateurs. L'absence de broadcast augmente la résistance au facteur d'échelle d'IPv6 dans les réseaux commutés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement. À la durée de vie de validité d'une adresse, il est également associé une durée de vie pour son état préféré. La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codée sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codée sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient chacun abriter 320 opérateurs de la taille de FT, chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveurs pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveaux de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées à la gestion de ces sous-réseaux pour la partie de droite. À titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront prises dans cet espace;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau Wi-Fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire comme par exemple des machines branchées sur un même réseau Ethernet, des machines reliées par une connexion PPP, ou des extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre nœuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d'interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ ''prochain routeur'' est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresses (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même nœud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique;&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement défini facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure;&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation;&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité;&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site;&lt;br /&gt;
* Aucune différence pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que défini dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant ; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisé, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interace. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiant d'interface manuel pour les serveur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stable dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. il pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés important par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|A noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui «menacerait la vie privée», il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état «déprécié» et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4602</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4602"/>
				<updated>2010-02-21T22:15:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Durée de vie des adresses */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre passe en revue les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire les réseaux de tests et opérationnels. Il décrit également la manière de calculer les identifiants d'interface utilisé par plusieurs types d'adresses (voir également [[Supports de transmission]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner l'adresse d'une interface et la longueur du préfixe réseau associé en une seule notation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais leur attribution répond à des règles strictes, ce qui favorise leur mémorisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le premier de ces types désigne une interface unique. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une machine sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast qui saturent moins un réseau local constitué de commutateurs. L'absence de broadcast augmente la résistance au facteur d'échelle d'IPv6 dans les réseaux commutés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situe vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement. À la durée de vie de validité d'une adresse, il est également associé une durée de vie pour son état préféré. La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codé sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codé sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient abritrer 320 opérateurs de taille de FT. Chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveur pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveau de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées pour à la gestion de ces sous-réseau pour la partie de droite. A titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront pris dans cet espace,&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau wi-fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés,&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire : par exemple machines branchées sur un même Ethernet, machines reliées par une connexion PPP, ou extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre noeuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d&amp;quot;interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent pas à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ prochain routeur est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresse (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même noeud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique.&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement définit facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure.&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation.&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité.&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site.&lt;br /&gt;
* Aucune différences pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que définit dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant ; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisé, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interace. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiant d'interface manuel pour les serveur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stable dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. il pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés important par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|A noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui «menacerait la vie privée», il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état «déprécié» et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4601</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4601"/>
				<updated>2010-02-21T21:57:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Structuration de 'identifiant d'interface (IID) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre passe en revue les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire les réseaux de tests et opérationnels. Il décrit également la manière de calculer les identifiants d'interface utilisé par plusieurs types d'adresses (voir également [[Supports de transmission]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner l'adresse d'une interface et la longueur du préfixe réseau associé en une seule notation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais leur attribution répond à des règles strictes, ce qui favorise leur mémorisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le premier de ces types désigne une interface unique. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une machine sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast qui saturent moins un réseau local constitué de commutateurs. L'absence de broadcast augmente la résistance au facteur d'échelle d'IPv6 dans les réseaux commutés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situent vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement. À la durée de vie de validité d'un adresse, il est également associé une durée de vie pour son état préféré. La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codé sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codé sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient abritrer 320 opérateurs de taille de FT. Chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveur pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveau de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées pour à la gestion de ces sous-réseau pour la partie de droite. A titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront pris dans cet espace,&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau wi-fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés,&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire : par exemple machines branchées sur un même Ethernet, machines reliées par une connexion PPP, ou extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre noeuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d&amp;quot;interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent pas à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ prochain routeur est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresse (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même noeud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique.&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement définit facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure.&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation.&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité.&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site.&lt;br /&gt;
* Aucune différences pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que définit dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de l'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant ; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisé, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interace. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiant d'interface manuel pour les serveur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stable dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. il pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés important par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|A noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui «menacerait la vie privée», il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état «déprécié» et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4600</id>
		<title>AdressageBis-Fondamentaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://livre.g6.asso.fr/index.php?title=AdressageBis-Fondamentaux&amp;diff=4600"/>
				<updated>2010-02-21T21:55:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fgabut: /* Représentation des adresses */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le format et la représentation des adresses sont les modifications les plus visibles pour l'utilisateur expérimenté et l'ingénieur réseau dans cette nouvelle version du protocole. En effet la taille de l'adresse reste fixe mais passe de 32 à 128 bits. Même si les principes sont fortement similaires à ceux employés dans IPv4, cet adressage apparaît à première vue beaucoup plus complexe. Il est intéressant d'en comprendre le principe et les règles d'attribution avant d'aborder les aspects protocolaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre passe en revue les différents types d'adresses. Il explique en détail le plan d'adressage agrégé qui a été retenu pour construire les réseaux de tests et opérationnels. Il décrit également la manière de calculer les identifiants d'interface utilisé par plusieurs types d'adresses (voir également [[Supports de transmission]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Aspects fondamentaux de l'adressage IPv6= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;lt;div id=&amp;quot;representation&amp;quot;&amp;gt;Représentation des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation textuelle d'une adresse IPv6 se fait en découpant le mot de 128 bits de l'adresse en 8 mots de 16 bits séparés par le caractère «:», chacun d'eux étant représenté en hexadécimal. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:0000:0000:0400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un champ, il n'est pas nécessaire d'écrire les zéros placés en tête :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:0:0:400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre plusieurs champs nuls consécutifs peuvent être abrégés par «::». Ainsi l'adresse précédente peut s'écrire comme suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8::400:A987:6543:210F&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, pour éviter toute ambiguïté, l'abréviation «::» ne peut apparaître qu'une fois au plus dans une adresse. Les cas extrêmes sont l'adresse indéfinie (utilisée pour désigner les routes par défaut) à tous les bits à zéro et qui se note de manière compacte :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et l'adresse de bouclage (loopback), équivalent du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;127/8&amp;lt;/tt&amp;gt; dont tous les bits sont à zéro sauf le dernier et qui s'écrit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation des préfixes IPv6 est similaire à la notation CIDR RFC 1519 utilisée pour les préfixes IPv4. Un préfixe IPv6 est donc représenté par la notation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adresse-ipv6/longueur-du-préfixe-en-bits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les formes abrégées avec «::» sont autorisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:0DB8:7654:3210:0000:0000:0000:0000/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210:0:0:0:0/64&lt;br /&gt;
 2001:DB8:7654:3210::/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul piège de cette notation vient des longueurs de préfixes qui ne sont pas en frontière de «:». Ainsi le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:3::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; équivaut en réalité à &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0000::/56&amp;lt;/tt&amp;gt; car il s'écrit &amp;lt;tt&amp;gt;3EDC:BA98:7654:0003::/56&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut combiner l'adresse d'une interface et la longueur du préfixe réseau associé en une seule notation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:7654:3210:945:1321:ABA8:F4E2/64&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations peuvent apparaître beaucoup plus complexes qu'avec IPv4, mais leur attribution répond à des règles strictes, ce qui favorise leur mémorisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, une adresse (voire plusieurs adresses) IPv4 peut être contenue dans une adresse IPv6. Pour les faire resortir, la notation classique d'IPv4 peut être utilisée au sein d'une adresse IPv6. Ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;::128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
représente une adresse IPv6 composée de 96 bits à 0 suivis des 32 bits de l'adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;128.12.13.14&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est pourtant parfois nécessaire de manipuler littéralement des adresses IPv6. Le caractère &amp;quot;:&amp;quot; utilisé pour séparer les mots peut créer des ambiguïtés. C'est le cas avec les URL où il est aussi utilisé pour indiquer le numéro de port. Ainsi l'URL&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://2001:DB8:12::1:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
peut aussi bien indiquer le port 8000 sur la machine ayant l'adresse IPv6 2001:DB8:12::1, que la machine 2001:DB8:12::1:8000 en utilisant le port par défaut. Pour lever cette ambiguïté, le RFC 2732 propose d'inclure l'adresse IPv6 entre &amp;quot;[ ]&amp;quot;. L'adresse précédente s'écrirait :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1]:8000/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;http://[2001:DB8:12::1:8000]/&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
suivant les cas. Cette représentation peut être étendue à d'autres domaines comme X-window ou au protocole de signalisation téléphonique SIP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Type des adresses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 reconnaît trois types d'adresses : unicast, multicast et anycast. Le premier de ces types désigne une interface unique. Un paquet envoyé à une telle adresse, sera donc remis à l'interface ainsi identifiée. Parmi les adresses unicast, on peut distinguer celles qui auront une portée globale, c'est-à-dire désignant sans ambiguïté une machine sur le réseau Internet et celles qui auront une portée locale (lien ou site). Ces dernières ne pourront pas être routées sur l'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse de type multicast désigne un groupe d'interfaces qui en général appartiennent à des noeuds différents pouvant être situés n'importe où dans l'Internet. Lorsqu'un paquet a pour destination une adresse de type multicast, il est acheminé par le réseau à toutes les interfaces membres de ce groupe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter qu'il n'y a plus d'adresses de type broadcast comme sous IPv4 ; elles sont remplacées par des adresses de type multicast qui saturent moins un réseau local constitué de commutateurs. L'absence de broadcast augmente la résistance au facteur d'échelle d'IPv6 dans les réseaux commutés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier type, anycast, est une officialisation de propositions faites pour IPv4 RFC 1546. Comme dans le cas du multicast, une adresse de type anycast désigne un groupe d'interfaces, la différence étant que lorsqu'un paquet a pour destination une telle adresse, il est acheminé à un des éléments du groupe et non pas à tous. C'est, par exemple, le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage. Cet adressage est principalement expérimental, voir [[Anycast|Adresses anycast]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains types d'adresses sont caractérisés par leur préfixe RFC 3513. Le tableau suivant (source : http://www.iana.org/assignments/ipv6-address-space) donne la liste de ces préfixes. La plage «réservée» du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;0::/8&amp;lt;/tt&amp;gt; est utilisée pour les adresses spéciales (adresse indéterminée, de bouclage, mappée, compatible). On notera que plus de 70% de l'espace disponible n'a pas été alloué, ce qui permet de conserver toute latitude pour l'avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Préfixe IPv6!!Allouer!!Référence  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0000::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Autres types d'adresses|Réservé pour la transition et loopback]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0100::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0200::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex [[Autres types d'adresses#Les adresses NSAP|NSAP]])||RFC 4048 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0400::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé (ex IPX)||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;0800::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;1000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;2000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Unicast Global]]||RFC 3513 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;4000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;6000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;8000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;A000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;C000::/3&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;E000::/4&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F000::/5&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;F800::/6&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Site-local#ula|Unique Local Unicast]]||RFC 4193&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE00::/9&amp;lt;/tt&amp;gt; ||Réservé||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||[[Lien-local]]||RFC 3513&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FEC0::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;||Réservé||RFC 3879&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;||Multicast||RFC 3513&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une interface possèdera généralement plusieurs adresses IPv6. En IPv4 ce comportement est exceptionnel, il est banalisé en IPv6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Durée de vie des adresses ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|A déplacer dans Découverte de voisins}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
IPv6 généralisant le plan d'adressage CIDR, les préfixes restent dans tous les cas la propriété des opérateurs. Il ne peuvent plus être attribués &amp;quot;à vie&amp;quot; aux équipements. Pour faciliter la renumérotation d'une machine l'attribution d'une adresse à une interface est faite temporairement, les adresses IPv6 ne sont pas données mais prêtées. Une durée de vie est associée à l'adresse qui indique le temps pendant lequel l'adresse appartient à l'interface. Quand la durée de vie est épuisée, l'adresse devient invalide, elle est supprimée de l'interface et devient potentiellement assignable à une autre interface. Une adresse invalide ne doit jamais être utilisée comme adresse dans des communications. La valeur par défaut de la durée de vie d'une adresse est de 30 jours, mais cette durée peut être prolongée, ou portée à l'infini. L'adresse lien-local a une durée de vie illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;États successifs d'une adresse sur une interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [thick, -&amp;gt;] (0,2) -- (9.5,2);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (1,4) node [above=10pt] {\tiny{allocation}}-- (1,2);&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2) node [rectangle, minimum width=1cm, minimum height=1cm, fill, left color=black!10,  right color=black!20, draw=black, above right]  (tentative) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (tentative.south east) node [rectangle, minimum width=3cm, minimum height=1cm, fill, left color=green,  right color=green!50, draw=black, above right]  (preferred) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (preferred.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, left color=orange , right color=orange!50!red, draw=black, above right]  (deprecated) {}; &lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.south east) node [rectangle, minimum width=2cm, minimum height=1cm, fill, color=red, draw=black, above right]  (novalid) {}; &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (tentative.text) node {\tiny{Tentative}};&lt;br /&gt;
	\draw (preferred.text) node {\tiny{Preferred}};&lt;br /&gt;
	\draw (deprecated.text) node {\tiny{Deprecated}};&lt;br /&gt;
	\draw (novalid.text) node {\tiny{Invalid}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (tentative.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (preferred.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (deprecated.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	\draw [dotted] (novalid.south west) -- +(0, -1);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]tentative.south west) -- node [above] {\tiny{DAD}} ([yshift=-0.5cm] preferred.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw [dashed, &amp;lt;-&amp;gt;] ([yshift=-0.5cm]preferred.south west) -- node [above] {\tiny{Valid}} ([yshift=-0.5cm] novalid.south west) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La renumérotation d'une interface d'une machine consiste à passer d'une adresse à une autre. Lors d'une renumérotation, il n'est pas souhaitable de changer brusquement d'adresse, sinon toutes les communications TCP, qui l'utilisent comme identificateur de connexion, seraient immédiatement coupées. Ceci entraînerait des perturbations importantes au niveau des applications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter cette transition, un mécanisme d'obsolescence est donc mis en place pour invalider progressivement une adresse. Ce mécanisme s'appuie sur la capacité d'affectation de plusieurs adresses valides à une même interface. Ensuite pour effectuer le choix de l'adresse à utiliser, un état est associé. Il indique dans quelle phase de sa durée de vie une adresse se situent vis à vis de l'interface. Le premier de ces états est qualifié de préféré : l'utilisation n'est aucunement restreinte. Peu avant son invalidation l'adresse passe dans un état de déprécié. Dans cet état, l'utilisation de l'adresse est déconseillée, mais pas interdite. L'adresse dépréciée ne doit plus être utilisée comme adresse de source pour les nouvelles communications (comme l'établissement de connexion TCP). Par contre l'adresse dépréciée peut encore servir d'adresse de source dans le cas des communications existantes. Les paquets reçus à une adresse dépréciée continuent à être remis normalement. À la durée de vie de validité d'un adresse, il est également associé une durée de vie pour son état préféré. La figure '''États successifs d'une adresse sur une interface''' représente les différents états que prend une adresse lorsqu'elle est allouée à une interface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Adressage global : plan d'adressage agrégé =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce plan, proposée dans le RFC 3587, précise la structure d'adressage IPv6 définie dans le RFC 3513 en précisant les tailles de chacun des blocs. Il est géré de la même manière que CIDR en IPv4. Une adresse intègre trois niveaux de hiérarchie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Globales&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0.0, 0) rectangle (11.5,7);  &lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,6); &lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
%	\draw  (0, 6.6) node [right] {Global Unicast Address:}; &lt;br /&gt;
	     &lt;br /&gt;
	\draw (0,5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tt{001}};&lt;br /&gt;
	\draw (1,5) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Global Prefix};&lt;br /&gt;
	\draw (4,5) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.5, 5.7) node {\tiny{3}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 5.7) node {\tiny{45}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 5.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 5.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 4.20) -- (4, 4.20) node [below, midway] {\tiny{&lt;br /&gt;
               \ifthenelse{\equal{francais}{true}}{Topologie Publique}{public topology}}&lt;br /&gt;
        } node [below = 8pt, midway] {\tiny{given by the provider}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4, 4.20) -- (5.5, 4.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{assigned by network engineer}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 4.20) -- (10.3, 4.20) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto or manual configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une topologie publique (appelée '''Global Prefix''') codé sur 48 bits, allouée par le fournisseur d'accès;&lt;br /&gt;
* une topologie de site codé sur 16 bits (appelée '''Subnet ID'''). Ce champ permet de coder les numéros de sous réseau du site;&lt;br /&gt;
* un [[identifiant d'interface]] sur 64 bits (appelé '''Interface ID''') distinguant les différentes machines sur le lien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration du prefixe global (GP)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Appréhender les tailles|France Télécom a obtenu du RIPE-NCC un &amp;lt;tt&amp;gt;/19&amp;lt;/tt&amp;gt;. Si l'on enlève les troix premiers bits &amp;lt;tt&amp;gt;001&amp;lt;/tt&amp;gt; désignant le plan d'adressage, il est donc possible d'avoir 2&amp;lt;sup&amp;gt;16&amp;lt;/sup&amp;gt; opérateurs. Sachant qu'il y a 192 pays à l'ONU, ils pourraient abritrer 320 opérateurs de taille de FT. Chacun pouvant attribuer jusqu'à 2&amp;lt;sup&amp;gt;29&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;tt&amp;gt;/48&amp;lt;/tt&amp;gt;, soit 536 870 912 sites}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A part le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;2002::&amp;lt;/tt&amp;gt; qui est est réservé au mécanisme de transition [[6to4]], cet espace est géré hierarchiquement comme pour IPv4. L'IANA délègue aux 5 autorités régionales ([http://www.iana.org/numbers/ RIR]) des préfixes actuellement de longueur 12 (cf. http://www.iana.org/assignments/ipv6-unicast-address-assignments) qui les redistribuent aux ISP de leur région. Suivant leur taille, les opérateurs reçoivent un préfixe plus ou moins long. Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ donne en temps réel les allocations de préfixes par région, opérateur et pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est maintenant admis que le préfixe attribué par un opérateur à ses clients peut également être un &amp;lt;tt&amp;gt;/56&amp;lt;/tt&amp;gt;. En effet, si l'on garde l'attribution de préfixe de longueur 48 pour les sites terminaux, et que l'on intègre les réseaux domotiques, les opérateurs peuvent justifier d'un besoin important d'adresses que les autorités régionales ne peuvent leur refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ToDo|Ajouter comment obtenir un préfixe auprès de RIPE-NCC}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Structuration de l'identifiant de sous-réseau (SID)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'existe pas de règles pour allouer les identificateurs de sous-réseau au sein d'un site. Plusieurs techniques (non exclusives) peuvent être utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* numéroter de manière incrémentale les sous-réseaux: 0001, 0002, ... Cette technique est simple a mettre en œuvre dans des réseaux expérimentaux, mais elle peut conduire à un plan d'adressage à plat difficile à mémoriser. Elle peut être utilisée par exemple pour un sous-réseau dédié aux serveur pour simplifier l'écriture et la mémorisation des adresses.&lt;br /&gt;
* utiliser le numéro de VLAN. Elle permet d'éviter de mémoriser plusieurs niveau de numérotation.&lt;br /&gt;
* séparer les types de réseaux et utiliser les chiffres de gauche pour les désigner. Cette technique permet de faciliter les règles de filtrage, tout en utilisant des règles appropriées pour à la gestion de ces sous-réseau pour la partie de droite. A titre d'exemple, le tableau suivant contient le plan de numérotation d'une université localisée sur plusieurs sites prenant en compte les différentes communautés d'utilisateurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Communauté !! 4bits  !! width=&amp;quot;50%&amp;quot;|8bits !! 4bits &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Infrastructure || 0  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tests || 1  || colspan=2 | valeurs spécifiques &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Tunnels || 6 || colspan=2 | allocation de /60 aux utilisateurs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invités Wi-Fi || 8  || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Personnels || A  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Etudiants || E  || Entité || Sous-Réseaux &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
| Autres (Start up, etc.) || F || colspan=2 | valeurs spécifiques&lt;br /&gt;
|+ Affectation des SID dans une université&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le préfixe: &lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour la création de l'infrastructure, donc en particulier les adresses des interfaces des routeurs seront pris dans cet espace,&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:8000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau wi-fi des invités. La manière dont sont gérés les 12 bits restants du SID ne sont pas spécifiés,&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:E000::/52&amp;lt;/tt&amp;gt; servira pour le réseau des étudiants. L'entité représente la localisation géographique du campus. Dans chacun de ces campus, il sera possible d'avoir jusqu'à 16 sous-réseaux différents pour cette communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Adressage local : adresses lien-local ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les adresses de type lien-local (''link local use address'') sont des adresses dont la validité est restreinte à un lien, c'est-à-dire l'ensemble de interfaces directement connectées sans routeur intermédiaire : par exemple machines branchées sur un même Ethernet, machines reliées par une connexion PPP, ou extrémités d'un tunnel. Les adresses lien-local sont configurées automatiquement à l'initialisation de l'interface et permettent la communication entre noeuds voisins. L'adresse est obtenue en concaténant le préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FE80::/64&amp;lt;/tt&amp;gt; aux 64 bits de l'[[Identifiant d'interface|identifiant d'interface]]. L'identifiant d&amp;quot;interface est généralement basé sur l'adresse MAC. Cela ne pose pas de problème de respect de le vie privée car, contrairement aux adresses globales, les adresses lien-local ne sortent jamais du réseau où elles sont utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Adresses Lien-local&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3) node [right] {Link-Local Address:};       &lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FE80};    &lt;br /&gt;
	\draw (1.5,1.5) node [right, draw, minimum width=4cm, minimum height=1cm] {0...0};	  &lt;br /&gt;
	\draw (5.5,1.5) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.2) node {\tiny{10}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.2) node {\tiny{54}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.2) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 0.8) -- (10.3, 0.8) node [below, midway] {\tiny{link address}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{auto-configuration}} ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces adresses sont utilisées par les protocoles de configuration d'adresse globale, de découverte de voisins (''neighbor discovery'') et de découverte de routeurs (''router discovery''). Ce sont de nouveaux dispositifs, le premier supplantant en particulier le protocole ARP (''Address Resolution Protocol''), qui permettent pas à un réseau local de se configurer automatiquement (voir [[Découverte de voisins]]). Elles sont également largement utilisées par les protocoles de routage soit pour l'échange de données (cf. RIPng, OSPFv3), soit dans les tables de routage puisque le champ prochain routeur est toujours un équipement directement accessible sur le lien.&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Unicité sur le lien|Les adresses lien-local sont uniques à l'intérieur d'un lien. Le protocole de détection de duplication d'adresse (voir [[Configuration automatique#DAD|Détection d'adresse dupliquée]]) permet de s'en assurer. Par contre la duplication d'une adresse lien-local entre deux liens différents, ou entre deux interfaces d'un même noeud est autorisée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un routeur ne doit en aucun cas retransmettre un paquet ayant pour adresse source ou destination une adresse de type lien-local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que ces adresses aient une portée très faible les limite dans la pratique au cas où un démarrage automatique (''bootstrap'') est nécessaire. Leur usage ne doit pas être généralisé dans les applications classiques en régime stabilisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Portée de l'adresse (''scoped address'') ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une adresse lien-local (ou multicast) n'indique pas intrinsèquement l'interface de sortie, puisque toutes les interfaces partagent le même préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;fe80::/10&amp;lt;/tt&amp;gt;. Il faut donc indiquer de manière explicite sur quelle interface doivent être émis les paquets. Sur certains systèmes d'exploitation (BSD, Mac OS, Windows), il est possible de la spécifier en ajoutant à la fin de l'adresse le nom de l'interface voulue, précédé du caractère &amp;quot;%&amp;quot;. Sous Linux, un argument, généralement &amp;lt;tt&amp;gt;-I&amp;lt;/tt&amp;gt; permet de la désigner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Unique Local Address===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RFC 4193 définit un nouveau format d'adresse unicast : les adresses uniques locales (ULA : ''Unique Local Address''). Ces adresses sont destinées à une utilisation locale. Elles ne sont pas définies pour être routées dans l'Internet, mais seulement au sein d'une zone limitée telle qu'un site ou entre un nombre limité de sites. Les adresses uniques locales ont les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Prefixe ''globalement'' unique.&lt;br /&gt;
* Préfixe clairement définit facilitant le filtrage sur les routeurs de bordure.&lt;br /&gt;
* Permet l'interconnexion de sites sans générer de conflit d'adresse et sans nécessiter de renumérotation.&lt;br /&gt;
* Indépendantes des fournisseurs d'accès à l'Internet et ne nécessitent donc pas de connectivité.&lt;br /&gt;
* Pas de conflit en cas de routage par erreur en dehors d'un site.&lt;br /&gt;
* Aucune différences pour les applications, qui peuvent les considérer comme des adresses globales unicast standard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Unique Local Addresses&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 0) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,3); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Unique Local IPv6 Unicast Addresses:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1.5cm, minimum height=1cm] {FD};&lt;br /&gt;
	\draw (1.5,2) node [right, draw, shade, top color = green, minimum width=3cm, minimum height=1cm] {Random Value};&lt;br /&gt;
	\draw (4.5,2) node [right, draw, shade, top color = blue, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {SID};&lt;br /&gt;
	\draw (5.5,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=4.8cm, minimum height=1cm] {Interface ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0.7, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.7, 2.7) node {\tiny{40}};&lt;br /&gt;
	\draw (4.7, 2.7) node {\tiny{16}};&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.7) node {\tiny{64}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (0, 1.20) -- (4.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{private topology}} node [below = 8pt, midway] {\tiny{Not Routable in the Internet}} ;&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (4.5, 1.20) -- (5.5, 1.20) node [below, midway] {\tiny{local topology}};&lt;br /&gt;
	\draw [snake=brace, mirror snake] (5.5, 1.20) -- (10.3, 1.20) node [below, midway] {\tiny{link address}}  ;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses uniques locales sont créées en utilisant un identifiant global (''Global ID'') généré pseudo-aléatoirement. Ces adresses suivent le format suivant :&lt;br /&gt;
&amp;lt;!-- [[image:CS15.gif]] --&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Prefix&amp;lt;/tt&amp;gt; (7 bits) : &amp;lt;tt&amp;gt;FC00::/7&amp;lt;/tt&amp;gt; préfixe identifiant les adresses IPv6 locales (''ULA'')&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;L&amp;lt;/tt&amp;gt; (1 bit) : Positionné à 1, le préfixe est assigné localement. La valeur 0 est réservée pour une utilisation future.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Global ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (40 bits) : Identifiant global utilisé pour la création d'un préfixe ''unique'' (''Globally Unique Prefix'').&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Subnet ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (16 bits) : Identifiant d'un sous réseau à l'intérieur du site.&lt;br /&gt;
* &amp;lt;tt&amp;gt;Interface ID&amp;lt;/tt&amp;gt; (64 bits) : L'indentifiant d'interface tel que définit dans [[Identifiant d'interface]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le site http://www.sixxs.net/tools/grh/ula/ permet de créer et d'enregistrer son adresse ULA à partir d'une adresse MAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Structuration de 'identifiant d'interface (IID) =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si initialement pour des raisons d'auto-configuration, l'identifiant d'interface devait toujours être dérivé de l'adresse de niveau 2, c'est de moins en moins le cas. Il existe plusieurs méthodes pour construire cette valeur de 64 bits: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* manuelle,&lt;br /&gt;
* basée sur l'adresse de niveau 2 de l'interface,&lt;br /&gt;
* aléatoire,&lt;br /&gt;
* cryptographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Manuel ==&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Le resolveur DNS|Le résolveur DNS est le cas le plus flagrant ; chaque machine sur le réseau doit être configurée avec l'adresse IPv6 du serveur DNS. En cas de changement de carte réseau, l'ensemble des machines du domaine devront être reconfigurées. Si l'on ne souhaite pas  utiliser des protocoles de configuration automatique de type DHCPv6, il est préférable d'attribuer au résolveur DNS une adresse manuelle.}}&lt;br /&gt;
Pour les serveurs les plus utilisé, il est préférable d'assigner manuellement des adresses aux interfaces, car dans ce cas l'adresse IPv6 est facilement mémorisable, et le serveur peut être accessible même si le DNS n'est pas actif.&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs techniques plus ou moins mnémotechniques :&lt;br /&gt;
* incrémenter l'identifiant d'interface à chaque nouveau serveur créé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::1&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::2&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
 ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre le dernier octet de l'adresse IPv4 comme identifiant d'interace. Par exemple si un serveur a comme adresse IPv4 &amp;lt;tt&amp;gt;192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;, son adresse IPv6 sera :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::7B&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
ou plus simplement&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* reprendre l'adresse IPv4 comme identifiant d'interface, bien que cela ait l'inconvénient de conduire à des adresses plus longues à taper :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &amp;lt;tt&amp;gt;2001:DB8:1234:1::192.0.2.123&amp;lt;/tt&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dérivé de l'adresse de l'interface==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'avantage d'utiliser une adresse de niveau 2 pour construire un identifiant d'interface est que l'unicité de cette valeur est presque toujours assurée. En plus, cette valeur est stable tant que la carte réseau de la machine n'est pas changée. Par contre, ces valeurs sont difficilement mémorisables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses lien-local sont construites en utilisant ce type d'identifiant. Par contre pour les adresses globales, il est conseillé de ne les utiliser que pour les machines client et de préférer les identifiant d'interface manuel pour les serveur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces identifiants d'interface étant stable dans le temps, à chaque fois qu'un individu change de réseau, il change de préfixe, mais garde le même identifiant d'interface. il pourrait donc servir à tracer les déplacements d'un individu. Le risque est faible, car les cookies mis en place par les serveurs web sont bien plus efficaces, mais ils ne s'agit plus d'un problème réseau. Autre désavantage, comme les adresses MAC contiennent l'identification du matériel, il est possible d'indiquer à l'exterieur du réseau quel type de materiel est utilisé et donner des indications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces inconvénients sont jugés important par l'entreprise, l'identifiant d'interface pour les adresses globales peut être généré aléatoirement.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== EUI-64 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{u}g}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'IEEE a défini un identificateur global à 64 bits (format EUI-64) pour les réseaux IEEE 1394 (firewire) ou IEEE 802.15.4 (réseau de capteurs) qui vise une utilisation dans le domaine de la domotique. L'IEEE décrit les règles qui permettent de passer d'un identifiant MAC codé sur 48 bits à un EUI-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs méthodes pour construire l'identifiant :&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Ordre de transmission|L'ordre des bits ne doit pas porter à confusion. Dans la représentation numérique des valeurs, le premier bit transmis est le bit de poids faible, c'est-à-dire le bit de droite. Ainsi sur le support physique le bit &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt;, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; puis les bits suivants sont transmis. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une machine ou une interface possède un identificateur global IEEE EUI-64, celui-ci a la structure décrite figure Identificateur global IEEE EUI-64. &lt;br /&gt;
: Les 24 premiers bits de l'EUI-64, comme pour les adresses MAC IEEE 802, identifient le constructeur et les 40 autres bits identifient le numéro de série (les adresses MAC IEEE 802 n'en utilisaient que 24). Les 2 bits &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (septième bit du premier octet) et &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (huitième bit du premier octet) ont une signification spéciale :&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (Universel) vaut &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; si l'identifiant EUI-64 est universel,&lt;br /&gt;
:* &amp;lt;tt&amp;gt;g&amp;lt;/tt&amp;gt; (Groupe) indique si l'adresse est individuelle (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 0&amp;lt;/tt&amp;gt;), c'est-à-dire désigne un seul équipement sur le réseau, ou de groupe (&amp;lt;tt&amp;gt;g = 1&amp;lt;/tt&amp;gt;), par exemple une adresse de multicast.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=5cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
* L'identifiant d'interface à 64 bits est dérivé de l'EUI-64 en inversant le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; (cf. figure Identificateur d'interface dérivé d'une EUI-64). En effet, pour la construction des adresses IPv6, on a préféré utiliser &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; pour marquer l'unicité mondiale. Cette inversion de la sémantique du bit permet de garder la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; pour une numérotation manuelle, autorisant à numéroter simplement les interfaces locales à partir de &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MAC-48===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Transformation d'une adresse MAC en identifiant d'interface&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	 \clip (0, 1) rectangle (11,5);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (11,4); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;2-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (4, 4.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,4.5) node [right] {MAC-48};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6, 4.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_00}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 3)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 2.75)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 3)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (6,4.5) -- (6, 4) -- (5, 3.5) -- (5, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (6,4) -- (7, 3.5) -- (7, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (3, 4.5) -- (3, 4) -- (2, 3.5) -- (2, 3);&lt;br /&gt;
	\draw (9, 4.5) -- (9, 4) -- (10, 3.5) -- (10, 3);&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (5, 3)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,3) node [right] {EUI-64};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\only&amp;lt;3-&amp;gt; {&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{\_\_\_\_\_\_\alert{1}0}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3, 1.5)  node [right, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Vendor}};&lt;br /&gt;
	\draw (2, 1.25)  rectangle+(3, 0.5);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (7, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{Serial Number}};&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (5, 1.5)  node [right, draw, shade, top color = red!50, minimum width=2cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{0xFFFE}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2,3) -- (2, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (10,3) -- (10, 1.5);&lt;br /&gt;
	\draw (0,1.5) node [right] {IID};&lt;br /&gt;
	}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse MAC IEEE 802 à 48 bits universelle (cas des interfaces Ethernet ou Wi-Fi). L'adresse est tout d'abord convertie en EUI-64, puis le bit &amp;lt;tt&amp;gt;u&amp;lt;/tt&amp;gt; est mis à 1 comme dans le cas précédent. La figure ci-contre illustre ce processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cas Particuliers===&lt;br /&gt;
* Si une interface possède une adresse locale unique sur le lien, mais non universelle (par exemple le format d'adresse IEEE 802 sur 2 octets ou une adresse sur un réseau Appletalk), l'identifiant d'interface est construit à partir de cette adresse en rajoutant des 0 en tête pour atteindre 64 bits.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {{HorsTexte|Erreur de l'IETF|A noter que l'IETF s'est trompée quand elle a défini l'algorithme de conversion. En effet, l'ajout de la valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFE&amp;lt;/tt&amp;gt; concerne les EUI-48, c'est-à-dire des identifiants, alors qu'Ethernet utilise des MAC-48, c'est-à-dire des adresses (ils servent à transporter des trames vers le bon destinataire). La bonne valeur aurait été &amp;lt;tt&amp;gt;0xFFFF&amp;lt;/tt&amp;gt;. Mais cette erreur n'a aucune conséquence pour l'identification des équipements, elle n'a donc pas été corrigée par la suite.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Si une interface ne possède aucune adresse (par exemple l'interface utilisée pour les liaisons PPP), et si la machine n'a pas d'identifiant EUI-64, il n'y a pas de méthode unique pour créer un identifiant d'interface. La méthode conseillée est d'utiliser l'identifiant d'une autre interface si c'est possible (cas d'une autre interface qui a une adresse MAC), ou une configuration manuelle ou bien une génération aléatoire, avec le bit u positionné à 0. &amp;lt;br&amp;gt;S'il y a conflit (les deux extrémités ont choisi la même valeur), il sera détecté lors de l'initialisation de l'adresse lien-local de l'interface, et devra être résolu manuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur aléatoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identifiant d'interface basé sur des adresses MAC, comme indiqué précédemment, pourrait poser des problèmes pour la vie privée. Il identifie fortement la machine d'un utilisateur, qui même s'il se déplace de réseau en réseau garde ce même identifiant. Il serait alors possible de traquer un individu utilisant un portable, chez lui, au bureau, lors de ses déplacements. Ce problème est similaire à l'identificateur placé dans les processeurs Pentium III.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour couper court à toute menace de boycott d'un protocole qui «menacerait la vie privée», il a été proposé d'autres algorithmes de construction d'un identifiant d'interface basé sur des tirages aléatoires (voir RFC 3041). Un utilisateur particulièrement méfiant pourrait valider ces mécanismes. L'identifiant d'interface est soit choisi aléatoirement, soit construit par un algorithme comme MD5 à partir des valeurs précédentes, soit tiré au hasard si l'équipement ne peut pas mémoriser d'information entre deux démarrages. Périodiquement l'adresse est mise dans l'état «déprécié» et un nouvel identifiant d'interface est choisi. Les connexions déjà établies continuent d'utiliser l'ancienne valeur tandis que les nouvelles connexions utilisent la nouvelle adresse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette solution a été adoptée par Microsoft. Dans Windows XP, l'interface possède deux adresses IPv6 globale. La première a un identifiant d'interface dérivé de l'adresse MAC. Elle sert aux applications attendant des connexions sur la machine (i.e. les applications serveur). Cette adresse est stable et peut être publiée dans le DNS. La seconde possède un identifiant d'interface tiré aléatoirement. Elle est changée tous les jours et sert aux applications client. Dans Windows Vista, ce comportement est généralisé car l'identifiant d'interface de l'adresse permanente est également issu d'un tirage aléatoire. Cela permet d'éviter de donner la marque de la machine ou le type de carte contenu dans les premiers octets de l'identifiant d'interface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu pour que ces mécanismes aient un sens, il faut que l'équipement ne s'enregistre pas sous un même nom dans un serveur DNS inverse ou que l'enregistrement de cookies dans un navigateur Web pour identifier l'utilisateur soit impossible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contre partie, il est plus difficile à un administrateur réseau de filtrer les machines puisque celles-ci changent périodiquement d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cryptographique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Encore un sujet de recherche|L'usage de ces adresses n'est pas encore généralisé. Shim6 pour la gestion de la multi-domiciliation ou SEND pour sécuriser la découverte de voisins y on recours.}}&lt;br /&gt;
Si un identifiant aléatoire permet de rendre beaucoup plus anonyme la source du paquet, des propositions sont faites à l'IETF pour lier l'identifiant d'interface à la clé publique de l'émetteur du paquet. Le RFC 3972 définit le principe de création de l'identifiant d'interface (CGA : ''Cryptographic Generated Addresses'') à partir de la clé publique de la machine. Elles pourraient servir pour sécuriser les protocoles de découverte de voisins ou pour la gestion de la multi-domiciliation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Adresses Multicast=&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|porté et porté|Il ne faut pas confondre la porté d'une adresse link-local ou multicast qui désigne l'interface par laquelle sera émis le paquet et la porté d'un groupe multicast qui désigné l'étendue de la couverture}}&lt;br /&gt;
Cette section décrit brièvement le système d'adressage multicast IPv6 et ne s'intéresse qu'aux adresses utilisées localement par les protocoles directements lié à IPv6 (Découverte de voisins, DHCPv6,...). Pour plus de détails sur le multicast en général, se reporter au chapitre [[Multicast]]. La figure Structure de l'adresse IPv6 Multicast donne le format de l'adresse IPv6 de multicast décrite dans le RFC 3513.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Structure de l'adresse IPv6 Multicast&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 1) rectangle (11,4);&lt;br /&gt;
%	\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 ); &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
%	\draw (0, 3.6) node [right] {Generic Format:};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=2cm, minimum height=1cm] {FF}; &lt;br /&gt;
	\draw (2,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{\tt{xRPT}}};&lt;br /&gt;
	\draw (3,2) node [right, draw, shade, top color = yellow, minimum width=1cm, minimum height=1cm] {\tiny{scope}};&lt;br /&gt;
	\draw (4,2) node [right, draw, shade, top color = black!50, minimum width=6cm, minimum height=1cm] {Group ID};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (1, 2.7) node {\tiny{8}};&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (3.5, 2.7) node {\tiny{4}};&lt;br /&gt;
	\draw (7, 2.7) node {\tiny{112}};	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les adresses multicast IPv6 sont dérivées du préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;FF00::/8&amp;lt;/tt&amp;gt;. Le champ drapeaux de 4 bits est défini de la manière suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Seul le bit &amp;lt;tt&amp;gt;T&amp;lt;/tt&amp;gt; (comme ''Transient'') du champ drapeaux est initialement décrit dans le RFC 3513. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;0&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une adresse multicast bien connue gérée par une autorité. La valeur &amp;lt;tt&amp;gt;1&amp;lt;/tt&amp;gt; indique une valeur temporaire.&lt;br /&gt;
* Les bits &amp;lt;tt&amp;gt;P&amp;lt;/tt&amp;gt; et &amp;lt;tt&amp;gt;R&amp;lt;/tt&amp;gt; sont décrits dans le RFC 3306 et le draft Internet sur embedded-RP (RFC 3956).&lt;br /&gt;
* Le bit de poids fort du champ drapeaux n'est pas encore attribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ drapeaux permet de définir plusieurs types d'adresses multicast IPv6 qui seront décrits dans les sections suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le champ scope de l'adresse multicast IPv6 permet d'en limiter la portée (''scope'' en anglais). En IPv4, la portée d'un paquet est limitée par le champ TTL (''Time To Live''), de même des préfixes peuvent être définis pour identifier des adresses à portée réduite. Les valeurs suivantes sont définies :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1 - node-local : Les paquets ne sortent pas de la machine, cette adresse sert pour la communication entre les applications.&lt;br /&gt;
* 2 - link-local : La portée se limite au réseau local, les paquets ne peuvent pas traverser les routeurs multicast. Cette valeur est utilisée en particulier par le protocole de découverte des voisins.&lt;br /&gt;
* 3 - subnet-local : Ce type n'est pas officiellement défini, mais se retrouve dans certains documents. Il permet de faire la différence entre un lien physique et un lien logique (regroupement de plusieurs liens physiques) partageant le même préfixe IPv6. &lt;br /&gt;
* 4 - admin-local&lt;br /&gt;
* 5 - site-local&lt;br /&gt;
* 8 - organisation-local&lt;br /&gt;
* E - global&lt;br /&gt;
* Les portées 0 et F sont réservées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.iana.org/assignments/ipv6-multicast-addresses donne les adresses multicast définies. Le tableau ci-dessous liste les plus utilisées :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
!Adresse multicast !! usage&lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF01::1 ||  All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF01::2 ||    All Routers Address &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::1 ||    All Nodes Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::2 ||    All Routers Address    &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::5 ||    OSPFIGP &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::6  ||   OSPFIGP Designated Routers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF02::9  ||   RIP Routers  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF02::1:2 ||    All-dhcp-agents  &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF05::2  ||     All Routers Address  &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|   FF05::1:3  ||     All-dhcp-servers &lt;br /&gt;
|-style=&amp;quot;background:silver&amp;quot;&lt;br /&gt;
|   FF0X::101  ||  Network Time Protocol (NTP)   &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Adressage Multicast Sollicité==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IPv6 interdit l'utilisation de la diffusion généralisée (Broadcast) lorsque le Multicast est disponible. Ainsi les protocoles comme Neighbor Discovery, chargés de faire le lien entre les adresses IPv6 et les adresses MAC (à l'instar d'ARP en IPv4) doivent utiliser une adresse de Multicast. Pour être plus efficace, au lieu d'utiliser l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1&amp;lt;/tt&amp;gt; (tous les équipements sur le lien, l'utilisation des adresses de multicast sollicité permet de réduire considérablement le nombre d'équipements qui recevront la requête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;tikz title=&amp;quot;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
	\clip (0, 0) rectangle (10,4);&lt;br /&gt;
	%\draw[help lines] (0,0) grid (10,4 );&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (2, 3.75)  node (mac) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{01-02-03-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw (0, 2.75)  node (LL) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FE80::0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (4, 2.75)  node (GP) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=3cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP:0102:03FF:FE04:0506}}};&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (LL);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (mac) -- (GP);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (8, 2.75)  node (manuel) [right, draw, shade, top color = green!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{GP::1}}};&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 1.75)  node (MS1) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF04:0506}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (LL) -- (MS1);&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (GP) -- (MS1);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 1.75)  node (MS2) [right, draw, shade, top color = red!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{FF02::1:FF00:0001}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (manuel) -- (MS2);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	\draw (2.5, 0.75)  node (mac2) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-04-05-06}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS1) -- (mac2);&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	\draw (7.4, 0.75)  node (mac3) [right, draw, shade, top color = blue!80, minimum width=1cm, minimum height=0.5cm] {\tiny{\tt{33-33-FF-00-00-01}}};&lt;br /&gt;
	\draw [-&amp;gt;] (MS2) -- (mac3);&lt;br /&gt;
&amp;lt;/tikz&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure &amp;lt;i&amp;gt;Construction de l'adresse de Multicast sollicitée&amp;lt;/i&amp;gt; montre comment l'on passe d'une adresse IPv6 unicast à une adresse de multicast sollicité. Il s'agit de prendre les 3 derniers octets de l'adresse unicast que l'on concatène avec le préfixe IPv6 multicast &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00::/96&amp;lt;/tt&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'exemple, les deux adresses dérivant d'une adresse MAC conduisent à la même adresse de multicast sollicité, tandis que la configuration manuelle d'une interface conduit à la construction d'une autre adresse de multicast sollicité. On peut noter que le risque que deux machines sur un lien aient la même adresse de multicast sollicité est très faible. Pour celle dérivant d'une adresse MAC, il faudrait que les 3 derniers octets soient identiques, ce qui est impossible chez un même constructeur et la probabilité d'avoir, sur un même lien, des cartes de deux constructeurs différents se terminant par les mêmes 3 derniers octets est très faible. Pour la numérotation manuelle des interfaces, une machine ayant l'adresse &amp;lt;tt&amp;gt;GP:::&amp;lt;b&amp;gt;01&amp;lt;/b&amp;gt;00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt; conduirait à construire la même adresse de multicast sollicité &amp;lt;tt&amp;gt;FF02::1:FF00:0001&amp;lt;/tt&amp;gt;, mais cette numérotation manuelle des interfaces n'est pas logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{HorsTexte|Sollicitation des voisins|L'algorithme de découverte des adresses de niveau 3 des voisins (inclus dans Neighbor Discovery) fonctionne de la manière suivante. La machine qui recherche un voisin dont elle connait l'adresse IPv6, effectue l'algorithme décrit précédemment. Elle émet la requête en utilisant l'adresse MAC obtenue. Seule la machine qui possède cette adresse est abonnée à ce groupe, elle sera donc la seule à traiter la requête et à y répondre.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple se poursuit par la transformation de l'adresse de Multicast au niveau IPv6 en adresse de multicast de niveau 2. Elle est très spécifique à la technologie et à la manière dont est mis en œuvre le multicast au niveau 2. Pour les réseaux Ethernet (et dérivés comme le Wi-Fi), les 4 derniers octets de l'adresse multicast sollicité sont ajoutés au préfixe &amp;lt;tt&amp;gt;33-33&amp;lt;/tt&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Suivi| Introduction|Introduction | AdressageBis-MeO|Mises en Oeuvre}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fgabut</name></author>	</entry>

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